<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606</id><updated>2011-04-21T13:10:02.024-07:00</updated><title type='text'>Au tour du réel</title><subtitle type='html'>Saison 2</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>147</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-2103964818001369820</id><published>2007-08-16T09:21:00.000-07:00</published><updated>2007-09-05T04:03:29.383-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Retrouvez la suite d'&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Au tour du réel&lt;/span&gt; : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;http://autourdureel3.blogspot.com/&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Et désolé pour la petite erreur!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-2103964818001369820?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/2103964818001369820/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=2103964818001369820' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2103964818001369820'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2103964818001369820'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/08/retrouvez-la-suite-dautour-du-rel.html' title=''/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-3083729028132703982</id><published>2007-07-17T07:34:00.000-07:00</published><updated>2007-08-16T14:18:40.873-07:00</updated><title type='text'>L'ombre et la folie</title><content type='html'>Lire et relire Nietzsche et constater que ce grand marginal sert d'étalon à l'époque contemporaine! Il est loin d'être certain que Nietzsche soit ce héros autant que héraut prophétique dont l'après-guerre aimerait chanter les vertus incomparables. Incompris de son vivant; déchiffré, interprété, commenté à foison par ceux qui pouvaient enfin l'entendre et l'admirer à sa juste valeur... On peut être visionnaire de haut vol et empreint de dangerosité. Si Nietzsche est un stimulant fécond, il n'en demeure pas moins qu'il est aussi un aiguillon destructeur et vicié. Il est facile de s'extasier, comme le font tous les commentateurs verbeux, ceux qui n'ont pas beaucoup vécu, ou si peu, et qui, en bons élèves du système, identifient le rebelle au héros, le Nieztsche dynamiteur de la morale et fondateur des nouvelles valeurs. Je ne vois pas bien en quoi Nietzsche a été un bâtisseur. Un destructeur, sans aucun doute. Un sardonique et génial trublion qui est survenu à une période troublée, entre la fin du monothéisme et l'attente des nouvelles formes de divin et de religiosité. Pour annoncer la fin d'une époque, Nietzsche ne présage en rien de la suite. C'est là sa grandeur et sa limite. Ce n'est pas un hasard si Nietzsche fut repris (et récupéré de manière scandaleuse) tant par les nazis que par les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;postmodernes&lt;/span&gt;. Chacune de ces écoles étaient d'essence destructrice et avait bien senti quel usage fécond elle pourrait faire d'un penseur miné par la maladie et le nihilisme. Le nihilisme, venons-y. Il est frappant de constater que Nietzsche a annoncé, avec une prescience stupéfiante, le nihilisme contemporain et que c'est pour cette raison qu'il est célébré par tous les penseurs contemporains, qui ne se rendent pas compte que les savantes arguties qu'ils déploient pour glorifier leur aîné ne parviennent pas à masquer le fondement essentiel : Deleuze, Derrida, Foucault, tous sont des nihilistes qui le sont d'autant plus qu'ils se réclament des ors contraires (avec un luxe de jargon superfétatoire et pompeux caractéristique de la vanité et du néant). J'ajoute à cette liste Clément Rosset, dont le nihilisme est heureusement tempéré par son ontologie tautologique. Le plus perspicace lecteur de Nietzsche que je connaisse, René Girard, et certainement pas Heidegger, qui n'était pas nihiliste, mais estimait que seul le culte de la violence était en mesure de nous prémunir du nihilisme contemporain, Girard a bien compris que la démarche essentielle de Nietzsche revenait à opposer Dionysos au Christ. Nietzsche était persuadé que la figure tutélaire du Christ menait l'humanité à sa perte et que le meilleur rempart contre cette déchéance tenait dans l'évocation de Dionysos. Malheureusement, le projet de Nietzsche a abouti à une impasse. En convoquant Dionysos contre le Christ, il ne fait jamais qu'appeler l'ancien totalitarisme et son système de bouc émissaire contre le décryptage de la violence qu'annonce la crucifixion et la Passion. Il est très curieux et très ironique que Nieztsche, pour prévenir le nihilisme dont il redoutait l'avènement, ait précisément fait le choix qui garantissait sa réalisation. Rien n'est plus fallacieux et dément que d'appeler au retour de Dionysos contre le Christ. Rien n'est plus réactionnaire et erroné. Pour toutes ces raisons, Nietzsche est l'emblème contemporaine en ce qu'il a préféré l'occultation de la violence (et le système atavique du bouc émissaire) à la considération des nouvelles formes de la violence. Incapable d'affronter les mutations effrayantes et effroyables qu'engendrait l'effondrement du monothéisme, il a préféré fuir et se cacher les yeux. Au lieu d'interroger la violence, il a prétendu revenir en arrière. Pitoyable dérobade et contre-sens effarant qui expliquent sa folie finale! Que tous les fous et les détraqués, nazis comme nihilistes post-modernes, laudateurs de la perversion et de la transgression se réclament de son oeuvre impressionnante et considérable ne saurait tromper. Nietzsche est ce penseur aussi puissant que trouble qui réhabilite la violence sans mesurer les conséquences ni la portée de son geste de défi. D'un côté, il cautionnait, même indirectement, les massacres du vingtième siècle, ce siècle de paix et de tolérance; de l'autre, il légitimait l'avènement d'un nihilisme de plus en plus débilitant, dont les incarnations sont de plus en plus veules, viles et inquiétantes. Le propre du nihilisme est d'accélérer le mouvement de son cercle vicieux. Le propre du nihilisme est de susciter l'éloge de la médiocrité comme grandeur. Le propre du nihilisme est de remplacer la création et la pensée par l'imitation et le commentaire sans cesse affadis. Aucun doute là-dessus, c'est bien le nihilisme qui nous meut et qui explique l'actuelle prédominance sur les esprits de l'ultralibéralisme et des idéologies du désespoir et de l'absurde. Il n'est pas certain que ce tableau offre de l'influence de Nieztsche sur sa postérité une représentation positive. Mais il serait temps de rompre avec la complaisance ébaubie que manifestent les élites envers leur maître à penser, comme de cesser de s'extasier devant la génialité en tant que génialité. Car le génie comprend ses propres abîmes et, dans le cas de Nietzsche, le gouffre qui l'a mené à l'effondrement contient le péril majeur qui menace l'humanité : sa propre destruction causée par ses méthodes ineptes, à l'instar de ces enfants qui cassent leur jouet ou de ces bûcherons qui scient la branche sur laquelle ils sont assis. Ce n'est pas Nieztsche qui nous sortira de l'ornière, il nous y a plutôt précipités. Heureusement que des natures vigoureuses et intrépides sauront démentir d'un coup l'asthénie de leur époque et les stupides incantations macabres. Après la réalisation du nihilisme, il est temps de sortir de l'âge de plomb!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-3083729028132703982?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/3083729028132703982/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=3083729028132703982' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/3083729028132703982'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/3083729028132703982'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/lombre-et-la-folie.html' title='L&apos;ombre et la folie'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-8940645004628095425</id><published>2007-07-16T13:22:00.000-07:00</published><updated>2007-07-17T06:54:51.149-07:00</updated><title type='text'>Pourquoi faire simple?</title><content type='html'>Il arrive aussi, et malheureusement, que l'excès de savoir tue le savoir, je veux dire la finalité du savoir, la réflexion et l'évaluation. Il ne s'agit bien entendu pas de dresser l'éloge de l'inculture et des ignares, à une époque où la sous-culture est promue culture futuriste et incomprise par les bobos béotiens. Tout juste est-il nécessaire de mettre en garde contre la tentation de certitude qu'autorise l'abondance de savoir. Pour autant, et pour user d'un paradoxe : plus tu sais - et moins tu en sais, au sens de : moins tu penses. Il arrive malheureusement trop souvent que l'érudition prenne la place de la réflexion, et avec la bénédiction des auditeurs. "Qu'est-ce qu'il est savant!" remplacerait aisément : "qu'est-ce qu'il pense original et profond!". Le risque est de diluer le jugement dans l'exercice hypertrophié de l'érudition, ce qu'encourage la mode galopante de l'académisme comme signe distinctif de la valeur et fondement ultime de toute production. C'est ainsi que la connaissance approfondie des inextricables formes d'extrêmes-droites est salutaire, si et seulement si elle n'interdit pas, par sa complexité abyssale, d'envisager ce que l'extrémisme de droite possède de commun, une partie de l'institutionnel fût-il de cet ordre. A l'heure actuelle, je m'inquiète, pour la pérennité de la démocratie :&lt;br /&gt;1) que de nombreux transfuges, même &lt;span style="font-style:italic;"&gt;évolutifs&lt;/span&gt;, d'Occident aient investi la droite démocratique en Occident.&lt;br /&gt;2) que la communauté de conception de cette droite décomplexée, néo-conservatrice, se trouve ensevelie et biaisée sous une montagne de considérations et de distinctions savantes.&lt;br /&gt;De la même manière que l'extrême-gauche présente des myriades de ramifications, y compris au sein du trotskisme français, les parcours des anciens d'Occident sont chacun originaux et dissemblables. Au-delà de certains truismes, il serait inquiétant qu'au nom de la diversité et de la singularité, tout effort de convergence soit occulté. En l'occurrence, je vise, par-delà Occident, ou Occident comme symptôme non seulement passé, mais résurgence bel et bien présente, cette pensée, sans doute empreinte de nuances, qui fait de la sécurité, de la force et de l'ordre les remparts contre la violence, sans interroger les racines de cette violence, dont tous s'accordent à reconnaître la valeur exponentielle et alarmante. Serait-il possible que l'ultralibéralisme comme idéologie dominante et réaction à l'échec communiste corresponde à nombre d'aspirations de l'extrême-droite anti-communiste, nationaliste et autoritaire? La convergence serait d'autant plus intéressante qu'elle contrarie les clivages ordinairement admis. L'apologie de la liberté serait la plus sûre légitimation de la violence liberticide et du fascisme rampant. Le cheval de Troie de l'ultralibéralisme néo-totalitaire s'est-il introduit dans la fourmilière post-Babel de la démocratie utilitaire? En ce cas, la ruse expliquerait la présence massive d'anciens membres influents de mouvements extrémistes misant sur la force pour régler le problème central de la violence et pour mieux dissimuler que c'est le système dominant de l'ultralibéralisme qui crée la violence gratuite en constante augmentation dans les démocraties. Cette violence serait aussi révélateur effarant, à condition que la simplicité permette de voir clair et que la complexité et la multiplicité ne rendent pas troubles l'unité de toute chose.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-8940645004628095425?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/8940645004628095425/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=8940645004628095425' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8940645004628095425'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8940645004628095425'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/pourquoi-faire-simple.html' title='Pourquoi faire simple?'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-8083760717661050219</id><published>2007-07-16T04:22:00.000-07:00</published><updated>2007-08-16T14:25:42.196-07:00</updated><title type='text'>Histoires d'O²</title><content type='html'>Celle-là, je ne sais pas si c'est la meilleure, mais elle est bien bonne! Interloqué de retrouver, parmi les soutiens de Matzneff, l'inénarrable Savigneau, voilà que je tombe sur un article d'elle frais récent. Sans doute n'est-ce pas à cause de son parti-pris pour la vérité &lt;span style="font-style:italic;"&gt;made in&lt;/span&gt; Matzneff que Savigneau n'officie plus à la tête du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Monde des Livres&lt;/span&gt;. Sans doute est-ce pour des raisons plus sombres et manoeuvrières, qui la conforteront dans sa vision de la société : manipulons, manipulons, puisqu'il n'y a que des manipulateurs. Comme tous les nihilistes de son temps, temps où le nihilisme domine, Savigneau estime que l'important est de dire quelque chose. Que ce soit n'importe quoi ne la rebute pas. Le cas de Matzneff est extrêmement grave et montre l'irresponsabilité de ces commentateurs chargés de décider pour le peuple de ses valeurs supposées. C'est un peu comme si une journaliste convaincue de soutien à la Collaboration expliquait posément que son refus du moralisme (ou de la bêtise) la dispensait d'expliquer ses engagements à des sots de la Résistance. Il est vrai que ce type d'arguments ne fonctionne pas en matière de violence politique et institutionnelle. La démocratie ferme les yeux pour les violences insidieuses, qu'elle ne reconnaît pas du moment qu'elles demeurent confinées dans la sphère privée. A côté de ces monstruosités impayables et impudentes, la tribune dont Savigneau a hérité, comme un legs spirituel, dans le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Monde des livres&lt;/span&gt;, semble anodine. Surtout ce vendredi 13 juillet. Vendredi 13, j'aurais dû me méfier. Je ne sais pas pourquoi j'ai prêté attention, sans doute à cause de Matzneff... Voilà des lustres que je ne lis plus un supplément littéraire, celui-là comme les autres vidé de sa saveur et de sa substance, comme &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le Monde&lt;/span&gt; d'ailleurs, comme la presse dans son ensemble, qui est devenue blanc bonnet, bonnet blanc, depuis que les gros bonnets du capitalisme font des journaux leurs danseuses à des fins de propagande totalitaire. Cette fois, Savigneau a décidé, fait unique et exceptionnel dans les médias, de célébrer les mérites de Jean d'Ormesson, le sémillant octogénaire, qui refait depuis des lustres le coup du dernier livre, alors que la tragédie réside dans le fait qu'il en ait sorti un premier (heureusement, plus personne ne s'en souvient). D'Ormesson, l'onctueux mondain qui incarne le visage de l'écrivain démocratique : un élitiste impayable doublé d'un médiocre impubliable. Toutes qualités qui expliquent, en plus de son génie inégalé pour assortir ses yeux à sa chemise, que les savigneaupratins s'extasient de cet ancêtre prophétique, qui à lui seul annonçait BHL et sa clique de gâteux par la naissance. Donc Savigneau, sentant sa fin prochaine advenir, s'empresse de perler de compliments prêts à emporter (comme les petits fours du traiteur quand on sort chez l'ambassadeur ou l'éditeur...) notre académicien assorti à l'azur. Et puis, comme le cabotinage rime avec copinage, Savigneau s'emporte et ne peut s'empêcher de convoquer quelques contemporains. Avec son insolence coutumière. Qu'on en juge : "Etre totalement préservé de la jalousie et du ressentiment qui font détester ses contemporains. Ainsi, Jean d'Ormesson sait rendre hommage à ses cadets." Ca commence par Patrick Besson, ce "schizophrène cossard" (qu'est-ce que ça veut dire?), "qui publie du bon et du moins bon, mais a "plus de talent que les autres, et peut-être plus que personne". Premier compliment. Deuxième compliment : Gabriel Matzneff. Ben voyons! "Un sauteur latiniste, un séducteur intellectuel, un diététicien métaphysique. Il prête souvent à rire, il est rarement médiocre." Un jour, les historiens faisant assaut de psychologie découvriront que la fin du vingtième siècle considérait l'intelligence comme le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;must&lt;/span&gt; indépassable et que tous les snobs du culturo-mondain célébrait l'intelligence comme l'incarnation indépassable du raffinement et de la vérité. Moyennant quoi, le culte de l'intelligence se révélera correspondre à l'archétype ironique et hilarant de la bêtise, qui plus est bourgeoise et impudente. Voulez-vous reconnaître un pompeux imbécile de fin vingtième (comme on dirait fin de règne)? Guettez le compliment d'intelligence (avec la bêtise et l'ennemi)! Flaubert et Proust, au secours! Matzneff est un lointain cousin de Marcel, le genre d'énergumène à récuser précisément le manuscrit du grand écrivain de son époque au nom de l'atavisme de grand-papa Gide. Comme Dédé, Matzneff aime la jeunesse d'un peu trop près, mais, qu'on se le tienne pour dit (et consommé), à la différence du prolo pervers et pépère, Gaby-la-Science est in-tel-li-gent. Dans ce cas... Passons au troisième compliment. Nabe? Non, Savigneau l'a arrosé de champagne dans une rixe salonnarde où chacun a pu mesurer l'aune de son courage. Face à la meute, tante Josy dégaine! Flûte! Quelle prise de bec! Bonheur divin! Savigneau est si intelligente qu'elle adresse à son lecteur, dans sa commisération, une charade. Et qui est donc ce "classique rebelle et farceur, doué comme pas un? Jean d'Ormesson lui-même?" Suspense intolérable, roulements de tambour : le successeur de Balzac, la réincarnation de Zola, le styliste le plus important depuis Céline déboule! "Philippe Sollers. Mais c'est peut-être celui dont [d'Ormesson] se sent le plus proche, car tous deux se rallient à ce mot de Stendhal : "L'essentiel est de fuir les sots et de nous maintenir en joie." Alors, là, non, pardon, on n'est subitement plus d'accord avec Josy. Sollers, comme Matzneff, comme d'Ormesson, comme, sans doute, Besson, c'est de l'institutionnel démocratique à la sauce élite grande-bourgeoise : c'est très mauvais, très puant et ça se croit sorti de la cuisse de Jupiter. Et puis, surtout, on en a par-dessus la tête des vieux tours de manche : citer avec une emphase détachée Stendhal pour asséner une critique qu'on aimerait acerbe et qui ne convient jamais mieux qu'à soi-même. Qui est le plus sot, sinon Sollers l'intelligent? Et le plus démodé, sinon Sollers le classique? D'Ormesson? Ou Savigneau? Et quelle est l'idiosyncrasie, comme aurait déclaré Nietzsche, de tous ces esprits de plomb qui se réclament de la joie comme du Bien le plus haut, le plus noble et le plus élevé? Un peu comme un hard rockeur qui se réclamerait de la légèreté, le nihiliste vante les mérites de la joie. Heureuse justice immanente, il en est aussi dépourvu que les cadavres de mobilité. Comme les nihilistes aiment les gens joyeux, les pédophiles les enfants, Sollers et sa bande de croquemitaines aiment les écrivains. Quoique. Les écrits vains?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-8083760717661050219?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/8083760717661050219/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=8083760717661050219' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8083760717661050219'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8083760717661050219'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/histoires-do.html' title='Histoires d&apos;O²'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-6843063809552032176</id><published>2007-07-16T01:42:00.000-07:00</published><updated>2007-07-16T02:03:08.775-07:00</updated><title type='text'>Rien de valable sous le soleil</title><content type='html'>Le plus bizarre dans cette affaire Matzneff, c'est la relative discrétion avec laquelle cet homme a pu revendiquer ses agissements sans se trouver inquiété. Comme dans de nombreux cas de pédophilie, la complicité des puissants est évidente et nécessaire au silence. Pas seulement. Si la pédophilie a toujours existé, elle accompagnait autrefois les abus du plus fort à disposer des plus faibles. Comme les enfants appartiennent à cette catégorie, ils se trouvaient concernés par la violence. En théorie, la démocratie a porté l'accent sur la défense des opprimés. Autant dire que l'hypocrisie camoufle les agissements permanents du totalitarisme rampant. Ce dernier se révèle d'autant plus fort qu'il se manifeste dans la sphère sexuelle. A considérer le nombre d'individus qui se réclament du gauchisme politique et du totalitarisme sexuel, soit de la contradiction manifeste de leurs engagements profonds, on peut se demander si le plus sûr moyen de démasquer la tartufferie ne revient pas à examiner les moeurs plus que les engagements affichés. Pour couvrir Matzneff de justifications oiseuses sur la liberté et la tolérance, il faut s'exprimer depuis un point de vue bien particulier. Soit en régime totalitaire considérer que la hiérarchie sociale justifie d'avance tous les abus (c'était le cas dans l'Antiquité). Soit en régime démocratique faire preuve de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;nihilisme&lt;/span&gt;. Je crains fortement que le nihilisme soit le symptôme (d'ailleurs annoncé par Nietzsche) de la démocratie et de la modernité la plus contemporaine. Et si les fondements de la démocratie tenaient autant, voire moins aux nobles idéaux de liberté, d'égalité et de fraternité qu'à la relativité des valeurs, au slogan cynique et liberticide du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;tout se vaut&lt;/span&gt; - donc &lt;span style="font-style:italic;"&gt;tout est permis&lt;/span&gt;? Cette relecture inquiète du cheminement démocratique explique pourquoi le progressisme forcené comme la réaction radicale tombent d'accord pour entériner et légitimer la violence; pourquoi les élites soutiennent tout mouvement de libération et de progressisme, pourvu qu'il fût en apparence opposé à la violence; pourquoi il se trouve tant de soutiens intellectuels à la pédophilie (mais aussi la prostitution); pourquoi enfin l'insidieux a remplacé le péremptoire. Jadis, la nécessité coupait court au débat. Aujourd'hui, le débat étouffe la vérité. Le débat avec des esprits nihilistes s'entend, pour qui la défense de la violence s'inscrit dans un combat pour braver les interdits et repousser les limites (et en profiter pour les interroger subrepticement). Dis-moi comment tu envisages la violence insidieuse et je te dirai dans quelle démocratie tu te situes, démocratie véritablement libérale ou démocratie liberticide. Le problème est que le nihilisme, tout comme la pédophilie, tout comme la violence insidieuse institutionnalisée, n'est pas pérenne et mène à la disparition de l'humanité. Les élites démocratiques sont parfois mortifères.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-6843063809552032176?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/6843063809552032176/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=6843063809552032176' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/6843063809552032176'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/6843063809552032176'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/rien-de-valable-sous-le-soleil.html' title='Rien de valable sous le soleil'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-2496549828314412232</id><published>2007-07-15T14:01:00.000-07:00</published><updated>2007-07-16T01:41:49.027-07:00</updated><title type='text'>Sans commentaire 24</title><content type='html'>"Que répondre à cette jeune femme, sinon que j'avais déchiffré l'icône du Christ sur un visage humain. Une icône qui n'était pas seulement visage, mais aussi fenêtre vers la Lumière. Par ma faute, mon inconscience, ma folie, l'icône s'est obscurcie, occultée, et j'ai sombré dans la nuit. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Isaïe réjouis-toi&lt;/span&gt; est le récit de cette descente dans les ténèbres, de cette descente aux enfers."&lt;br /&gt;Matzneff, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;, p. 102.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Dieu vienne en aide à l'associé du diable.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-2496549828314412232?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/2496549828314412232/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=2496549828314412232' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2496549828314412232'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2496549828314412232'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/sans-commentaire-24.html' title='Sans commentaire 24'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-6276172341637451815</id><published>2007-07-15T13:55:00.000-07:00</published><updated>2007-07-15T14:01:34.438-07:00</updated><title type='text'>Sans commentaire 23</title><content type='html'>"Si j'étais un parent, je n'hésiterais pas un instant à confier ma fille de quinze ans, mon fils de treize ans, au vilain monsieur."&lt;br /&gt;Matzneff, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;, p. 98.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Que Savigneau ou Sollers obéissent à cette injonction, confient pour leur bien-être et leur épanouissement leur progéniture à leur archange littéraire et nous jaugerons de la sincérité de leurs convictions. Dans le cas contraire, nous conclurons de leurs engagements que leur facticité est d'essence totalitaire. Les gosses de pauvres, surtout du Tiers-monde, n'ont qu'à bien se tenir! En plus des pédophiles, ils font face à la meute des propagateurs consuméristes et nihilistes.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-6276172341637451815?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/6276172341637451815/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=6276172341637451815' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/6276172341637451815'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/6276172341637451815'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/sans-commentaire-23.html' title='Sans commentaire 23'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-2271287502161151082</id><published>2007-07-15T04:06:00.000-07:00</published><updated>2007-08-16T03:11:24.877-07:00</updated><title type='text'>Sans commentaire 22</title><content type='html'>"Une mère qui, veuve ou divorcée, élève seule son fils est moins hostile qu'une mère en puissance d'époux à une amitié entre le jeune garçon et un aîné. Dans la mesure du possible, je choisis mes petits amis dans les familles désunies, chaotiques, et je m'en trouve bien. Pour une mère seule, l'adversaire serait plutôt la première maîtresse, la rivale, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;l'autre femme&lt;/span&gt; qui risque de lui enlever son fils, aussi est-elle souvent prête à tolérer, voire à favoriser une relation de type pédérastique entre le gosse et un grand, sûre qu'une semblable aventure, elle, ne se terminera pas par un mariage."&lt;br /&gt;Matzneff, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;, p. 97.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Je crois que la manipulation odieuse, les conditions de destruction et de violence dans lesquelles s'opère, avec prédilection, et selon l'aveu de Matzneff lui-même, la liaison pédophile sont au-dessus de tout commentaire et valent pour tout type de violence insidieuse et biaisée. C'est notre modernité qui se trouve indirectement mise en accusation. Comprenne qui pourra!&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-2271287502161151082?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/2271287502161151082/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=2271287502161151082' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2271287502161151082'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2271287502161151082'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/sans-commentaire-22.html' title='Sans commentaire 22'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-6791559891972760990</id><published>2007-07-15T03:46:00.000-07:00</published><updated>2007-07-15T03:51:12.844-07:00</updated><title type='text'>Sans commentaire 21</title><content type='html'>"Le gosse, ce lingot d'or qu'on enferme dans un coffre-fort. La famille, ce bunker merdique."&lt;br /&gt;Matzneff, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;, p. 97.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Matzneff, ce disciple de Gide : la haine des familles chez les pédérastes, on sait pourquoi, maintenant!&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-6791559891972760990?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/6791559891972760990/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=6791559891972760990' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/6791559891972760990'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/6791559891972760990'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/sans-commentaire-21.html' title='Sans commentaire 21'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-2694317897239019084</id><published>2007-07-15T03:29:00.000-07:00</published><updated>2007-07-15T03:33:16.679-07:00</updated><title type='text'>Sans commentaire 20</title><content type='html'>"Si dans notre société les très jeunes garçons et filles sont d'un commerce enchanteur, c'est parce que les adultes ne leur portent pas d'intérêt, que ce sont des gosses mal aimés, et qui n'ont même pas conscience d'être des objets de désir et d'amour."&lt;br /&gt;Matzneff, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;, p. 76.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sans commentaire.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-2694317897239019084?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/2694317897239019084/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=2694317897239019084' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2694317897239019084'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2694317897239019084'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/sans-commentaire-20.html' title='Sans commentaire 20'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-4493883230109609376</id><published>2007-07-15T03:16:00.000-07:00</published><updated>2007-08-16T03:12:40.481-07:00</updated><title type='text'>Sans commentaire 19</title><content type='html'>"La médecine réactionnaire explique, nous l'avons vu ci-devant, ce goût des &lt;span style="font-style:italic;"&gt;pueri delicati &lt;/span&gt; par des anomalies génétiques. Il me paraît plus sérieux de penser, avec le professeur Albeaux-Fernet, que la pédérastie n'a aucune base endocrinienne, mais qu'elle a son origine dans certaines perturbations psychiques de la puberté (amitié passionnée pour un camarade, parents divorcés, mère abusive, etc.), s'exerçant sur un tempérament névrotique plus ou moins accentué : c'est "une fixation autoérotique survenue à l'époque ambiguë de l'adolescence sous forme de narcissisme".&lt;br /&gt;Si cette &lt;span style="font-style:italic;"&gt;fixation&lt;/span&gt; est reçue par la société comme une déviation scandaleuse, c'est parce qu'elle exprime un refus de l'âge adulte, un refus de la maturité, une remise en cause radicale du "tu seras un homme, mon fils" qui est le fondement de toute notre civilisation occidentale prométhéenne."&lt;br /&gt;Matzneff, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;, p. 72-73.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quelle lucidité! Dommage que Matzneff trouve matière à gloire et glorification là où la démesure (refus du temps et du devenir) s'affiche et s'affirme avec le plus d'éclat.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-4493883230109609376?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/4493883230109609376/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=4493883230109609376' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/4493883230109609376'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/4493883230109609376'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/sans-commentaire-19.html' title='Sans commentaire 19'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-7222505929558385304</id><published>2007-07-15T01:55:00.000-07:00</published><updated>2007-07-15T02:05:03.869-07:00</updated><title type='text'>Sans commentaire 18</title><content type='html'>"Aimer les moins de seize ans, est-ce mauvais signe? J'ai posé la question à Roland Jaccard, dont les travaux sur Mélanie Klein font autorité. Voici un fragment de sa réponse :&lt;br /&gt;"C'est plutôt ne pas être attiré par de très jeunes personnes qui m'apparaîtrait comme un mauvais signe. Cela dit, la psychanalyse (au nom de laquelle on écrit beaucoup de sottises - essentiellement pour justifier se propres préjugés affectifs et intellectuels) n'est pas une police de l'esprit. Ou, si elle l'est, elle est entièrement a-répressive : elle accepte même que l'on ne soit attiré par personne. Son projet se situe ailleurs : dans une meilleure compréhension de ce qui nous agit. Tous, nous sommes poursuivis par un imaginaire érotique; la psychanalyse, bien comprise, se borne à éclairer une scène - celle du désir - que l'on préfère généralement laisser dans la pénombre."&lt;br /&gt;Matzneff, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;, p.71-72.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Etre lucide sur le désir, c'est reconnaître en somme que la pédophilie est activité positive et que l'occultation de la pédophilie ressortit de l'hypocrisie moraliste. De surcroît, la marginalisation de la pédophilie découle de la bêtise majoritaire. Heureusement qu'il existe des esprits supérieurs pour la légitimer!&lt;br /&gt;Sans commentaire...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-7222505929558385304?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/7222505929558385304/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=7222505929558385304' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7222505929558385304'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7222505929558385304'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/sans-commentaire-18.html' title='Sans commentaire 18'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-15044038256609877</id><published>2007-07-15T01:52:00.000-07:00</published><updated>2007-07-15T01:55:09.594-07:00</updated><title type='text'>Sans commentaire 17</title><content type='html'>"Pour celui qui, comme moi, s'est mis dès l'adolescence à l'école des sages de l'Orient et de l'Antiquité gréco-romaine, l'amour des gosses n'est en soi ni un bien ni un mal, mais une chose indifférente, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;adiaphoron&lt;/span&gt;."&lt;br /&gt;Matzneff, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;, p. 71.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;La sagesse nihiliste se situe toujours par-delà bien et mal. Hein, crapule!&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-15044038256609877?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/15044038256609877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=15044038256609877' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/15044038256609877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/15044038256609877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/sans-commentaire-17.html' title='Sans commentaire 17'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-7970819877108972285</id><published>2007-07-15T01:36:00.000-07:00</published><updated>2007-07-15T01:46:42.688-07:00</updated><title type='text'>Sans commentaire 16</title><content type='html'>"Pour un esprit religieux, faire l'amour avec un/une enfant, c'est célébrer la divine liturgie, épiclèse, communion au corps et au sang, dithyrambe du seigneur de Dionysos."&lt;br /&gt;Matzneff, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;, p. 68.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Un commentaire?&lt;br /&gt;J'entends : le pédophile est religieux dans la mesure où il aspire à prendre la place de Dieu, à renverser le sens, à assurer la domination de la destruction sur le réel. Le Dieu de Matzneff, c'est l'Absence incarnée, le rêve que la Présence s'efface et cède la place au Néant. La promotion par certaines élites de Matzneff est conséquente : la revendication de notre monde est perverse en ce qu'elle mène à la disparition de l'humanité.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-7970819877108972285?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/7970819877108972285/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=7970819877108972285' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7970819877108972285'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7970819877108972285'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/sans-commentaire-16.html' title='Sans commentaire 16'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-1381414002198189497</id><published>2007-07-15T01:27:00.000-07:00</published><updated>2007-07-15T01:36:49.481-07:00</updated><title type='text'>Sans commentaire 15</title><content type='html'>"Une femme de trente ans, c'est sécurisant, ça convient à qui dans l'amante cherche la mère. Moi, ce n'est pas la mère que je cherche dans l'amante, c'est l'enfant. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ergo&lt;/span&gt; les moins de seize ans.&lt;br /&gt;La pédérastie, seule forme possible de la paternité pour celui qui répugne à fonder un famille."&lt;br /&gt;Matzneff, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;, p. 67.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sans commentaire...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-1381414002198189497?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/1381414002198189497/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=1381414002198189497' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/1381414002198189497'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/1381414002198189497'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/sans-commentaire-15.html' title='Sans commentaire 15'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-8621806815259505371</id><published>2007-07-15T01:00:00.000-07:00</published><updated>2007-07-15T01:12:37.188-07:00</updated><title type='text'>Sans commentaire 14</title><content type='html'>"Les deux êtres les plus sensuels, les plus doués au lit que j'aie connus de ma vie sont un garçon de douze ans et une fille de quinze. Ce garçon de douze ans, j'en avais dix-neuf à l'époque, ce fut une rencontre fugitive (quelques jours seulement lors d'un concours hippique en province), mais inoubliable; quant à la fille de quinze ans, jamais personne ne m'a donné autant de plaisir, jamais je n'ai eu d'élève aussi douée. Au début, elle ne savait rien, mais son innocence n'avait d'égale que sa curiosité, et cet amalgame d'ingénuité et de complaisance était d'un voluptueux infini. Très vite, elle fut une amante fantastique, se livrant à des caresses, se prêtant à des postures que jusqu'alors nulle ne m'avait prodiguées, auxquelles nulle ne s'était abandonnée. Une femme de vingt-cinq ans a ses pudeurs, ses répugnances, ses habitudes. Une adolescente, tout lui semble naturel, car tout lui est nouveau. Ce n'est pas mon cher Casanova qui me contredirait, dont les maîtresses de treize ans ou quatorze ans ne se comptaient pas, et qui un jour s'est fait tailler une délicieuse pipe à travers la grille du parloir d'un couvent (ça, chapeau! faut l'faire!) par une pensionnaire &lt;span style="font-style:italic;"&gt;âgée de onze ans&lt;/span&gt;."&lt;br /&gt;Matzneff, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;, p. 65-66.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Est-il besoin de commenter?&lt;br /&gt;Visiblement, Matzneff confond désir et délire. Réaliser le fantasme de toute-puissance de l'individu, telle est la vraie perversion. Pourquoi bénéficie-t-elle de tels appuis, d'autant de soutiens?&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-8621806815259505371?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/8621806815259505371/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=8621806815259505371' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8621806815259505371'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8621806815259505371'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/sans-commentaire-14.html' title='Sans commentaire 14'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-2718969258755590531</id><published>2007-07-15T00:56:00.000-07:00</published><updated>2007-07-15T00:58:17.618-07:00</updated><title type='text'>Sans commentaire 13</title><content type='html'>"Lorsque vous avez tenu dans vos bras, baisé, caressé, possédé un garçon de treize ans, une fille de quinze ans, tout le reste vous paraît fade, lourd, insipide."&lt;br /&gt;Matzneff, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;, p. 63.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sans commentaire...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-2718969258755590531?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/2718969258755590531/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=2718969258755590531' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2718969258755590531'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2718969258755590531'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/sans-commentaire-13.html' title='Sans commentaire 13'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-54688029919971885</id><published>2007-07-15T00:36:00.000-07:00</published><updated>2007-07-15T00:45:57.259-07:00</updated><title type='text'>Sans commentaire 12</title><content type='html'>"Je ne suis pas un pédagogue. Pourtant, je &lt;span style="font-style:italic;"&gt;sais&lt;/span&gt; que les jeunes êtres avec qui j'ai eu une liaison un peu suivie en sont sortis plus heureux, plus libres, plus &lt;span style="font-style:italic;"&gt;réalisés&lt;/span&gt; au sens que l'Inde donne à ce mot.&lt;br /&gt;Aimer un gosse n'a de sens que si cet amour l'aide à s'épanouir, à s'accomplir, à devenir pleinement soi-même, à faire voler en éclats les barreaux de la cage familiale, à repousser d'une main légère les faux devoirs auxquels la société prétend l'assujettir. Notre amour ne doit pas être un amour vampirique, égoïste, qui subjugue, étouffe, l'amour du loup pour l'agneau; il doit au contraire, cet amour, être un amour qui féconde, libère, "donne la vie", tel l'Esprit-Saint dans la prière byzantine."&lt;br /&gt;Matzneff, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;, p. 59-60.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sans commentaire...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-54688029919971885?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/54688029919971885/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=54688029919971885' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/54688029919971885'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/54688029919971885'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/sans-commentaire-12.html' title='Sans commentaire 12'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-8869712871357936552</id><published>2007-07-15T00:33:00.000-07:00</published><updated>2007-07-15T00:35:54.371-07:00</updated><title type='text'>Sans commentaire 11</title><content type='html'>"Selon Lucien de Samosate, dans l'île des Bienheureux, "les petits garçons accordent tout ce qu'on désire et ne se refusent jamais à rien."&lt;br /&gt;Matzneff, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;, p. 58.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Dans le paradis des pédophiles, peut-être, Matzneff...&lt;br /&gt;Dans le réel, sans commentaire!&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-8869712871357936552?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/8869712871357936552/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=8869712871357936552' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8869712871357936552'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8869712871357936552'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/sans-commentaire-11.html' title='Sans commentaire 11'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-5040073575376632080</id><published>2007-07-15T00:28:00.000-07:00</published><updated>2007-07-15T00:31:40.527-07:00</updated><title type='text'>Sans commentaire 10</title><content type='html'>"Une fille de quinze ans, elle, exige tout de l'homme qui l'a éveillée à l'amour, car elle ne vit que par lui, elle se montre possessive et jalouse, elle supporte mal qu'il ne soit pas en permanence à sa disposition, qu'il voie d'autres gens, qu'il reçoive du courrier, des coups de téléphone, qu'il accepte des invitations à dîner (même si le soir elle doit de toute manière rentrer chez papa-maman)."&lt;br /&gt;Matzneff, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;, p. 53.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sans commentaire...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-5040073575376632080?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/5040073575376632080/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=5040073575376632080' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/5040073575376632080'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/5040073575376632080'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/sans-commentaire-10.html' title='Sans commentaire 10'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-2903519279506004618</id><published>2007-07-14T14:18:00.000-07:00</published><updated>2007-07-14T23:21:53.696-07:00</updated><title type='text'>Sans commentaire 9</title><content type='html'>"Détacher un gosse de soi est parfois plus difficile que de se l'attacher. Une femme, à la rigueur, on la prend, puis on la jette; mais c'est un jeu qu'à moins d'être un salaud on doit s'interdire avec les très jeunes."&lt;br /&gt;Matzneff, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;, p. 52.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ce pourrait être sans commentaire.&lt;br /&gt;On m'autorisera à remarquer que : &lt;br /&gt;1) cette citation mériterait d'être envoyée à Savigneau, la féministe à courte cervelle et bras long. Elle réussira sans doute à transmuter sa honte en impudence pour donner quelques gages à son protégé Matzneff.&lt;br /&gt;2) les pervers se réclament toujours de la morale pour accomplir leurs forfaits. Diantre! J'en appelle à tous les esprits éclairés! Matzneff serait-il devenu - moraliste?&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-2903519279506004618?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/2903519279506004618/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=2903519279506004618' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2903519279506004618'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2903519279506004618'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/sans-commentaire-9.html' title='Sans commentaire 9'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-7771565283444442127</id><published>2007-07-14T14:08:00.000-07:00</published><updated>2007-07-14T14:17:17.226-07:00</updated><title type='text'>Sans commentaire 8</title><content type='html'>"Dans mes affaires de coeur, j'ai toujours en mémoire la réponse d'Aristippe à un ami qui lui représentait que la belle courtisane Laïs, qui était sa maîtresse, ne l'aimait pas : "Ni le poisson ni le vin n'ont de l'amour pour moi, et néanmoins j'use avec plaisir de l'un et de l'autre."&lt;br /&gt;Matzneff, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;, p. 51-52.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Commentaire superflu.&lt;br /&gt;1) Se pourrait-il qu'à la différence du poisson (inanimé) et du vin, l'enfant soit un vivant doué de sentiments - et non un objet?&lt;br /&gt;2) La métaphore du manger est un aveu éclatant : Matzneff consomme les moins de seize ans comme du poisson et du vin, il leur destine le même sort que son corps à l'aliment ingéré : la destruction et la transformation...&lt;br /&gt;3) Autre aveu, décisif : Matzneff confirme bien que le seul sentiment qui le meut est l'exclusivité de sa personne. La reconnaissance de l'altérité lui est étrangère, sauf quand elle concourt à son plaisir (sexuel). C'est l'indice que le plaisir (sexuel) n'appartient pas à l'individualité, mais s'impose comme dépossession et dotation ontologiques (ce à quoi le pervers s'oppose). Merveilleuse définition de la perversité!&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-7771565283444442127?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/7771565283444442127/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=7771565283444442127' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7771565283444442127'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7771565283444442127'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/sans-commentaire-8.html' title='Sans commentaire 8'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-4067134025352557920</id><published>2007-07-14T13:54:00.000-07:00</published><updated>2007-07-14T14:04:26.953-07:00</updated><title type='text'>Sans commentaire 7</title><content type='html'>"S'il y a un âge où un garçon a soif de contacts sexuels, c'est l'adolescence. La société adulte n'a aucun droit de lui interdire d'étancher cette soif. Comme l'écrit Alexandre Neill dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Libres enfants à Summerhill&lt;/span&gt; "je ne connais aucun argument contre la liberté sexuelle des adolescents qui mérite d'être retenu. Presque tous sont basés sur une émotivité refoulée et une haine de la vie."&lt;br /&gt;Matzneff, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;, p. 45-46.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Désolé, moi, je connais quelques droits d'interdire, et ceci au nom de la liberté bien comprise.&lt;br /&gt;1) La découverte des contacts sexuels mérite d'être encadrée, puisqu'elle se trouve en phase d'apprentissage.&lt;br /&gt;2) Justement, il faudrait être particulièrement pervers pour estimer que cet apprentissage doit être dispensé par un pédagogue aux méthodes compulsives et à l'âge aussi distant - le pédophile.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-4067134025352557920?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/4067134025352557920/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=4067134025352557920' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/4067134025352557920'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/4067134025352557920'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/sans-commentaire-7.html' title='Sans commentaire 7'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-2908650429027243034</id><published>2007-07-14T13:47:00.000-07:00</published><updated>2007-07-14T13:53:14.532-07:00</updated><title type='text'>Sans commentaire 6</title><content type='html'>"J'ai toujours eu un faible pour les ogres."&lt;br /&gt;"Dans cette chronique, non recueillie en volume pour l'instant, je soutenais que les crimes supposés des "monstres de Chester" (ainsi titraient les gazettes) étaient une bagatelle à comparaison du génocide dont les États-Unis se rendaient coupables au Viêt-Nam."&lt;br /&gt;Matzneff, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;, p. 43.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sans commentaire...&lt;br /&gt;Quoique. On m'en permettra un petit.&lt;br /&gt;Le raisonnement pervers est un modèle du genre pour opérer la diversion et instiller le doute dans l'échelle des valeurs. Un viol n'est-il pas bagatelle en comparaison d'un génocide? Faut-il rappeler aux oreilles des gens de mauvaise foi que le monstrueux est, toujours, monstrueux?&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-2908650429027243034?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/2908650429027243034/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=2908650429027243034' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2908650429027243034'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2908650429027243034'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/sans-commentaire-6.html' title='Sans commentaire 6'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-4327544133753002703</id><published>2007-07-14T13:42:00.000-07:00</published><updated>2007-07-14T13:45:56.941-07:00</updated><title type='text'>Sans commentaire 5</title><content type='html'>"Et puis quoi, chacun donne ce qu'il a : l'oiseau son chant, la fleur son parfum, le créateur son oeuvre, la cuisinière ses bons petits plats, le sage vieillard sa sagesse, le riche son argent, le bel enfant sa beauté. En outre, si violence il y a, la violence du billet de banque qu'on glisse dans le poche d'un jean ou d'une culotte (courte) est malgré tout une douce violence. Il ne faut pas charrier. On a vu pire."&lt;br /&gt;Matzneff, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;, p. 42.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sans commentaire...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-4327544133753002703?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/4327544133753002703/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=4327544133753002703' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/4327544133753002703'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/4327544133753002703'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/sans-commentaire-5.html' title='Sans commentaire 5'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-7758933322047778618</id><published>2007-07-14T12:12:00.000-07:00</published><updated>2007-07-14T13:47:00.061-07:00</updated><title type='text'>Sans commentaire 4</title><content type='html'>"Voilà cinquante ans que le mot de Freud sur l'enfant "pervers polymorphe" traîne partout; et voilà des siècles qu'Aristote a mis l'accent sur l'extrême lascivité des enfants impubères ou à peine pubères. Néanmoins, dans un couple enfant-aîné, c'est toujours l'aîné qui aux yeux de la société fait figure de séducteur et l'enfant de "victime". Or, n'importe quelle personne qui aime les gosses peut témoigner qu'ils draguent ferme ou (ce qui revient au même) excellent dans l'art de se faire draguer. J'ai dragué beaucoup de moins de seize ans, mais beaucoup de moins de seize ans m'ont dragué. Tout récemment encore (j'avais déjà commencé d'écrire ce livre) je me suis fait aborder rue Gay-Lussac, à Paris, par un mômichon d'une douzaine d'années qui avait peut-être envie que je lui paye le ciné, mais qui avait surtout envie d'autre chose. Il y a des gosses qui sont très sages, c'est exact, mais il y a aussi des gosses qui sont très putes."&lt;br /&gt;Matzneff, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;, p. 39.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sans commentaire?&lt;br /&gt;Euh, finalement, si.&lt;br /&gt;1) Polac se serait-il inspiré de Matzneff pour composer certains passages de son impérissable &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Journal&lt;/span&gt;?&lt;br /&gt;2) On remarquera que l'argument pour légitimer la pédophilie (certains gosses seraient consentants) est le même utilisé pour la prostitution et, d'une manière générale, pour la violence insidieuse, à partir du moment où il s'agit d'établir la distinction entre contrainte/violence et consentement/différence/liberté. Les tenants du réglementarisme en matière de prostitution utiliserait-il, au niveau du raisonnement, la même perversité que les apologètes de la pédophilie?&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-7758933322047778618?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/7758933322047778618/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=7758933322047778618' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7758933322047778618'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7758933322047778618'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/sans-commentaire-4.html' title='Sans commentaire 4'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-2519726686509473145</id><published>2007-07-14T12:07:00.000-07:00</published><updated>2007-07-14T12:10:36.461-07:00</updated><title type='text'>Sans commentaire 3</title><content type='html'>"Les adultes qui n'aiment pas les enfants ne supportent pas que les enfants soient aimés par ceux qui les aiment. Un enfant ne peut disposer ni de son coeur, ni de son corps, ni de son amour, ni de ses baisers. Un enfant appartient à ses parents et à ses maîtres."&lt;br /&gt;Matzneff, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;, p. 39.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sans commentaire...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-2519726686509473145?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/2519726686509473145/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=2519726686509473145' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2519726686509473145'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2519726686509473145'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/sans-commentaire-3.html' title='Sans commentaire 3'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-1090199870765103270</id><published>2007-07-14T00:49:00.001-07:00</published><updated>2007-07-14T00:50:54.471-07:00</updated><title type='text'>Sans commentaire 2</title><content type='html'>"Tout désir d'éduquer est désir pédérastique perverti."&lt;br /&gt;René Scherrer, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Émile perverti&lt;/span&gt;, cité in &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;, Matzneff, p.30.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sans commentaire...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-1090199870765103270?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/1090199870765103270/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=1090199870765103270' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/1090199870765103270'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/1090199870765103270'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/sans-commentaire-2.html' title='Sans commentaire 2'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-3077198527215350526</id><published>2007-07-14T00:35:00.001-07:00</published><updated>2007-07-14T00:48:56.208-07:00</updated><title type='text'>Sans commentaire</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Que les pédophiles soient des malades, des détraqués qui méritent assistance plus que châtiment est une idée tout à fait valable. Les vrais responsables sont ces décervelés qui font acte d'intelligence dans l'exacte mesure où ils participent du nihilisme de l'époque et légitiment les pires perversions. Qu'on en juge.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"D'où l'utilité des subterfuges pédagogiques. Je l'ai dit, ce fut alentour de ma dix-huitième année que je commençai à m'intéresser aux mouvements de jeunesse dont je m'étais jusqu'alors tenu à l'écart. Evidemment, je ne devins pas chef de quoi que ce fût, j'aimais trop ma liberté, mais je posai des jalons : je me liai avec un type qui dirigeait une manécanterie, je fis la connaissance d'un moniteur qui m'invita aux camps de Pâques et d'été qu'il organisait pour les adolescents de son association, je pratiquai plus assidûment que jadis les milieux de l'émigration russe qui sont une pépinière de jeunes (c'est dans un congrès de la jeunesse orthodoxe que je devais rencontrer la lycéenne qui allait devenir ma femme), j'obtins même d'un de mes amis, gros bonnet d'un mouvement scout, une carte de membre. De membre actif, il va sans dire."&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;, Matzneff, p. 82-83.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sans commentaire...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-3077198527215350526?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/3077198527215350526/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=3077198527215350526' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/3077198527215350526'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/3077198527215350526'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/sans-commenaire.html' title='Sans commentaire'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-208962096133731044</id><published>2007-07-13T03:33:00.000-07:00</published><updated>2007-07-13T04:41:17.579-07:00</updated><title type='text'>Opération Manipulation</title><content type='html'>Que s'est-il passé pour que les intellectuels nantis, cooptés par le pouvoir, ceux qui sont reconnus par le système comme leurs meilleurs agents, les meilleurs outils de la propagande démocratico-libérale, se mettent à valoriser &lt;span style="font-style:italic;"&gt;sérieusement&lt;/span&gt;, c'est-à-dire servilement, le marquis de Sade ou Matzneff, bref tous les pervers qui se font passer pour des artistes avec plus ou moins de fumisterie consentie? Pour Sade, la cause est discutable : le Divin Marquis mérite peut-être son titre du fait de son style, même si les inepties qu'il trimballe relèvent du délire grotesque. Quant à Matzneff, il est indéfendable et il en est fier. Ce sous-Gide très parisien est persuadé que la production de soufre et de stupre suffit à faire un écrivain. Résultat des courses : plus on s'avoue pervers, plus on est artiste. Avec ce corolaire terrifiant : il faut être un monstre pour faire du grand art. Matzneff et ses acolytes devraient commettre un recueil : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;De l'art de la supercherie, sous la direction de Gabriel Matzneff&lt;/span&gt;. Le titre indiquerait assez bien les raisons profondes qui expliquent pourquoi la démocratie promeut de tels individus (dont les ennuis sont insignifiants en comparaison de leurs crimes effectifs). Au nom de la démocratie, de la liberté et de quelques autre valeurs glorieuses et nobles, c'est l'hypocrisie qui agite surtout son étendard d'épouvantail et qui autorise la légitimation de la violence sous l'excuse de la libération. Pour que le système dominant autorise certains esprits détraqués à vanter les mérites des plus funestes passions, c'est que le système y trouve (aussi) son compte. Les écrivains à succès, à la mode et à la botte, leurs indicateurs littéraires et absolument navrants de médiocrité repue ont toujours été les girouettes du pouvoir et ses porte-paroles attitrés. Ce n'est pas la réhabilitation sournoise de la pédophilie que réclame le pouvoir. Tant s'en faut. Il préfère fermer les yeux sur les agissements de certains puissants, affaire veille comme le monde. Non, le pouvoir trouve son contentement dans la confusion entre liberté et totalitarisme. En démocratie, la limite de la tolérance s'arrête à l'intolérance. Notre démocratie est rance et promet d'être errance dans la mesure où elle est fondée sur sa récupération idéologique à des fins totalitaires. L'ultralibéralisme n'est jamais que l'idéologie aux mille myriades servant de prétexte (sous le doux nom déclaré de liberté) pour que la violence trouve son contentement et que quelques élites dominent le monde. Evidemment, cette situation biaisée nécessite, pour être promue, que des intermédiaires moutonniers, creux et médiocres servent de relais. Dans le monde intellectualo-culturo-mondain, ceux qui tiennent le haut de la rampe (ou le micro) occupent cette fonction. Comme ils n'ont rien à dire et qu'ils sont les mimes de la farce (sinistre), ils ont inventé la transgression et la perversion comme rempart à leur vacuité. Mentir par la baise biaise mieux que les grandes envolées philosophiques pompeuses. En plus, c'est plus facile et moins éreintant que de se branler le cerveau. Voilà pourquoi le culte de Sade, de la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;porn attitude&lt;/span&gt;, de la prostitution, du SM et de toutes les perversion sexuelles trouve sa place dans le circuit médiatique et le cirque officiel. Le sexe constitue l'excuse idéale pour légitimer la décadence et empêcher l'exercice de la critique. Pendant que les vendus branchés et corrompus nous vantent l'épanouissement du plaisir sexuel, la gaudriole irréaliste et irréalisable, leurs inspirateurs, plus dans l'action que la déréliction-contemplation s'empressent d'engranger les bénéfices les plus matériels. Après nous, le Déluge, n'est-ce pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-208962096133731044?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/208962096133731044/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=208962096133731044' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/208962096133731044'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/208962096133731044'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/opration-manipulation.html' title='Opération Manipulation'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-5021645505371712567</id><published>2007-07-13T01:20:00.001-07:00</published><updated>2007-07-13T01:47:06.733-07:00</updated><title type='text'>L'associé de l'adversaire</title><content type='html'>Matzneff n'a pas de mots assez durs pour stigmatiser les assassins d'enfants, les Dutroux et autres Émile Louis. Les ogres des contes. Tout juste en profite-t-il pour se distinguer d'eux. Eux ce sont les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;pédophobes&lt;/span&gt;. Horrible race de fauves et de prédateurs, dont la liberté revient à torturer, détruire et tuer? Si Matzneff se distingue de ces monstres, faut-il en déduire qu'il se réclame &lt;span style="font-style:italic;"&gt;pédophile&lt;/span&gt;, soit l'ami des enfants, celui qui leur rapporte bien-être et tendresse - tout l'inverse, en vérité, d'un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;pédophobe&lt;/span&gt;? Encore une illustration de la perversité de Matzneff. Sa distinction lui permet de réhabiliter insidieusement la pédophilie, dont on remarquera que la langue populaire avait vu clair dans les manigances : le pédophile est celui qui prétend aimer les enfants. Il est vrai que l'insidieux est le royaume du pervers, Matzneff son porte-parole famélique. Qu'on en juge : Matzneff distingue entre ceux qui violent et assassinent la jeunesse et ceux qui couchent avec cette même jeunesse après avoir obtenu son &lt;span style="font-style:italic;"&gt;plein consentement&lt;/span&gt;. N'en déplaise à Matzneff et au fonctionnement détraqué de son cerveau, c'est blanc bonnet et bonnet blanc. Il est indubitable qu'un pervers qui torture des gosses ajoute l'irréparable à l'irréparable. Mais qu'aurait-on dit si Dutroux s'était contenté de coucher avec ses jeunes proies? S'il ne les avait ni séquestrées, ni violées, ni violentées? Qu'il était un sympathique personnage? La torture s'ajoute à la pédophilie comme elle s'ajouterait au meurtre : comme un surplus de monstruosité, certainement pas comme la monstruosité. Matzneff espère entretenir la confusion entre violence explicite et violence insidieuse. Je ne suis pas certain que le fonctionnement d'un Dutroux n'obéisse pas davantage à des pulsions compulsives et homicides répétées qu'à la perversion véritable. Je réserverais ce terme pour des &lt;span style="font-style:italic;"&gt;esprits libres&lt;/span&gt; de l'acabit de Matzneff. Des individus capables de jouer avec les lois, les normes, de se tenir à carreau, à la lisière des limites, d'instiller le doute et le soupçon, de demander si le gris clair appartient au blanc ou le gris foncé ressortit du noir. Dans ce rôle de monstre, Matzneff s'accomplit comme un poisson dans l'eau. Je n'aurais pas de mots assez durs pour stigmatiser un homme qui s'occupe de pareilles distinctions. Distinguer entre un pédophile et un pédophobe pour mieux réhabiliter la pédophilie! Le diable aurait-il assailli l'esprit de Matzneff pour lui souffler de telles billevesées et l'affranchir des sentiments, de la honte et de l'impudence? En tout cas, c'est la honte du milieu littéraire, son étoile jaune, et plus particulièrement de ceux qui l'ont soutenu, que d'avoir participé à ces jeux morbides, dont le but est de discréditer la vérité pour instiller, en lieu et place, non une norme plus fiable, mais le mensonge et la vanité. Verdict : abject et lamentable.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-5021645505371712567?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/5021645505371712567/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=5021645505371712567' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/5021645505371712567'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/5021645505371712567'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/lassoci-de-ladversaire.html' title='L&apos;associé de l&apos;adversaire'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-1070785023752038708</id><published>2007-07-13T00:28:00.000-07:00</published><updated>2007-07-13T01:19:42.524-07:00</updated><title type='text'>L'impair du pervers</title><content type='html'>La citation précédente de Matzneff m'interpelle en ce qu'il opère un coup de force imprenable. Après avoir posé une question concernant les artistes, notre pervers emblématique n'hésite pas à affirmer, haut et fort : "Nous". Encore un retournement de sens, dont on remarquera qu'il n'est pas anodin! Tout au contraire conforte-t-il le narcissisme et l'égocentrisme étriqué de notre auteur national. Qu'on se le dise, qu'on se le répète, Matzneff est un Artiste. Revendiqué et Naturel. Authentique et Majeur. Dont l'un des principaux arguments est que la postérité le vengera de l'incompréhension de ses contemporains. Faut-il être assez raffiné dans son délire pour chercher et trouver de pareils arguments? Point n'est besoin : il suffit de constater que Matzneff pose, comme son éditeur, comme tant d'autres, pour l'invérifiable postérité. C'est d'ailleurs leur unique souci, leur seul motif de préoccupations, l'invérifiable. Et pour cause : l'incertain devient le certain. Comprendre Matzneff, son succès auprès de certains puissants des milieux culture-mondains, c'est intégrer la logique selon laquelle la perversion est emblématique de l'époque dans la mesure où elle fait la part belle à l'incertain. Ou plutôt : décrypter l'incertain, triompher de l'absence de fondements, c'est le travail du pervers. Voilà pourquoi son éloge peut commencer; voilà pourquoi il se targue d'être du côté des créateurs - et des meilleurs. La confusion entre le créateur et le pervers va si loin que les médiocres, comme Sollers ou Savigneau, sont considérés comme très intelligents et très importants, en vertu de la domination du nihilisme et de la transmutation perverse du néant en présence.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-1070785023752038708?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/1070785023752038708/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=1070785023752038708' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/1070785023752038708'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/1070785023752038708'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/limpair-du-pervers.html' title='L&apos;impair du pervers'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-7073126913205909311</id><published>2007-07-12T01:27:00.000-07:00</published><updated>2007-07-13T00:27:43.731-07:00</updated><title type='text'>L'art sain</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;"Les artistes sont-ils au-dessus de la morale? Sommes-nous, par décret spécial de la Providence, affranchis des règles qui assujettissent le commun des mortels?&lt;br /&gt;Ce ne sont pas des questions à poser, tant le mot "privilège" est de nos jours devenu pestifère.&lt;br /&gt;Pourtant, dans la vie, tout est privilège : la naissance est un privilège, la beauté est un privilège, la santé est un privilège, le talent est un privilège."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ces lignes édifiantes n'émanent pas d'un Dorante ou d'un Clitandre, aristocrates sortis de l'imagination de Molière et représentants caricaturaux de la force et de l'arbitraire. Elles sont extraites de l'article &lt;span style="font-style:italic;"&gt;C'est la gloire, Pierre-François!&lt;/span&gt;, extraite du recueil éponyme. Un homme y découvre son totalitarisme viscéral et explique de manière implicite ses pratiques sexuelles destructrices. Matzneff, puisque c'est de cet &lt;span style="font-style:italic;"&gt;artiste&lt;/span&gt; qu'il s'agit, serait tout à fait en droit de critiquer l'égalitarisme ou de dresser l'apologie de la méritocratie. Tout au contraire, notre &lt;span style="font-style:italic;"&gt;bon&lt;/span&gt;homme croit supérieur, fin et cultivé de tresser les lauriers de l'inné, débat très à la mode chez les néoconservateurs (ah, l'éternel retour des modes!). Bref, Matzneff, cet homme de gauche, à condition qu'on ne touche pas à sa personne, réhabilite le droit du plus fort au nom des inégalités de naissance. La perversion du raisonnement consiste à confondre le talent de l'artiste, qu'il ne s'agit certainement pas de persécuter, ni d'envoyer dans des camps de redressement, avec la réhabilitation de la pédophilie au nom de l'art. L'argutie est particulièrement odieuse et tordue : on ne voit pas bien en quoi un artiste devrait être pédophile pour être pleinement artiste, pas davantage qu'il faudrait accepter la différence pédophile pour être libre et intelligent. L'intelligence, venons-y. Notre poseur fumeux, qui aimerait tant être fameux, a trouvé la parade imparable contre les critiques à l'encontre de ses moeurs (et non de son art) : elles émanent d'esprits obtus, bornés, dont la bêtise n'aurait d'égal que le moralisme étriqué. Bref, la violence émanerait plutôt de ces vertueux pharisiens que de leurs innocentes, intelligentes et incomprises victimes. La persécution contre Matzneff serait persécution contre la supériorité et contre le génie. Matzneff réclame un passe-droit au nom de la Nature. Selon ses critères très subjectifs, qui n'arrangent jamais que sa petite personne, son petit narcissisme, le talent autorise tout, y compris et surtout l'exercice de la violence et de la destruction. Vivre sous régime exceptionnel, c'est ce que réclame Matzneff. Vivre, non par-delà bien et mal, mais au-dessus du bien et du mal, comme un Artiste, coincé entre les dieux et les héros. On sent bien que Matzneff, au nom de l'artiste condition, aimerait être le propre créateur de ses lois. C'est d'ailleurs peut-être l'exigence secrète de son désir, l'aiguillon impétueux de son fantasme inavouable. Ne pas référer à la société de ses moeurs, du moment que ses propres valeurs sont supérieures et insondables pour le commun. Le vice de Matzneff réside dans son affranchissement feint. Car au-delà du délire de son désir, force est de constater qu'il prend son public à témoin, comme s'il ne pouvait se délivrer de sa conscience morale. L'homme supérieur qui crée et demeure incompris du vulgaire, fort bien; encore est-on en droit d'attendre de ce créateur qu'il ne soit pas surtout et avant tout destructeur. Pour appartenir à la clique des nihilistes travestis, Matzneff est un traître qui connaît trop son larcin et y cherche un dérivatif et un exutoire. Ce n'est, heureusement, ni l'écriture, ni l'art qui le lui offriront! Contrairement aux jeux de séduction qu'il intente sur ses jeunes proies, la supercherie n'a pas fonctionné, la confusion est démasquée : l'artiste, Dieu merci, n'est certainement pas un pervers. Ce n'est pas demain que le mensonge supplantera la réalité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-7073126913205909311?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/7073126913205909311/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=7073126913205909311' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7073126913205909311'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7073126913205909311'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/lart-sain.html' title='L&apos;art sain'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-2922176424703972465</id><published>2007-07-11T09:36:00.000-07:00</published><updated>2007-07-11T23:33:22.591-07:00</updated><title type='text'>Faucon</title><content type='html'>"La prison française n'est pas aussi terrible qu'on le dit, même si elle n'est pas parfaite".&lt;br /&gt;Philippe Goasguen, dans l'émission &lt;span style="font-style:italic;"&gt;On n'est pas couché&lt;/span&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-2922176424703972465?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/2922176424703972465/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=2922176424703972465' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2922176424703972465'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2922176424703972465'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/faucon.html' title='Faucon'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-7999777941066210334</id><published>2007-07-11T07:55:00.000-07:00</published><updated>2007-07-11T13:29:11.861-07:00</updated><title type='text'>Le pédophile et la mort</title><content type='html'>Dans ses &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Soleils révolus&lt;/span&gt;, le lundi 3 mai 1982, à la page 460-461, Matzneff note : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;"Je suis irritable et irrité, fatigué des autres, fatigué de moi-même, fatigué de vivre. Pourtant j'aime la vie, quand elle a le visage de mes jeunes amantes, mais je me sens vieux, et totalement désespéré.&lt;br /&gt;Mes livres sont mes juges et mes bourreaux. Ah! partir pour les Philippines, à jamais, comme Rimbaud pour l'Afrique, ne plus jamais publier une ligne, ne plus jamais voir que des êtres à qui mon nom ne dit rien, qui n'ont pas de stupides jugements &lt;span style="font-style:italic;"&gt;a priori&lt;/span&gt; sur moi! Quel repos!&lt;br /&gt;Mais le plus sûr des repos sera encore la mort."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Matzneff est au moins d'une honnêteté scrupuleuse en (dé)livrant un témoignage éloquent sur sa conception de l'existence. Matzneff n'est pas cet homme épanoui, qui aurait accédé à une manière de vivre supérieure et différente, que le commun des mortels condamne parce qu'il n'est pas capable de comprendre - un peu comme le fou marginalisé par la foule du fait de sa sagesse &lt;span style="font-style:italic;"&gt;incomprise&lt;/span&gt;. Pas davantage Matzneff ne témoigne-t-il de ses coups de blues passagers - ce que tout un chacun expérimente à son corps défendant, ainsi que Pascal l'a justement noté. Des passages de cet acabit se recueillent à foison dans le journal, où les envies de suicide succèdent à la répétition des scènes érotiques. Matzneff le proclame lui-même à qui veut l'entendre, ses aventures avec de très jeunes femmes sont le rempart à ses pulsions suicidaires. La quête pathologique de la jeunesse est d'essence morbide. Le vieux accède à la jeunesse éternelle en couchant avec des jeunes. On sait que Matzneff ne se contente pas de jeunes femmes et qu'il revendique lui-même des aventures pédophiles répétées. C'est la révélation, Gabriel! La pédophilie révèle en effet qu'elle n'est jamais que la réponse désespérée à la vieillesse et la mort. C'est en couchant avec des (très) jeunes que le pédophile estime &lt;span style="font-style:italic;"&gt;baiser&lt;/span&gt; la vie. Quand il ne dispose plus de cet échappatoire terrible, qui ressortit de l'expression : baiser la camarde (car baiser la jeunesse ferait plus vieillir prématurément que rajeunir), son humeur de fond ressurgit derrière le masque du plaisir, de l'hédonisme débridé et de la différence arrogante et élitiste. Le suicide ou la pédophilie : la pratique pédophile correspondrait-elle à l'ultime tentative pour éviter le suicide - en donnant symboliquement la mort au crime parfait de la vie, cette jeunesse provocante qui s'échappe et qui &lt;span style="font-style:italic;"&gt;vieillit&lt;/span&gt;? Dans tous les cas, la morbidité atteint son niveau maximal dans la mesure où elle est le refus de la mort. Ce refus de la mort, qui est le mal courant de l'homme, s'avère exacerbé dans le cas des perversions &lt;span style="font-style:italic;"&gt;singulièrement&lt;/span&gt; sexuelles. La mort est l'événement le plus inacceptable pour le vivant. La perversion consiste à refuser la condition du vivant et la finitude. Prêt à tout pour échapper à la promesse inévitable de sa disparition, il peut en venir à la pédophilie quand le scandale suprême pour sa conscience est de vieillir. Le pédophile n'accepte pas la défaillance du sens là où elle se révèle la plus cruciale et primordiale : ne pas expliquer la mort est le véritable scandale. Du coup, il se venge sur le bouc émissaire désigné et &lt;span style="font-style:italic;"&gt;idéal&lt;/span&gt;, le jeune qui doit payer de son avantage tant qu'il en est pourvu et tant qu'il peut encore payer (double victime, dans la mesure où l'agression s'opère sur une qualité provisoire et illusoire). On comprend pourquoi le pédophile ne saurait changer, sauf cas exceptionnel, voire s'amender, c'est-à-dire accéder à la monstruosité de son acte. Pour que le pervers ne justifie pas l'injustifiable (et tout peut se justifier, le meilleur comme le pire, Matzneff en offre le témoignage éloquent), il faudrait qu'on lui explique la mort. Rien à redire : la mission est vraiment impossible. Notre pédophile se sent ainsi suicidaire et insomniaque pour ne pas accepter ce que l'homme du vulgaire, celui qu'il méprise par ressentiment (le plus puissant au sens nietzschéen), digère tant bien que mal : l'avènement de la mort - qu'il travestit en procession érotique du plaisir. Le plaisir comme rempart à la mort? Plus que cette erreur d'aiguillage : le plaisir en tant que symptôme de mort (on se rappellera du poème de Marbeuf et de la polyphonie amour/mort). D'ailleurs, l'excès de souffrance consiste bien à refuser l'avant-goût de la mort. Voilà pourquoi l'homme ne couche ni avec ses enfants, ni n'(ab)use des plus jeunes pousses : c'est même le fondement de sa morale, ainsi, notamment, que le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Lévitique &lt;/span&gt; l'enseigne.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-7999777941066210334?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/7999777941066210334/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=7999777941066210334' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7999777941066210334'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7999777941066210334'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/le-pdophile-et-la-mort.html' title='Le pédophile et la mort'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-7014249155751818008</id><published>2007-07-10T04:46:00.001-07:00</published><updated>2007-07-10T21:44:23.996-07:00</updated><title type='text'>L'enfant</title><content type='html'>Matzneff, selon son témoignage, ne se contente pas, au meilleur de sa forme de quadragénaire, de collectionner les jeunes pousses lycéennes comme d'autres entomologisent les papillons ou les libellules. Il associe à sa tromperie systématique le refus du couple et de l'enfantement. Rien à redire sur la liberté effective de moeurs dont jouit l'individu - à condition, bien entendu, que la liberté ne se confonde pas avec son principe antagoniste. Sauf que, selon le raisonnement de Matzneff, l'enfantement signifie la mort. Pour échapper à la vieillesse, rien de telle qu'une cure de jouvence sexuelle. Le vieillissement tient dans l'acceptation des conditions de vie biologiques, auxquelles l'homme se trouve soumis. Le pédophile est ce pervers qui refuse les conditions de vie pour mieux se soustraire à l'empire et l'emprise de la mort. Ce faisant, il commet l'erreur tragique en croyant s'en défaire. Le sens dessus dessous aboutit à l'illusion. Ce qu'ignore le pédophile, c'est que le seul moyen d'échapper à la mort est d'accepter l'humaine condition - soit de transmettre la vie. La pire des condamnations à mort équivaut au refus des conditions de vie. La course effrénée contre le temps, la mort, la vieillesse et la maladie que le pédophile intente est une course perdue d'avance, un procès contre Dieu. Pour échapper le plus longtemps possible à son verdict implacable, le pédophile use d'un stratagème qu'il estime, dans sa grande folie, ingénieux : accéder à l'éternité en refusant l'enfantement. L'ironie la plus cruelle qui le cueille au tournant de sa ruse pitoyable et puérile : l'éternité, soit la négation du temps, se révèle l'exacte reconstitution de la damnation, l'emprisonnement dans l'antithèse impossible du devenir. En enfantant, l'homme accède au secret du devenir et assure la permanence du réel. En se rebellant, tel un ange déchu, contre cette loi qui le dépasse heureusement, le pédophile joue à qui perd gagne. Il ne faut pas s'étonner que Matzneff et sa joyeuse bande de drilles séducteurs correspondent tous à des dépressifs et des nihilistes. Ce n'est pas que l'époque soit pédophile, c'est qu'elle incarne cette jeunesse frelatée dont le poison contient et promet l'âcre goût du refus de la mort.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-7014249155751818008?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/7014249155751818008/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=7014249155751818008' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7014249155751818008'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7014249155751818008'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/lenfant.html' title='L&apos;enfant'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-3646951543244865848</id><published>2007-07-10T01:48:00.001-07:00</published><updated>2007-07-10T02:47:38.463-07:00</updated><title type='text'>L'Eternelle Jeunesse</title><content type='html'>Il se pourrait que toute perversité consiste à réfuter le réel au profit du même. En ce cas, la pédophilie est perversion en tant qu'elle exprime le refus du temps et du devenir. En lisant Matzneff, il est curieux que ce quadragénaire n'éprouve de joie et de jouissance, qu'il considère d'ailleurs comme intarissable, qu'à partir du moment où il ramène sa sexualité au fantasme bien connu des prospecteurs de l'imaginaire : remonter dans le temps. En couchant avec des jeunes ou avec des enfants, le pédophile prend son pied parce qu'il est persuadé d'abolir l'écoulement du temps et d'avoir trouvé le moyen d'échapper à la vieillesse et la mort. Où la conscience majoritaire trouve monstrueux d'abolir le temps, parce qu'elle ne sait que trop qu'on n'échappe pas au tragique, le pédophile est le détraqué sexuel qui croit naïvement qu'en goûtant à la virginité sexuelle et identitaire de la jeunesse, il échappera aux affres de la vieillesse et s'installera dans l'Eternelle Jeunesse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-3646951543244865848?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/3646951543244865848/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=3646951543244865848' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/3646951543244865848'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/3646951543244865848'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/leternelle-jeunesse.html' title='L&apos;Eternelle Jeunesse'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-2313949896663670577</id><published>2007-07-10T01:17:00.000-07:00</published><updated>2007-07-10T13:22:56.203-07:00</updated><title type='text'>Le vierge âge jeune</title><content type='html'>Matzneff ne contracte de plaisir qu'en procédant à un retour dans le temps, avec des partenaires jeunes (lycéennes) ou extrêmement jeunes (garçons ou filles d'une dizaine d'années à peine). Cette manière de localiser l'Age d'Or suppose déjà un fort besoin d'adhérer à cet Age d'Or. Il existe bien, je l'ai rencontré. Le pédophile (à des degrés divers) n'est jamais qu'un négateur de temps. Comme si le temps ne s'écoulait plus avec ces relations nombreuses et comme si le pédophile accédait à l'extrême jeunesse en satisfaisant à ce besoin de relations. Là n'est pas l'essentiel : ce qui me frappe le plus, c'est l'obsession de la virginité. La virginité sexuelle renvoie au fondement introuvable. La vierge exprime la pureté de ce qui n'a pas été souillé. Accéder au réel pur, c'est passer du sensible à l'idéal, conférer à la sexualité, non plus une dimension de chute et de péché, mais d'élévation et de transcendance. Voilà pourquoi Matzneff se trouve contraint de répéter à l'infini son geste de pédophile, avec l'illusion à chaque fois d'approcher de la virginité ontologique et de l'élévation spirituelle. Par définition, la quête de Matzneff est illusoire : la sexualité vous installe dans le réel et le sensible, plus qu'elle ne vous en sort. La répétition indéfinie du même suffit à prouver le caractère utopique du même. Matzneff ne peut que répéter dans la mesure où il passe à côté. Son geste compulsif est celui d'un échec qui voudrait passer pour une victoire. C'est en quoi la perversion de Matzneff se différencie aussi de la pédophilie violente et homicide qu'il stigmatise. C'est pour vouloir retourner intellectuellement le sens que Matzneff en vient à légitimer le monstrueux, sans qu'aucune pulsion insurmontable ne le pousse à accomplir son crime pathologique. En retournant le sens, Matzneff escompte fonder l'idéal. Il ne fait qu'aviver son spleen.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-2313949896663670577?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/2313949896663670577/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=2313949896663670577' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2313949896663670577'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2313949896663670577'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/la-vierge-jeunesse.html' title='Le vierge âge jeune'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-4564007638903826248</id><published>2007-07-08T00:46:00.000-07:00</published><updated>2007-07-11T23:42:29.955-07:00</updated><title type='text'>Chute...</title><content type='html'>Curieuse manière, chez Raufer, de prétendre qu'il ne méprise personne, lui, le professeur, alors que c'est précisément le penchant auquel il est en train de se livrer. Curieuse et - incurable manie. Impayable arrogance que de livrer des jugements qui n'appellent jamais, une fois de plus, que le mécanisme de la projection. C'est pourtant l'un des tics psychologiques de tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, ressortissent de l'élite démocratique, en particulier quand cette élite se situe dans la sphère intellectuelle. Pour prouver votre intelligence, faites preuve d'arrogance. La démocratie effective patientera. Tel pourrait être le slogan des frustrés qui nourrissent le besoin de se sentir au-dessus des autres pour cultiver leur appétit de domination stérile. Cette propension, qui est loin de n'être que le cas de Raufer (que je juge ici sur son apparition télévisuelle et ses réponses présentes, cependant remarquablement cohérentes dans leur ton et leur unité), est inquiétante pour la démocratie. Au-delà de sa portée psychologique, qui révèle le vide de ceux se sentant obligés de compenser par l'apparence de la certitude, c'est la portée manipulatrice qui livre le diagnostic de la modernité. On se rappellera chez Molière la peinture de ces aristocrates et savants inconséquents prétendant déduire leur statut social d'introuvables fondements identitaires. Je préfère encore Dom Juan à Dorante. Plus de franchise et moins d'imposture. Non seulement Molière avait vu juste, mais j'ai bien peur que la période trouble que nous vivons avive les penchants au camouflage. Le règne des spécialistes pourrait se heurter à la sagesse de Montaigne, rappelant à quel point il se défie finalement des savants. Nos savants contemporains ne sont nullement indépendants de la mentalité de l'époque. Tout au contraire en reprennent-ils les postulats l'air de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;rien&lt;/span&gt;, comme si &lt;span style="font-style:italic;"&gt;rien&lt;/span&gt; ne s'était passé. Les conclusions &lt;span style="font-style:italic;"&gt;logiques &lt;/span&gt; auxquelles ils se livrent par la suite sont d'autant plus accidentelles et brillantes qu'elles ont le mérite d'occulter l'essentiel. Quel est cet essentiel travesti et tu? C'est que la modernité obéit au mécanisme de la réduction ontologique pour affirmer haut et fort qu'elle est parvenue à la vérité. L'apologie ethnocentrique de la rationalité joue ce rôle à merveille. Dans tous les cas, l'Hyperréel élude le réel au profit du désir et du monde de l'homme. C'est seulement ce que j'ai voulu rappeler en constatant que le parcours, les idées et les méthodes de Raufer se revendiquaient d'autant plus du réel, de l'objectivité, des faits, de la vérité, de la science criminologique que la démarche était celle d'un spécialiste occultant le problème du dialogue, du jugement, de la critique et de l'évaluation (bref, de la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;vraie&lt;/span&gt; pensée). Qu'on le veuille ou non, le savoir ne remplace pas la pensée - fantasme dérisoire et démesuré de la modernité scientiste (dont le scientisme consiste à se revendiquer postmoderne ou relativiste). Sur le point de l'ultralibéralisme et de l'idéologie des néoconservateurs, qui comporte de multiples différenciations, il est fascinant de constater :&lt;br /&gt;1) qu'elle allie le fantasme de la liberté débridée, donc totalitaire, avec la revendication sécuritaire. Ce paradoxe apparent n'en est pas un, puisque la liberté de tout faire ressortit de la violence et rejoint les attentes d'ordre, de force et de mépris de la pauvreté (le pauvre est culpabilisé comme un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;looser&lt;/span&gt; quasi empreint de péché originel).&lt;br /&gt;2) que l'ultralibéralisme mondialisé, qui prend des visages assez différents, suivant qu'il opère en territoire anglo-saxon ou en terre contestataire, comme c'est la cas de la France, est en contradiction manifeste avec le libéralisme classique, sur un point majeur au moins : le libéralisme prétendait régenter la sphère du politique économique et n'être qu'une philosophie pragmatique à portée limitée; l'ultralibéralisme étend les propositions du libéralisme à l'ensemble des activités humaines, si bien qu'il en vient à opérer par la force insidieuse le mécanisme de la réduction.&lt;br /&gt;3) le fait que nombre d'anciens militants de groupuscules d'extrême-droite et d'intellectuels de l'extrême-droite se soient recasés, suite à des parcours brillants, complexes et fort dissemblables, avec une constante remarquable, dans l'entourage de Sarkozy, laisse songeur : non que Sarkozy soit tributaire des coutumières insultes portées contre l'extrême-droite, mais qu'il ne soit jamais que le pion français d'une stratégie internationale où la force avance masquée derrière les prérogatives de la liberté et de la démocratie. Il n'y a pas que les faucons américains pour instiller le soupçon d'une manipulation de la démocratie à des fins totalitaires. Malheureusement, l'ultralibéralisme possède ses entrées et ses ramifications au sein de la gauche et du progressisme déclarés. Si bien que le seul moyen d'interroger les véritables conceptions politiques des acteurs du champ politique revient encore à sonder leur définition de la liberté. Dis-moi comment tu es libre et je te dirai qui tu es.&lt;br /&gt;4) dans le cas du criminologue Raufer, il m'apparaissait insupportable qu'un spécialiste, au nom des faits, assène des postulats aussi contestables sur l'homme et la politique, comme si, en somme, l'émergence de la violence gratuite chez les 16-18 ans ne répondait pas à la violence ultralibérale. En outre, il m'apparaissait intéressant que l'ultralibéralisme français (soit un nécessaire composé de libéralisme progressiste, de force, de sécurité) intègre en matière de justice et de criminalité des raisonnements qui mettent en avant la part du donné irréfragable, comme si le seul moyen de le traiter revenait à user de la force. La métaphore des fauves est assez éclatante pour n'appeler point d'autres arguments.&lt;br /&gt;5) Cette curieuse propension qu'ont les élites d'évaluer avec aigreur les contestations (quelle aberration que d'estimer que la rédaction d'une note non scolaire puisse équivaloir à un 4/20!; mais aussi quelle naïveté, comme si tout se réduisait à la production académique et au jugement formaté d'un professeur, aussi brillant fût-il) montre assez que le savoir prétend remplacer le jugement dans le principe de sa richesse même : l'absence de pensée prétend réduire l'effort de réflexion à sa propre démarche de formatage. Si bien que l'estimation par le savoir académique est nécessairement biaisée et toujours motivée par la compensation, voire la vengeance. Son but camoufle l'essentiel : il obéit à des impératifs d'objectivité, d'impartialité qui recèlent toujours la réduction du réel à ses bornes étriquées. L'académisme d'aujourd'hui est le chantre de l'Hyperréel. Comme héraut de l'intelligence, on est en droit d'attendre de plus féconds mythes...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-4564007638903826248?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/4564007638903826248/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=4564007638903826248' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/4564007638903826248'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/4564007638903826248'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/chute.html' title='Chute...'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-8656886370453385731</id><published>2007-07-07T03:33:00.000-07:00</published><updated>2007-07-08T04:26:58.630-07:00</updated><title type='text'>Un peu court, jeune homme...</title><content type='html'>Vifs échanges entre, notamment, le criminologue Raufer et Knobelspiess, ancien détenu (26 ans dans les prisons françaises, notamment pour hold up) dans le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ce soir ou jamais&lt;/span&gt; du mardi 20 juin 2007. Deux visions s'opposent, qui dépassent les seules lois Dati promises par le Président Sarkozy. D'un côté, Knobelspiess appartient à l'alternative gauchiste. De l'autre, Raufer est venu défendre le bien-fondé des lois Dati. Qui est Raufer? Selon la présentation de l'émission, "Xavier Raufer est enseignant à l’université de Paris II et à l’institut de criminologie de Paris. Ce criminologue s’intéresse depuis 1975 au terrorisme, à l’insécurité urbaine et au crime organisé. De son vrai nom Christian de Bongain, il a été militant d’extrême droite et membre d’Occident dans sa jeunesse, avant de revenir plus au centre de l’échiquier politique. Ses travaux et ouvrages se fondent sur des études de cas". Selon Wikipédia, "il fut épinglé par de nombreux chercheurs, voyant dans ses méthodes une contradiction avec les principes scientifiques. En effet, les sciences sociales devraient, selon le corps scientifique, permettre une vision la plus généralisable possible. Ses travaux se serviraient trop d'exemples particuliers (et non-généralisables), tendent à donner une vision catastrophiste de la réalité des ZUP". Wikipédia nous apprend que Raufer s'est dirigé vers la droite démocratique en participant au réseau Albertini. Quel est le dessein de ce recentrement politique? Qui est Albertini? Toujours selon Wikipédia, Albertini "se reconvertit à la propagande anticommuniste pendant la guerre froide et devient un conseiller influent sous la IVe et Ve République. Dans sa croisade contre le communisme, il fut servi par le mélange de peur et d'aveuglement qui régnait pendant la guerre froide, peur de la menace soviétique, d'un côté, aveuglement de ceux qui refusaient de voir les errements du système stalinien, de l'autre. Avec le soutien, financier notamment, des réseaux de la droite, et grâce à la réceptivité qu'il trouvait auprès des diverses sensibilités anticommunistes, il parvint à tisser sa toile. Sa technique policière de documentation, sa propension à démasquer le dessous des choses ou à dénoncer l'ennemi intérieur (par exemple, le Monde présenté, dans les années 50, comme un agent du Kremlin !) convenaient au climat de l'époque. Il devient également un conseiller très écouté de Georges Pompidou alors ministre sous De Gaulle et, lorsque Pompidou sera élu président de la république, Albertini conserve encore un grande influence sur ses deux conseillers, Marie-France Garaud et Pierre Juillet. Il collabore également avec ces derniers lorsqu'ils sont dans l'entourage de Jacques Chirac. Le monde politique sollicite ses conseils, jusqu'en 1981. Les grands patrons subventionnent ses activités. Il participe à l'Institut d'histoire sociale dont il est le trésorier. Il fut également l'un des mentors du jeune Alain Madelin." Madelin, tiens, tiens... Durant l'émission, Raufer fait preuve d'une morgue cassante à l'encontre de Knobelspiess. C'est ainsi qu'il rappellera qu'"être atteint de syphilis ne rend pas vénérologue". Plus grave, il n'hésitera pas à lancer à l'adresse de l'ancien détenu, il est vrai passablement confus et agressif lui aussi : "Le fait d'être un pitre..."; ou encore, à l'adresse de Taddeï : "Il peut arrêter de dire n'importe quoi?" Il est toujours gênant de constater le déchaînement du mépris, même quand il est justifié. Dans le cas de Raufer, sa condescendance s'expliquerait par le fait qu'il oppose des arguments fondés sur les faits et le réel à des fantasmes de romantique attardé et de démagogue inquiétant. Très sentencieux et professoral, Raufer rappelle ainsi que 6 à 7 % des gens condamnés sont concernés par la loi Dati, quelques milliers de cas à peine (agressions violentes, viols ou crimes). Entre 2000 et 2005, les cas de récidive grave ont augmenté de 145%. Les lois sont faites pour punir des fauves. S'ils ne veulent pas retourner en prison, ils n'ont qu'à ne pas recommencer. Comment Raufer passe-t-il des statistiques au jugement, puisqu'il faut bien que tout fait soit interprété dans le sens d'une conception générale de l'existence et du réel? C'est le noeud du problème. Car s'il est certain qu'être prisonnier ne rend pas pertinent sur les prisons, il est tout aussi certain qu'être criminologue ne rend pas philosophe. Qu'on écoute les présupposés que délivre le jugement de Raufer : "Quand les modèles de voitures changent, les outils changent." Avec Raufer, la vie est simple, à défaut d'être belle : la criminalité a changé - les lois doivent s'adapter. Et notre spécialiste de poursuivre dans son énumération &lt;span style="font-style:italic;"&gt;scientifique &lt;/span&gt; (de nos jours, la science est un mime de vérité et la caution de toutes les idéologies un peu raides) : dans le cas de la récidive et des agressions graves, le basculement intervient entre 16 et 18 ans. Sur 100 actes criminels, la moitié sont commis par les mêmes minorités des mêmes endroits, des cités : 50 actes criminels sur 100 concernent 20 millions d'habitants sur les 60 que compte la population française. Les lois Dati sont par conséquent adaptées au réel et aux mutations de la société. Il s'agit bel et bien de prévention et de dissuasion. Là dessus, Knobelspiess, qui s'exprime mal, mais n'est certainement pas un imbécile, lance qu'il faut plus de justice économique pour que la justice sociale suive. Réponse immédiate et cinglante de Raufer, dont le complexe de supériorité est manifeste : "C'est absurde" (Jean Valjean expédié au bagne pour un pain, c'est grotesque). Il faut croire que le blason de l'universitaire, de l'expert et du scientifique laisse transparaître malgré tout quelques failles dans la carapace inexpugnable. C'est Chabrol qui s'y engouffre. Chabrol parle mieux que Knobelspiess. Surtout, il n'a pas envie de s'attirer les foudres de Raufer. Il souhaite juste mettre en lumière le raisonnement de Raufer. Chabrol a beau jeu de rappeler que le sens des lois ressortit d'une vision qui dépasse le simple cadre du juridique. Que fait-on d'un tigre humain dans la société humaine (ou d'un fauve, sans jouer sur les mots)? Réponse de Raufer : les nombreuses pratiques dans la réinsertion échouent parfois (hélas). Il faut régler l'échec des gens qui sont intraitables. L'être humain n'est pas un robot. Malheureusement. Je crains fort, bien que j'en aie l'intuition seule, que cette vision sous-tende le raisonnement des proches de Sarkozy. Cette manière de concevoir le réel nous vient notamment des USA (voir Giuliani à New York) et repose sur le postulat selon lequel les faits sont éternels et sont dénués de causes et de conséquences. Admirable raisonnement! La nature humaine est éternelle. Le nombre d'individus dangereux est potentiellement identique et doit être traité avec sévérité, seul moyen de libérer la société de ce fardeau étouffant et anxiogène. C'est un peu court : il faudrait savoir! Si la criminalité a évolué, c'est que la passe-partout nature humaine évolue elle aussi et s'adapte à son environnement. Raufer se révèle bien trop clair pour ne pas être simpliste. Il feint trop de croire que les faits ne cachent pas une vision de l'homme et du monde. Dans son cas, cette vision qui revient à la mode est une vision dure, très proche des néoconservateurs,  selon laquelle la force seule triomphe de la violence. Désolé de le répéter, c'est une vision totalitaire qui s'exprime ici avec brio et science. Le savoir ne suffit pas. En voici encore une illustration. Il arrive même (souvent) qu'il occulte la faiblesse de la réflexion. En l'occurrence, il faudrait se demander pourquoi, dans nos sociétés qui sont si civilisées, la criminalité la plus violente, quasi gratuite, augmente aussi fortement, pourquoi la loi est contrainte de s'adapter à la hausse de la violence chez les mineurs. Peut-être serait-il temps de visionner &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Orange mécanique&lt;/span&gt; plutôt que de subir les dictats d'un criminologue sous pseudonyme comme d'autres avancent masqués? Je me demande si ces interrogations ne restent pas en jachère chez Raufer du fait de son parcours et de sa manière de penser. Etrange tout de même, cette appartenance passée à Occident, à l'extrême-droite nationaliste, anticommuniste, néofasciste, antilibérale (où l'on constate qu'il n'est pas du tout certain que l'ultralibéralisme soit la perpétuation cohérente du libéralisme), comme Madelin certes (ministre, député UDF, président de Démocratie libérale, puis député UMP), mais aussi comme Patrick Devedjian (maire d'Antony, député des Hauts-de-Seine et secrétaire général délégué de l'UMP), Gérard Longuet (ministre de l'Industrie et ancien président du Conseil régional de Lorraine). Deux éminents conseillers de Sarkozy issus d'Occident! Liste exhaustive? Accident de l'histoire? Qu'on en juge par cette liste sortie de Wikipédia : William Abitbol (futur conseiller de Charles Pasqua); Alain Baudry (éditeur universitaire); Jacques Bompard (ancien maire FN et actuel maire MPF d'Orange); Thierry Boutet (futur éditorialiste de l'hebdomadaire Famille chrétienne); Frédéric Brigaud, sculpteur, auteur de la plupart des affiches d'Occident; Dominique Chaboche (futur secrétaire général du FN); François Duprat; Pierre-Philippe Pasqua (fils de Charles Pasqua); Patrice Gélinet (futur directeur de France Culture); Jean-Jacques Guillet (futur député des Hauts-de-Seine); Claude Goasguen (futur député de Paris et l'un des porte-parole de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy); Hervé Novelli (futur député d'Indre-et-Loire); Gerald Penciolelli (futur directeur de Minute); Michel de Rostolan (futur dirigeant du CNI et député apparenté FN de l'Essonne); Dominique Venner (futur historien et directeur du bimensuel la Nouvelle Revue d'Histoire). Le moins qu'on puisse constater est que, sur les 1500 adhérents que comptait Occident en 1968 (selon Wikipédia), le nombre de ceux qui ont trouvé à se convertir à des postes prestigieux est impressionnant, sans que la liste soit exhaustive (je retrouve ainsi une citation de Didier Schuller : «Je suis entré à la Corpo de droit à Assas en 1964. J’étais un militant d’occasion qui fait le coup de poing. J’étais très Algérie française, mais si je ne suis pas allé à Occident, c’est que je ne voulais pas être le “juif” de ce mouvement. Je suis vite revenu vers des choses plus raisonnables, et en 1972, je suis entré dans les cabinets ministériels.»). Il est plus impressionnant encore d'observer que les brillants cadres d'Occident ont fourni une part non négligeable des conseillers de Sarkozy et des inspirateurs de sa politique (que j'estime ultralibérale). Curieux, dans la foulée, que tant d'anciens militants d'Occident se soient identifiés à l'ultralibéralisme et aux néoconservateurs... Le cas de Madelin est à cet égard le plus emblématique, mais nullement l'exception qui confirme la règle. Dans tous les cas, la violence prétend résoudre l'imperfection du monde. Que des idéologues comme Raufer (dont l'idéologie est prégnante dans l'exacte mesure où elle s'enorgueillit des atours du savoir et de l'objectivité) ressurgissent dans les grands médias ne répond nullement aux caprices du hasard, mais à la mentalité de l'époque et à l'influence de la mondialisation ultralibérale. Il est par ailleurs navrant de percevoir à quel point le raisonnement des plus influents se révèle aussi futile et fataliste, simpliste et naïf. C'est le signe que le monde de l'homme va mal et que la confusion de Knobelspiess s'accompagne malheureusement d'une certaine dose de vérité : les vraies racailles se situent davantage dans les milieux de l'Elite, des cols blancs et des influents qu'au sein de la population des déshérités et des pauvres, qui, comme chacun devrait le savoir, sont surtout les boucs émissaires de la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;politique&lt;/span&gt; de l'économisme triomphant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Jugeant que la correction et le débat exigeaient que j'envoie cette note à Xavier Raufer, je l'ai contacté via son adresse e-mail. Voilà ce qu'il me répond :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Que répondre ? &lt;br /&gt;Un haussement d’épaules fera l’affaire. &lt;br /&gt;Le flot de racontars que vous m’envoyez est faux à 99% - la seule fois où j’ai perdu du temps à poursuivre un élément de la (petite) meute des flics de la pensée, le calomniateur fut condamné suite à des attendus si sévères qu’il n’osa même pas aller en appel. &lt;br /&gt;Sur 11 faits concrets qu’il me reprochait en effet... Les 11 étaient matériellement faux !  &lt;br /&gt;Que répondre à de pauvres types qui recopient à l’aveugle ce qu’ils trouvent dans les poubelles d’Internet, sans en rien vérifier, en dépit des règles minimales de décence et d’honnêteté ?&lt;br /&gt;Et qui bien sûr, se croient intouchables, cachés derrière leur petit blog ?&lt;br /&gt;Rien. &lt;br /&gt;Qu’ils croient ce qu’ils veulent, si ça donne un semblant de sens à leur pauvre vie.&lt;br /&gt;Vous trouverez ce que j’ai fait et fais sur www.xavier-raufer.com&lt;br /&gt;Telle est ma carrière; telles sont mes œuvres.&lt;br /&gt;Pour le reste; rien à expliquer – ni moins encore à justifier.&lt;br /&gt;Bien à vous, XR."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Assez déçu par la menace implicite que contenait cette réponse, alors même que ma démarche répondait au dialogue et non à l'intimidation, je lui ai transmis mes regrets et mes peines. Je constate d'une manière plus générale que le dialogue laisse de plus en plus place à la judiciarisation de la société et que cette manière de concevoir la contradiction ne correspond pas au principe de l'échange et de la démocratie, qui veut que la Justice tranche quand le dialogue n'est plus possible. Tel n'était évidemment pas le cas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Monsieur,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'étonne que par un effet d'abyme assez ironique, vous fassiez preuve d'un tel mépris. Je ne sache pas que les hères qui ont le malheur de n'être pas d'accord avec vous soient tous passibles de railleries et de menaces. Ai-je prétendu que vous étiez un horrible nazi ou la réincarnation d'un croisement entre Staline et Ben Laden? Ai-je laissé planer des insinuations malveillantes sur votre vie privée ou sentimentale? Me suis-je moqué de vous physiquement ? Ai-je tenté de vous intimider ? Certainement pas. Je ne fais que profiter de la liberté de ton que permet Internet et qui dérange. C'est bien dommage que la diffamation soit votre seule réponse. Les rétorsions judiciaires ne sont pas pertinentes dans le cas de ma démarche. Au lieu d'agir comme éléments de clarification, elles vont dans le sens de la censure. Quant aux erreurs que j'ai commises, je suis tout à fait disposé à les corriger et à les publier, ce que l'écrit permet, contrairement au flot de la télévision. Il suffit juste que vous daigniez les pointer du doigt. Le fait que je vous ai envoyé cette note et que vous disposiez d'un site Internet m'avait laissé croire que les libertés d'information et d'expression étaient accrues par l'outil Internet et que vous acceptiez les augures de la contestation sur les bases de la réponse argumentée - non de la menace tacite. Peut-être suis-je un imbécile ou un pauvre type; certainement pas un homme de mauvaise foi. Le dialogue pèse plus lourd que la condamnation.&lt;br /&gt;Bien à vous."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les adieux odieux de Raufer contiennent le postulat récurrent des nantis de la modernité : à le lire, tout son flair se situe dans ses narines!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Pour en finir.&lt;br /&gt;Je ne vous méprise pas. Un professeur ne méprise personne – sinon, il change de métier.&lt;br /&gt;Mais ayant derrière moi vingt ans d’enseignement supérieur, des milliers d’examens oraux et écrits, des dizaines de thèses et de mémoires, je vous jauge - avec froideur et détachement comme il se doit en pareil cas - pour ce que vous êtes. &lt;br /&gt;Les écrits révèlent bien le caractère des gens. Ils révèlent de vous un être vaniteux et susceptible, pas très doué, capable de pomper à droite et à gauche des données non vérifiées et ensuite de les présenter en un charabia qu’il croit savant. &lt;br /&gt;Bref, ça vaut 4 sur 20. &lt;br /&gt;Je dialogue avec plaisir avec les étudiants brillants et cela m’enrichit beaucoup. &lt;br /&gt;Mais vous, pas envie et pas le temps. Adieu, XR"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-8656886370453385731?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/8656886370453385731/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=8656886370453385731' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8656886370453385731'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8656886370453385731'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/un-peu-court-jeune-homme.html' title='Un peu court, jeune homme...'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-7010042175899808235</id><published>2007-07-06T10:06:00.000-07:00</published><updated>2007-07-07T00:25:37.410-07:00</updated><title type='text'>Seul l'espace peut nous sauver</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;« Le nouveau monde des Temps modernes a son propre fondement historial en cela et là même où toute histoire, tout événement, a son fondement essentiel : dans la métaphysique. » (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Nietzsche II&lt;/span&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La métaphysique en tant que métaphysique, est l'authentique nihilisme. […] Pense-t-elle l'Être même ? Jamais. Elle pense l'étant eu égard à l'Être. » (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Nietzsche II&lt;/span&gt;).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ruche universitaire ne cesse depuis l'après-guerre de fourmiller avec passion et bourdonnement autour de l'affaire Heidegger. Heidegger fut-il nazi? Selon les uns, oui, à tel point qu'il faudrait interdire sa pensée nauséabonde (parti des censeurs). Pour les autres, l'engagement correspondit à une erreur de jeunesse passagère et une parenthèse qu'il serait temps de refermer (parti des dénégateurs, je n'ose dire des négationnistes). Il est plus probable que Heidegger fut le grand ontologue qu'on connaît couplé à un homme profondément marqué par les options nazies de l'avant-guerre. Après tout, la coexistence au sein du même homme de la grandeur et de la monstruosité n'a rien d'étonnant. Il semblerait qu'on puisse être philosophe de valeur et détraqué sexuel. Dans ce cas... Dans le cas de Heidegger, il serait fallacieux d'ignorer l'engagement nazi et les doutes sur sa persistance d'un revers de main, comme si l'accident ne méritait pas considération en regard des profondeurs ontologiques énoncées. Je crains fort que cette hypothèse n'annonce le choix d'un chemin qui ne mène nulle part. Car la critique qu'opère Heidegger de la technique, sa vision de l'Etre et des étants suppose une profonde aversion envers le libéralisme et le capitalisme. La réaction nazie intervient ainsi en plein essor de l'Amérique libérale et n'est pas sans lien avec le communisme. Dans les deux cas, il s'agit d'échapper à la consommation et à la réduction de l'homme et du réel à des étants ravalés au statut d'objets. S'il est certain que Heidegger commit une faute irréparable en optant pour l'alternative nazie (comme Sartre, lecteur assidu d'&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Etre et Temps&lt;/span&gt; durant son périple allemand, entacha sa personne en soutenant contre vents et marées l'idéologie communiste sous toutes ses formes), la profondeur de jugement qu'on lui reconnaît sur l'Etre explique cet engagement extrémiste et destructeur par la vision claire et lucide de la fin rapide et terrible qui attendait l'homme s'il s'engageait dans l'option libérale. Heidegger, en bon lecteur de Nietzsche, avait vu le dernier homme, le nihilisme débilitant et l'ultralibéralisme de pacotille. Dans l'esprit du jeune Heidegger, seul le recours à la violence pouvait empêcher l'humanité, en rupture de monothéisme, de supporter le fardeau qui l'attendait. Et de ce point de vue, il est difficile de donner tort à Heidegger. Le philosophe fut monstrueux comme les islamistes conséquents qui s'engagent dans le fanatisme musulman en considérant avec justesse la dérive du monde occidental. De ce point de vue, c'est la prudence qui doit guider nos pas : car de ces multiples exemples, il résulte que l'opposition au système dominant accouche le plus souvent de la violence et de la folie. Le seul moyen d'échapper à cet inquiétant travers consiste encore à bâtir le futur système dominant. La &lt;span style="font-style:italic;"&gt;spatialisation&lt;/span&gt; vaut mieux que la mondialisation.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-7010042175899808235?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/7010042175899808235/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=7010042175899808235' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7010042175899808235'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7010042175899808235'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/seul-lespace-peut-nous-sauver.html' title='Seul l&apos;espace peut nous sauver'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-757608004335302900</id><published>2007-07-06T08:44:00.000-07:00</published><updated>2007-07-06T10:05:29.709-07:00</updated><title type='text'>Bave et résidu</title><content type='html'>Pour comprendre les funestes événements qui obscurcissent la marche du monde vers la soi-disant liberté, en fait le totalitarisme travesti en mondialisation de la démocratie et du libéralisme, il suffit d'écouter le grand ponte Nicolas Baverez, qui est pompeusement baptisé &lt;span style="font-style:italic;"&gt;déclinologue&lt;/span&gt; par certains cercles et certains cénacles injustement affiliés à Montaigne (injustement, pour Montaigne s'entend). Après les criminologues et les politologues, dans le catalogue, désormais, il faudra adjoindre : déclinologue. Qu'est-ce qu'un déclinologue? Un crack bardé de diplômes, qui vous explique, en gros, que tout ce qui n'est pas du côté de l'ultralibéralisme penche du côté du déclin. A propos de déclin et de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;penchant&lt;/span&gt;, je m'aperçois que l'image de la tour de Pise serait assez pertinente pour illustrer l'équilibre précaire qu'assure l'ultralibéralisme et la chute assurée qu'il prome(u)t. Sauf peut-être que le résultat se déroulerait à plus court terme pour l'idéologie économique qui prétend succéder au bipolarisme et triompher du communisme... Dans un entretien du 7 octobre 2003 accordé à &lt;span style="font-style:italic;"&gt;20 Minutes&lt;/span&gt;, Baverez explique (sérieusement) : «Le temps libre, c’est le versant catastrophe sociale. Car autant il est apprécié pour aller dans le Lubéron, autant, pour les couches les plus modestes, le temps libre, c’est l’alcoolisme, le développement de la violence, la délinquance, des faits malheureusement prouvés par des études.» Egarement passager dû à la fatigue et aux dossiers (bref, au mode de vie que prône l'ultralibéralisme et qui repose sur le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;surmenage&lt;/span&gt;)? Qu'on en juge cette fois-ci avec un extrait tiré d'une époustouflante intervention sur France Culture (20/09/03) : " Le temps libéré par les 35 heures, c’est de la violence conjugale et de l’alcoolisme en plus. " Il faudrait commencer par expliquer que cette morgue et cette arrogance, dignes de la pensée ultralibérale, sont intellectuellement fort choquantes. Choquantes, mais logiques : il n'est pas surprenant que cet avocat, essayiste économique de tendance ultralibérale, énarque (promotion 1988), normalien (de la rue d'Ulm), docteur en histoire et agrégé de sciences sociales (excusez du peu!) travaille du côté du système qui lui a procuré cette myriade de diplômes. Aujourd'hui, l'intellectuel coopté par le système exprime l'impulsion dominante du système, soit l'ultralibéralisme (avec ses versions conservatrice et progressiste : Baverez et Minc), soit le totalitarisme élitiste et étriqué, soit l'exploitation à très court terme de l'humanité par une poignée de profiteurs et pour une poignée de dollars. Il serait peut-être temps d'arrêter d'accorder la valeur intellectuelle au pedigree scolaire. Car l'on constate que la rue d'Ulm, pour un Bergson génial, a accouché de centaines de singes savants et de perroquets babillants, dont Baverez est un avatar aussi réussi qu'éclatant. L'avantage avec ce genre d'énergumène, qui se prend pour le mime d'Aron, soit la dégénérescence intellectuelle d'Aron (sans qu'Aron soit Platon), c'est qu'ils indiquent invariablement le sens de la vérité. Il suffit presque de les prendre au mot, mais dans la direction inverse. Baverez est ultralibéral? C'est qu'il faut être &lt;span style="font-style:italic;"&gt;spatial&lt;/span&gt;. Baverez défend l'abrogation des trente-cinq heures pour mieux renier les acquis sociaux européens et engager l'humanité dans la surenchère du travail (travestie en libération, comme de juste)? C'est que le travail progressiste du siècle à venir consistera précisément à penser la réduction du travail comme pensée politique. A l'heure où les progrès techniques éclatants assurent à l'homme les moyens de réduire son labeur et sa peine, la hausse du chômage indique assez que certaines élites égocentriques et ignares ont détourné le progrès à leur seul profit et pour leurs sales profits. Où le temps de travail aurait dû diminuer, c'est le chômage qui a augmenté! Assez logique quand on connaît la rivalité mimétique qui agite la nature humaine, mais totalement contre-productif si l'on prend la peine d'étudier où se situent les intérêts de l'humanité. L'apparition de la technique moderne appelle la diminution du travail. La gauche défendra le progrès véritable, non en servant une soupe démagogique contre l'ultralibéralisme, mais en axant son programme autour et à partir des vingt heures hebdomadaires. Non seulement l'objectif se révèle viable, mais, à l'inverse de la surenchère ultralibérale injustifiée, il assure la pérennité de l'humanité. Qui s'établit dans la conquête de l'espace et non dans la rivalité mondialisée...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-757608004335302900?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/757608004335302900/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=757608004335302900' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/757608004335302900'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/757608004335302900'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/bave-et-rsidu.html' title='Bave et résidu'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-2917996553614830897</id><published>2007-07-05T06:32:00.000-07:00</published><updated>2007-07-06T08:34:40.310-07:00</updated><title type='text'>C'est la foire, Gabriel!</title><content type='html'>Je lis plusieurs articles de Matzneff, dont l'un adressé à Catherine Nay et l'autre intitulé &lt;span style="font-style:italic;"&gt;C'est la gloire, Pierre-François!&lt;/span&gt;, tous rassemblés dans son recueil éponyme et parus récemment. A chaque fois, l'argumentaire de Matzneff consiste à invoquer la calomnie et le malentendu pour se dédouaner des horribles accusations qui pèsent sur sa personne (bien plus que sur ses écrits). Peut-on être un grand écrivain et un pédophile? Certainement. Le cas de Heidegger, sympathisant nazi prononcé durant (au moins) une certaine partie de son existence, ferait jurisprudence au vingtième siècle. Là n'est pas le débat. A écouter l'ange Gabriel, ce seraient les dévots et les moralisateurs des ligues de vertu qui caricatureraient ses propos et le feraient passer pour un horrible pédophile et un proche parent des grands criminels sexuels, à l'instar de Dutroux. Matzneff ne serait qu'un libertin incompris, qui n'a torturé personne, encore moins tué quiconque. De surcroît, il aurait arrêté sa vie de débauche en 1986. Il faudrait savoir : soit Matzneff a arrêté, soit il n'a jamais commencé! D'autre part, on peut être pédophile endurci sans verser dans la torture et le meurtre. Surtout, la défense de Matzneff est typique du déni pervers : elle revient toujours à invoquer la différence comme la vérité insaisissable et inclassable, la marginalité sulfureuse et injuste. Ainsi, Matzneff taxe-t-il un juriste et d'autres procureurs de lyncheurs au motif qu'ils l'accusent de pédophilie dans l'émission défunte &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Apostrophe&lt;/span&gt;. A en croire Matzneff, et on est tout prêt à le croire, jamais il n'a tenu les propos incriminés dans ladite émission. Le problème demeure pourtant entier et inchangé : car si Matzneff n'a jamais proféré de tels propos à &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Apostrophe&lt;/span&gt;, du moins les a-t-il consignés dans les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Moins de seize ans&lt;/span&gt;. Si bien que la bonne foi avec laquelle Matzneff s'insurge contre les mauvais procès incessants qui lui seraient intentés exprime-t-elle l'acmé de la mauvaise foi, pour invoquer sans cesse un ailleurs introuvable qui coïnciderait avec la vérité. Je n'ai jamais affirmé que je ne suis pas pédophile à &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Apostrophe&lt;/span&gt;, donc je suis innocent, clame Matzneff. Que nenni, l'artiste : ne l'as-tu pas cependant claironné, avec des justifications abominables à l'appui, dans ton célèbre et sulfureux ouvrage? Sans cesse, la ligne de défense de Matzneff oscille et évolue, comme une armée de mercenaires non conventionnelle, si bien qu'au final, à lire Matzneff, on se persuade que la vérité n'existe pas plus que la licorne et que seule la manière de la défendre importe. Tout ce qu'on reprochera à Matzneff sera faux; le vrai est ailleurs, slogan bien connu, qui permet de différer à jamais l'établissement de la vérité (au moins celle des faits). C'est d'ailleurs ce que sous-entend Matzneff lorsqu'il se réfugie derrière la qualité du style pour jauger de son oeuvre artistique. Je crois que le style a bon dos. On voit mal où se situe la qualité d'un diariste qui livre, avec un style certain , son apologie du libertinage avec midinettes de seize ans pour le défilé. Matzneff veut-il qu'on le juge sur ce journal intime avec objectivité et sans moralisme? C'est fait : ennuyeux et digne de la médiocrité d'une certaine classe et de l'époque.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-2917996553614830897?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/2917996553614830897/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=2917996553614830897' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2917996553614830897'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2917996553614830897'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/cest-la-foire.html' title='C&apos;est la foire, Gabriel!'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-8784841713357173422</id><published>2007-07-05T06:03:00.000-07:00</published><updated>2007-07-07T03:24:43.272-07:00</updated><title type='text'>Les racines de la liberté</title><content type='html'>Revel passe son temps, à longueur de pages, à expliquer le goût de l'asservissement et du totalitarisme chez l'homme. Pour le libéral Revel (libéral assez confus, puisqu'on ne sait pas bien chez cet académicien s'il descend du libéralisme classique ou s'il se réclame de l'ultralibéralisme), il est incompréhensible que la prégnance du totalitarisme soit si insistante au sein de la nature humaine. Le paradoxe s'explique aisément : s'il ne comprend pas, c'est que Revel est un libéral. La tentation du totalitarisme chez l'homme s'explique par son goût immodéré de la liberté, tant il est vrai que les mots peuvent tout signifier, tout et - leur contraire. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Liberté&lt;/span&gt; peut ainsi être entendu autant comme le droit de disposer du maximum d'indépendance (sans attenter à celle d'autrui) que comme le droit de faire ce que bon vous semble. Dans le second cas, qui exprime une aspiration très forte de la nature humaine, la liberté se rapporte au totalitarisme. C'est au nom de la liberté que le totalitarisme s'impose. C'est au nom de l'expression de la puissance et le visage masqué que le totalitarisme avance avec autant de succès. L'exemple le plus éclatant? L'ultralibéralisme actuel, qui a la bonne foi (pour une fois) de décliner son nom, n'est rien d'autre que l'apologie de la liberté extrême. Et qu'est-ce que la liberté chauffée à blanc?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-8784841713357173422?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/8784841713357173422/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=8784841713357173422' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8784841713357173422'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8784841713357173422'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/les-racines-de-la-libert.html' title='Les racines de la liberté'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-2675544626572816935</id><published>2007-07-05T03:02:00.000-07:00</published><updated>2007-07-05T05:46:16.028-07:00</updated><title type='text'>Dichotomie</title><content type='html'>Plus on en dit, moins on en fait. Cette sentence populaire, reconnue comme pertinente et valide d'ordinaire, je vois mal pourquoi elle ne s'appliquerait pas à la prose de Matzneff. Selon ce jugement, Matzneff en dit tellement que la dichotomie entre ses faits et ses prétentions mérite (au moins) d'être évoquée. Soit Matzneff est un mythomane plus ou moins conscient, qui exagère la qualité et la fréquence frontale de ses galipettes pour se donner de la consistance, soit Matzneff est un pervers qui transforme dans le discours la violence en bienfait. Quand je lis Matzneff, je men sens tout petit et complexe : quel héros que cet homme qui bande sans discontinuer des heures durant et qui fait l'amour à la commande! Rocco Siffredi fait écrivain, il faut que Damne Nature ait été généreuse en atouts et atours ! On sait que l'exagération de la virilité (réduite aux performances sexuelles, ce qui en dit long des préjugés qui agitent certains milieux) n'est pas seulement la marque d'une puérilité attachante : elle permet aux hommes de transcender leur fragilité constitutive, même si transcender rime avec transgresser. Les rumeurs sur les maîtresses incessantes de Mitterrand à la fin de son existence laissent songeur : comment un vieillard durement touché par le cancer généralisé, qui plus est attaqué à la prostate, disposerait des moyens physiques et psychologiques pour collectionner les maîtresses et les ébats sexuels? L'absence de réalisme laisse songeur. Là n'est pas le pire : si l'on prête l'oreille à la polysémie de la sentence, l'on entend rapidement que l'absence d'action, ou sa faiblesse, s'entend aussi qualitativement : moins on en fait - c'est-à-dire moins ce qu'on tente est imprégné de valeur. Dans ce sens, l'érotomanie n'est pas une libération, ou l'accession à une sphère supérieure et &lt;span style="font-style:italic;"&gt;meilleure&lt;/span&gt; - enviable, quoi. C'est une redoutable maladie psychiatrique, dont certaines stars fortunées essaient de perdre l'habitude destructrice. La nymphomane est couramment moquée comme une personne chez qui le consentement s'est confondu avec la violence. La qualité de la sexualité ne se jauge heureusement pas à la fréquence des pulsions, sans quoi le maniaque sexuel irrépressible serait considéré comme un crack. Un peu de nuance et de finesse! Au passage, on notera que chacun mesure combien le consentement est concept inopérant dans le cas de la nymphomane. Les objections sur le consentement de Catherine Millet, qui a narré ses expériences roboratives dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La Vie sexuelle de Catherine M.&lt;/span&gt;, écoulé à 2,5 millions d'exemplaires selon Wikipédia, sont éclatantes. Si la réalisation du fantasme fait vendre, comme un interdit qu'on est bien heureux de voir effectuer par d'autres, les bobos gogos qui estiment qu'ils se hissent au-dessus du commun en transgressant, chacun sait vite combien la lecture de Millet fut un pensum, sitôt la trentième page écoulée. Millet prise dans toutes les positions contre un buisson du bois de Boulogne, par une multitude de partenaires anonymes, il est vrai que la réalité n'a rien d'excitant pour le plus grand nombre, si l'on fait abstraction de quelques énergumènes qui cherchent dans l'extrémisme un plaisir qu'ils ne sont pas  près/prêts de trouver... La répétition lasse et c'est en quoi l'on peut parler d'échec de la modernité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-2675544626572816935?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/2675544626572816935/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=2675544626572816935' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2675544626572816935'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2675544626572816935'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/dichotomie.html' title='Dichotomie'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-1151458130959095442</id><published>2007-07-04T12:46:00.000-07:00</published><updated>2007-07-05T02:57:16.951-07:00</updated><title type='text'>L'Infâme</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Je reproduis l'article remarquable que commet la responsable du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Monde des livres&lt;/span&gt; sur le Journal Intime de la période 1983-1984 de Matzneff, intitulé &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Mes amours décomposés&lt;/span&gt; et paru chez Gallimard, dans la collection L'infini en 1990.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;"Qui a peur de Gabriel Matzneff ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'on aime un écrivain, tout de lui intéresse : ses journaux intimes, ses lettres, sa mégalomanie, ses naïvetés comme ses pensées graves, ses lâchetés comme ses moments de courage. C'est pourquoi le public que Gabriel Matzneff s'est constitué, en dix-neuf livres, lira avec passion le cinquième volume de son journal intime, Mes amours décomposés.&lt;br /&gt;On retrouve dans ce journal, tout au long des années 1983 et 1984, les obsessions que Matzneff partage avec ceux qui font de la jeunesse, ou de son apparence, une vertu : la surveillance de son poids, de sa forme physique, de sa santé, de la souplesse de sa peau. On y retrouve surtout ce qui fait de Matzneff un personnage étrange, à une époque où le goût de la réussite professionnelle a tout envahi : le portrait d'un homme qui consacre la plus grande partie de son temps à sa vie amoureuse.&lt;br /&gt;Gabriel Matzneff - qui avait la quarantaine dans les années que couvre ce volume - aime les très jeunes filles. Quinze ans, seize ans, dix-sept ans. Elles le lui rendent bien. Dans ce journal qu'il tient "n'importe où, dans l'autobus, en attendant quelqu'un, bref jamais à une table, à heure fixe", Matzneff décrit longuement ses amours, ses plaisirs, l'habileté de ses jeunes maîtresses. Il se plaît à rapporter aussi les querelles amoureuses, les rivalités, les "drames", dont il est, bien sûr, le centre, la victime, le héros.&lt;br /&gt;Pourquoi publie-t-il ce journal ? "Parce que cela me fait plaisir, évidemment. Parce que je suis écrivain. Si j'étais peintre et si, comme tant de peintres l'ont fait depuis des siècles, je peignais mes petites amies, je les exposerais. Enfin parce que c'est très intéressant, ce journal. J'aime les journaux intimes. Tous. Les variations de poids de Byron et les chaudes-pisses de Flaubert me passionnent. J'aime les journaux intimes parce qu'ils tentent de fixer l'instant fugitif, de retenir cette vie qui s'échappe. Quelqu'un qui n'a pas le goût de son passé n'a pas le goût de son destin... Moi, je préfère mes romans à mon journal. C'est plus excitant. Mais beaucoup de mes lecteurs disent préférer mon journal intime."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La répétition amoureuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut n'être pas de cet avis. On peut aussi ne pas aimer les journaux intimes. On peut ne pas s'intéresser à cet univers de la répétition amoureuse qui est celui de Matzneff et ne voir là qu'un document sur une forme de sensualité. Qui n'a rien de neuf, évidemment.&lt;br /&gt;"Selon Fourier, écrit Matzneff lui-même, l'âge viril (de quarante-cinq à cinquante-quatre ans) est celui qui s'accorde le mieux avec le jouvencellat (quinze à dix-neuf ans) : "Si nous supposons qu'un homme de cet âge, exercé à séduire les femmes, courtise une jouvencelle de seize ans, sans expérience, il la charmera plus aisément qu'un jeune homme bouffi de prétentions..." (Manuscrits de Fourier, tome1, page 374)."&lt;br /&gt;Quant à trouver cela scandaleux... Qui donc a peur de Gabriel Matzneff ? Ceux qui, peut-être, n'ont rien lu, rien vécu (cela commence à faire du monde...). Matzneff ne viole personne, ne force aucune de ces jeunes femmes à partager sa vie amoureuse. Si scandale il y a, il est bien plus dans l'incident qui a eu lieu, voilà quelques semaines, à la télévision, sur le plateau d'"Apostrophes". Personne n'a réagi quand une femme, Mme Denise Bombardier, a eu la sottise d'appeler quasiment à l'arrestation de Matzneff, au nom des "jeunes filles flétries" par lui... Découvrir, en 1990, que des jeunes filles de quinze et seize ans font l'amour avec un homme qui a trente ans de plus qu'elles, la belle affaire !&lt;br /&gt;Il est plutôt rassurant de vivre dans un pays et à une époque où l'on est libre de publier Mes amours décomposés. Gabriel Matzneff, le tout premier, en convient : "Au dix-neuvième siècle, un écrivain n'aurait pas pu publier un journal intime tel que le mien. Baudelaire n'a pas publié Mon coeur mis à nu (1). Je ne suis pas un homme qui croit au progrès, amis je constate qu'aujourd'hui je peux publier ce journal de mon vivant." Aujourd'hui, certes, mais demain ?&lt;br /&gt;Quand les journaux font des "dossiers" pour savoir si "la littérature peut tout dire", il faut commencer de s'inquiéter. Et lorsque les crimes racistes à répétition font moins de bruit à la télévision et dérangent moins la morale des dames d'oeuvre que les amours, nombreuses, voluptueuses, tendres et somme toute anodines d'un homme très pacifique, il est urgent de s'inquiéter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Mon coeur mis à nu, l'un des journaux intimes de Baudelaire, a paru en 1887, vingt ans après sa mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Josyane Savigneau, Le Monde, 30 mars 1990 (p.25)."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fut un temps où la contestation de l'ordre social au nom du totalitarisme s'apparentait à une lutte contre l'Infâme, soit aux pires penchants de la violence et du totalitarisme atavique. Les tenants du progrès social, politique ou moral luttèrent en héros de haut vol pour imposer la démocratie et mille autres bienfaits. Ils ne contribuèrent pas peu à attacher à leur mouvement de pensée et d'action le qualificatif de Lumières. Ces hommes furent des héros en ce qu'ils combattirent contre les préjugés et les coutumes pour imposer leurs idées et leurs arguments. Certains de ces hommes furent des martyrs. Il se trouve qu'aujourd'hui, grâce à l'héritage que ces êtres d'exception nous ont légué, nous sommes en mesure de jouir d'une liberté accrue. Encore s'agit-il de s'en montrer digne. En faisant progresser la tolérance, en faisant de la lutte contre les préjugés leur étendard, Voltaire et consorts n'établissaient nullement un blanc-seing aux entreprises humaines - quelles qu'elles soient. Ce furent Kant et les Lumières qui énoncèrent les limites de la liberté. Cette distinction entre tolérance et assujettissement devant la violence était d'autant plus impérieuse qu'elle trouva sa perversion à la même époque, avec les écrits incohérents du marquis de Sade, ses apologies du meurtre et de la débauche &lt;span style="font-style:italic;"&gt;au nom de la volupté&lt;/span&gt;. Autrement dit : le combat pour la liberté et contre les préjugés fut promptement repris par ceux qui avaient tendance (et intérêt) à livrer une définition totalitaire de la liberté et à faire passer pour différences des éléments de pure violence. Il se trouve que ce courant a toujours constitué un parti bien organisé et hiérarchisé, avec des puissants à sa tête et des arguments, qui, comme toutes les arguties perverses, possèdent toujours leur efficacité à courte tête. De nos jours, Mai 68 sert de caution approximative et renforcée à ceux qui espèrent glisser dans le combat pour la liberté et contre les préjugés des poisons aux relents aussi mortifères que pernicieux. Le texte de Savigneau, disciple de Sollers patentée, envers Matzneff appartient à cette catégorie nauséabonde. Les plumitifs se rendent-ils comptent que leurs écrits insignifiants seront un jour compulsés par des historiens qui, avec le recul, mesureront le déshonneur dans lequel s'est ruée cette fange de la population qui se croyait éduquée et éclairée? Que le savoir conduit à des impasses quand il est adossé à l'exercice d'un jugement déficient ou perverti! Savigneau est le héraut des aveugles et des borgnes selon lesquels le consentement d'apparence équivaut à toutes les approbations et les légitimations. Que Savigneau ne se rende pas compte qu'un homme qui séduit compulsivement des dizaines et des dizaines de jeunes femmes de seize ans ou des pourtours (d'après son témoignage), qui profite de son ascendant psychologique et intellectuel, de sa réputation d'écrivain, de sa maturité pour jouer les séducteurs minables et s'octroyer un rôle de prestige, que ce matamore défroqué représente une bonne dose de perversion n'est pas seulement inquiétant. Il faudrait rappeler à notre Savigneau et à ses consoeurs de la vertu bobo tendance gauchiste que ce n'est pas tout à fait la même chose de vivre une histoire d'amour entre un homme de quarante ans et une jeune fille de quinze et sciemment, méticuleusement, tel un prédateur, charmer à la pelle les jeunes filles fragiles dont l'éveil à la sexualité et à l'amour suppose une bonne dose d'innocence (dans son sens premier) et d'ignorance. Rien ne sert d'exposer à cette chère Savigneau que le combat contre les préjugés du premier cas se transforme, dans le second, en horrible récupération par le parti des totalitaires déguisés en progressistes endimanchés. C'est inutile. Savigneau, comme Sollers, comme Polac, comme Matzneff, use et abuse de l'anathème de bêtise pour qualifier toute critique qui ne viendra pas sanctifier son apologie étriquée de l'hédonisme des puissants - quels qu'ils soient. Je comprends maintenant mieux que Savigneau puisse légitimer la prostitution au nom du consentement, sans discerner la faute contre l'esprit qu'implique l'occultation de la violence. Car Savigneau ne voit pas où se situe la monstruosité quand on réduit un homme à l'état d'objet. Si elle le discernait seulement, et on me permettra de devenir un instant grave et songeur, fort songeur et morose, Savigneau, honte à elle, ne défendrait pas les pratiques d'un homme, ce Matzneff, qui a commis, dans tous les sens du terme, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;, qui s'est livré à l'apologie de la pédophilie, et pas seulement l'apologie, sur des garçons et des filles &lt;span style="font-style:italic;"&gt;consentantes&lt;/span&gt; d'une dizaine d'années, en légitimant par des raisonnements tortueux et infâmes des pratiques pédophiles indubitables. Cela, et les voyages répétés à Manille, et les confessions sordides et &lt;span style="font-style:italic;"&gt;bon enfant&lt;/span&gt;, Savigneau l'a oublié, Savigneau l'a mutilé, Savigneau l'a omis quand elle réhabilité Matzneff le croisé de la liberté, quand elle présente les attaques portées contre lui comme les envolées moralistes d'esprits étroits envers un homme innocent et, simplement, différent. La belle affaire que de faire passer la chasse à la jeunesse pour le culte de la différence et l'avant-garde de l'art! L'arrière-garde des dollars! Plût au Ciel qu'il se fût agi de défendre la différence des homosexuels ou des Noirs (ah! l'envolée finale contre le racisme opposé au libertinage visionnaire de Matzneff!)! Mais la différence des pédophiles! Savigneau a défendu le droit à la différence de la violence! C'est le point de détail indubitable qui ressortit de son article décervelé! Le droit à la différence de la perversité! La droit à la tolérance de l'intolérance! Pour avoir soutenu le paradoxe et le progrès jusqu'à l'intolérable, Savigneau a oublié l'essentiel : comme le savait Spinoza et quelques autres &lt;span style="font-style:italic;"&gt;réels&lt;/span&gt; combattants de la liberté, toutes nos actions sont sur nos têtes. C'est cette vérité qu'il faut d'ores et déjà assumer. Le châtiment n'est pas dans l'autre monde. Il est dans cette vie-ci. Il suffit de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;mater&lt;/span&gt;. Courage, Josyane! J'implorerai ton ange comme celui de Gabriel...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-1151458130959095442?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/1151458130959095442/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=1151458130959095442' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/1151458130959095442'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/1151458130959095442'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/linfme.html' title='L&apos;Infâme'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-1792114902557583231</id><published>2007-07-04T06:08:00.000-07:00</published><updated>2007-07-04T12:32:26.060-07:00</updated><title type='text'>L'âtre du néant</title><content type='html'>Hugo Marsan, du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Monde des Livres&lt;/span&gt; (17 août 2001) recense ainsi la parution du journal intime de Matzneff &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Soleils révolus&lt;/span&gt;, couvrant la période 79-82 : "On ne veut pas admettre qu'il est, parmi nous, un être du futur où les femmes iraient jusqu'au bout de leurs fantasmes et déchireraient les voiles dont on les recouvre pour mieux les asservir." Marsan a-t-il été téléguidé par quelque puissante main pour écrire de pareilles stupidités? Toujours cette tentation d'assimiler la liberté au totalitarisme, qui d'ailleurs transparaît clairement dans l'intention programmatique prêtées à Matzneff (aller au bout de ses fantasmes) et qui ne laisse pas d'inquiéter, en cas de réalisation, sur l'avènement totalitaire du futur. Le nouveau totalitarisme sera-t-il celui de la liberté? En attendant ces sombres augures, dont l'ultralibéralisme est certainement l'une des prémisses, ce &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Journal&lt;/span&gt; me tombe des mains. Il excite peut-être la concupiscence d'un Sollers, mais il est navrant de constater qu'est considéré comme écrivain majeur et artiste un individu qui consigne sa vie sexuelle et quelques commentaires adjacents et dont l'élégance surannée aimerait cacher la profondeur marginale. Désolé, je n'ai pas lu les romans de Matzneff, ni ses poèmes, et peut-être tout son génie réside-t-il dans ces genres littéraires, mais, avouons-le de go, ce Journal est un naufrage complet... Ce qui me frappe le plus? L'auteur décrit au fil des pages ses ébats avec la douzaine de jeunes femmes qui peuplent son lit en continu et qui défilent dans sa chambre de quadragénaire érotomane, avec, pour seule condition, qu'elles approchent au plus près des seize ans (mais Matzneff accepte aussi d'honorer les jeunes femmes de vingt ans). On l'aura compris, notre homme est un admirateur de Casanova (qui pense avoir dépassé la maître?) et son but est de retranscrire son oisiveté sexuelle pendant quatre ans. A ce régime, une semaine, c'est long, alors quatre ans! La répétition et la monotonie sont les grandes caractéristiques d'un tel projet de vie (et d'écriture). Un tel symptôme ne peut manquer d'interpeler. C'est celui de l'Hyperréel. Remplacer le réel par le fantasme et abolir la différence par la répétition. En voici l'illustration éclatante : sous prétexte d'atteindre aux cîmes du Plaisir, notre hédoniste chevronné vit dans le Même le plus monocorde. L'impression est plus évidente que dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Si le grain ne meurt&lt;/span&gt; de son ancêtre Gide (Matzneff est moins bon que Gide) : le monde du pervers est celui de la répétition à outrance. L'enfer serait cette existence d'éternel retour du même, d'abolition de l'originalité, d'événements toujours identiques et prévisibles, jusqu'à supprimer l'originalité et le sel de la vie. Au passage, à cette disparition de l'autre dans tous les sens du terme (l'autre est aussi dénié pour ne laisser place qu'au je et au jeu morbide) s'ajoute l'hypertrophie du moi et, probablement, le culte de la performance sexuelle comme héroïsme moderne (projet très cohérent dans l'univers de l'Hyperréel) : si l'on en croit son témoignage, très précis et détaillé, Matzneff couche plusieurs fois et plusieurs heures par jour; il est un merveilleux amant, un expert de la jouissance, un héros de la luxure, auquel nulle jeune femme ne résiste; sa beauté n'égale que son élégance de dandy désinvolte; il est plus intelligent, plus fin, plus &lt;span style="font-style:italic;"&gt;artiste&lt;/span&gt; que les autres; il est au-dessus des contingences matérielles et passe le plus clair de son temps entre la piscine Deligny (tiens, tiens...) et son lit; le reste du monde n'existe qu'en fonction de ses obsessions; ses conquêtes sont toujours splendides; ce sont les jeunes femmes qui le pourchassent de leurs faveurs, tandis qu'il serait la victime éternelle, en particulier du conformisme social ambiant. Seul regret : Matzneff, qui se targue de tant de sincérité quand il nous narre par le menu (que c'est ennuyeux!) ses prouesses érotiques, se montre d'une discrétion remarquable sur ses agissements à Manille, terre de villégiature répétée. Y joue-t-il aux cartes ou renouvelle-t-il l'inspiration qui lui permit d'accoucher de son chef-d'oeuvre ultime, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Moins de seize ans&lt;/span&gt;? Nous ne trancherons pas cette fois sur la sincérité de Matzneff. Il nous suffira de constater que son univers est proche de celui de la pornographie, avec sans doute le désir d'instiller une connotation moins brute de décoffrage et plus &lt;span style="font-style:italic;"&gt;artiste&lt;/span&gt;. Ah! le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;porn'art&lt;/span&gt;! La vie en rose est la représentation de la perversion... Celle du néant aussi. En tout cas, elle révèle un projet esthétique qui ne peut que manquer de dire le réel. Manquer l'art? Dare-dare!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-1792114902557583231?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/1792114902557583231/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=1792114902557583231' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/1792114902557583231'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/1792114902557583231'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/ltre-du-nant.html' title='L&apos;âtre du néant'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-1956605773076467157</id><published>2007-07-04T00:48:00.001-07:00</published><updated>2007-07-04T02:56:55.102-07:00</updated><title type='text'>L'amour de l'amer</title><content type='html'>Pourquoi tant d'auteurs éprouvent-ils le besoin de (ba)lancer au grand jour leurs expériences sexuelles, y compris quand elle se solde par des révélations fracassantes, ignobles et grotesques, avec implication de mineurs? Les journaux intimes et les confessions pleuvent comme une mode éditoriale. En vrac, et de mémoire : à l'ancêtre Gide, on peut ajouter Matzneff, Polac, Nabe, Jaccard, Millet pour les confessions sexuelles particulièrement corsées. Ils ne seraient certainement pas les seuls, mais leur mention suffit à poser la question de leur publication. Car, enfin, les tirages faramineux de Catherine Millet, qui narre à longueur de pages ses partouzes répétitives, ne saurait cacher la médiocrité relative de ces journaux exhibitionnistes et nombrilistes. Le lecteur ressort de ces pages avec l'impression que l'affirmation exacerbée de son ego est le fondement de l'existence. La glorification de la séduction comme apologie de la puissance personnelle, de la domination et de la tromperie (symbole de l'intelligence, comme chacun sait) n'est pas seulement l'apanage (inquiétant) de la modernité. C'est aussi la raison pour laquelle certains sus-mentionnés dépassent la ligne jaune sans même s'en rendre bien compte. Matzneff, dans les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Moins de seize ans&lt;/span&gt;, revendiquera toujours les moeurs des glorieux anciens pour légitimer sa pédophilie inquiétante; Polac narrera son expérience avortée avec un gamin de onze ans; René Schérer phénoménalisera sur la pédophilie comme sexualité maudite, interdite et sur l'intolérance face à la différence : ces coups de force contre la démocratie ont pour point commun d'opérer le lien entre le nihilisme contemporain, dont les racines remontent au pessimisme chic, et le totalitarisme classique. Cette constatation ne nous explique toujours pas pourquoi Polac a ainsi dérapé, alors qu'il avait la possibilité d'éviter ce piège cent fois prévisible. Ses explications alambiquées ne nous aident guère à voir plus clair. Est-ce masochisme, volonté de faire parler de lui, de créer le scandale, de s'imbriquer à la liste des écrivains maudits, lui qui a toujours rêvé d'être un artiste, et qui estime sans doute qu'être artiste c'est faire scandale? Polac traîne-t-il dans un milieu si gangréné par la séduction impénitente, le libertinage cabotin et le culte de la transgression perverse qu'il en est venu à trouver anodin, en tout cas digne d'intérêt, de procéder à sa confession sordide et supérieure? Polac adhère-t-il à la ligne de défense des nietzschéens (surtout de gauche) selon lesquels tout jugement critique sur les moeurs ressortit du moralisme et de la pudibonderie? Polac a-t-il conservé de ses années anarcho-soixante-huitardes le goût de la libération total(itair)e? Si encore Polac était seul, on pourrait invoquer le dérapage ou le jugement déficient. Mais ce n'est pas le cas, et, circonstance aggravante, celui qui a édité soigneusement (avec le concours de Dauzat) le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Journal&lt;/span&gt; de Polac n'est autre que Jaccard! C'est donc bien qu'une certaine mentalité, qui se veut éclairée, consiste à poser que la fin de l'homme réside dans la recherche tous azimuts du plaisir. Plaisir totalitaire, en ce que la satisfaction des puissants implique fatalement l'asservissement des plus faibles. Plaisir utopique, en ce que cette quête conduit aux graves écarts dont Polac donne le cruel témoignage : le caractère irréalisable de la plénitude hédoniste pousse à la surenchère désespérée. Plaisir controuvé, en ce que ses fervents supporteurs sont tous des pessimistes, désespérés et autres nihilistes. Le moins qu'on puisse constater est que l'exercice du plaisir n'incline pas chez ces gens à la joie et à l'équilibre! Point n'est besoin de faire assaut de sagesse pour statuer : le plaisir comme fin de l'existence est la garantie de la destruction et de la déréliction. Ce n'est pas pour rien que les hédonistes conséquents fixent des entraves au plaisir et qu'ils mettent en garde contre la démesure. Elle n'engendre jamais que la médiocrité et la confusion entre la vie et le refus de la mort. Tout un programme dont Polac &amp; Co. feraient bien de s'inspirer - s'ils en sont encore capables.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-1956605773076467157?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/1956605773076467157/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=1956605773076467157' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/1956605773076467157'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/1956605773076467157'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/lamour-de-lamer.html' title='L&apos;amour de l&apos;amer'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-1356715400480564015</id><published>2007-07-03T13:32:00.000-07:00</published><updated>2007-07-03T14:43:53.193-07:00</updated><title type='text'>Critique du colonialisme</title><content type='html'>Au tour de la sexualité! C'est, m'écriais-je, au tour de la sexualité de voir débarquer le regard aiguisé de l'esprit critique. Jusqu'à présent, l'esprit critique avait imposé l'éveil à la démocratie, au dialogue, à la justice, à l'égalité, bref à l'usage le plus avisé de la liberté dans la sphère du politique. Le vingtième siècle a prouvé que c'est au nom de la liberté et de l'égalité que le totalitarisme trouvait les plus sûrs moyens  de se réintroduire subrepticement dans l'espace des jeux humains. Le totalitarisme classique postule que le réel est inégal par nature et que l'organisation de la société humaine doit rejoindre cette inégalité foncière. Or le progressisme forcené, en affirmant que la liberté consiste à faire ce qu'on veut dans l'existence, n'est pas seulement la meilleure définition de l'ultralibéralisme qu'elle prétend combattre, dans l'élan de son gauchisme exacerbé. Elle traduit aussi le détour comme retour vers le totalitarisme classique. Il n'est pas étonnant que l'extrémisme du progressisme conduise au totalitarisme, pas plus qu'il n'est abusif de prétendre que l'ultralibéralisme n'est qu'une émanation originale d'une forme d'organisation fort classique. Qu'on accepte l'inégalité ou qu'on exige une liberté individuelle absolue et pure revient au même : dans les deux cas, la représentation mène à la domination et à la loi du plus fort. Voilà pourquoi la sexualité demeure le dernier bastion où le totalitarisme conserve une certaine légitimité - où l'on n'ose pas trop réfléchir sans introduire une pincée d'inégalitarisme. Critiquer la violence inscrite dans le sexe, ce serait contraindre l'homme à affronter un formidable déchaînement de la violence, qui, débusquée, se répartirait sur tous les hommes, au lieu qu'avec le système totalitaire, l'acceptation de l'inégalité permet de faire supporter le poids maximal aux plus déshérités. La violence est trop présente dans le sexe pour que sa démocratisation se résorbe dans le système actuel. La mondialisation n'y suffirait pas. Raison pour laquelle les arguties risibles de l'ultralibéralisme (l'homme est un objet) et du progressisme libertaire (la liberté est de tout autoriser) conjugués sont encore acceptées, voire encouragées par les délires communs de la pensée (où l'on constate que mal penser sert l'intérêt à court terme). C'est pour ne pas mettre en péril l'ordre social qu'on ferme les yeux sur des slogans fantasmatiques comme : il existe des prostitués consentants ou, version &lt;span style="font-style:italic;"&gt;trash&lt;/span&gt; et inacceptable pour le sens commun : il existe des enfants consentants pour coucher avec des adultes. Bref. seule la conquête de l'espace, sa colonisation dans son sens le plus violent et le plus dominateur, peut permettre à l'homme de se tirer de ce guêpier et de trouver pour la violence, mieux qu'une échappatoire, une extériorisation viable et pérenne.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-1356715400480564015?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/1356715400480564015/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=1356715400480564015' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/1356715400480564015'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/1356715400480564015'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/au-tour-de-la-sexualit-cest-mcriais-je.html' title='Critique du colonialisme'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-3329350333380175979</id><published>2007-07-03T05:59:00.000-07:00</published><updated>2007-07-03T08:51:19.944-07:00</updated><title type='text'>Les complices</title><content type='html'>En 1981, Philippe Sollers reconnaît en Matzneff, à propos de son livre de l'époque, un libertin métaphysique, qui «réinvente la transgression, le scandale en se lançant à corps perdu dans l’aventure qui ne peut pas ne pas révulser la loi : la chasse aux mineurs». Sollers s'empresse d'ajouter, sans qu'il soit besoin de mettre en cause sa sincérité sur ce chapitre : «Ce dernier point est probablement inacceptable. Il m’est complètement étranger. Je ne juge pas, je constate. Je vois que cela a lieu. J’essaye de comprendre cette fantaisie obstinée, peinte par ses illustrateurs comme un paradis». Plus loin, les grands anciens sont invoqués à la rescousse (Gide n'étant jamais qu'un petit grand ancien) : la «pédérastie allusive de Gide |est| ici dépliée, déployée, industriellement décrite». Le commentaire de Sollers est cependant très inquiétant : « Il y a dans tout cela quelque chose d’odieux et de sympathiquement puéril » (Le Monde, 25 septembre 1981). Il est symptomatique de l'époque que celui qui se prend pour un grand écrivain, l'éditeur de Gallimard, qui a édité Matzneff et qui commet un article sur son poulain dans Le Monde (bel exemple d'impartialité journalistique) juge impensable de rendre grâce à un écrivain contemporain sans que cet écrivain soit immoral, subversif, transgressif. Il ne s'agit nullement d'accuser Sollers de pédophilie, de le calomnier plus qu'il n'est besoin. Il s'agit de s'interroger sur le succès de ce type d'intellectuel, dont le nietzschéisme se déploie dans l'immoralisme revendiqué. Pourquoi ce besoin de dresser l'apologie de la violence et de la perversion, comme si la grandeur de l'époque consistait à annoncer que le mal est le bien et que le bien est fadaises? Faut-il être pédophile pour être écrivain majeur? Faut-il être un monstre pour avoir une plume? La modernité dresserait-elle le culte de la démesure et de la domination aveugle? On sent chez Sollers, qui se vante de son libertinage, que la quête de sens passe désormais par l'interdit et l'illicite. La supériorité de l'intelligence consiste à transcender les lois du commun des mortels. Dont acte. A ce compte, le pédophile est le grand homme de notre contemporanéité. A l'examen, cette position se révèle aussi puérile que celle que Sollers relève chez Matzneff (et chez les pédophiles). A force de guetter la nouveauté, l'innovation et le génie qui leur permettrait d'échapper à leur condition d'esprits à la mode, les intellectuels bourgeois et salonnards de l'époque se sont pris les pieds dans le tapis. Leurs semelles de plomb leur sont revenues à la gueule! L'intelligence selon les grands nihilistes modernes consiste à défendre la nouveauté pourvu qu'elle soit nouveauté. Ne trouvant rien de mieux que d'adapter Nietzsche à la libération (fumeuse) du désir, ils ont cru que l'idée de génie qui les ferait passer à la postérité serait de réhabiliter la violence. Le nouveau sens : sens dessus dessous. Problème : le tic sent le toc. Soyons directs : Sollers et tous les zélateurs de l'immoralisme ne passeront pas la barrière de leur notoriété passagère et furtive. Pour avoir cru qu'ils &lt;span style="font-style:italic;"&gt;libéraient&lt;/span&gt; le désir, après que leurs glorieux prédécesseurs aient &lt;span style="font-style:italic;"&gt;libéré&lt;/span&gt; la politique, leur châtiment sera terrible : de poussière, ils retourneront à la poussière. Leur erreur aura été de croire cyniquement ou naïvement (c'est selon) que le mouvement de l'histoire consistait à réhabiliter toutes les différences au nom de la tolérance. Les héritiers inconséquents de Mai 68 sont surtout de dangereux malfaiteurs de la pensée : Sollers n'est pas seulement ce manipulateur passé de Mao à Balladur sans ciller, il est surtout celui qui s'amuse des louanges qu'il tresse à l'ineffable Sade. Pour la qualité du style, je veux bien, mais Sade au pied de la lettre, Sade philosophe, ça ne libère pas - ça détruit! Voila le paradoxe de la modernité : privée de sens, elle en vient à dresser l'apologie de l'apologie de la violence. Creuse, elle se targue de profondeur et ne parle plus que d'intelligence. Les dividendes sont immédiats : la modernité, sous prétexte d'innover, retrouve les fondements du bon vieux totalitarisme classique. Sans rapport à l'infini, la vie se résume à une quête éperdue de plaisir vain et de surenchère inquiétante. Sans verser forcément dans la criminalité, on en devient le complice patenté et méprisant. Il n'est besoin que de lire le symptôme Sollers pour comprendre comment le parangon de l'intelligence en vient à défendre le monstre Matzneff au nom de la supériorité de l'Artiste et du Nouveau Sens.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-3329350333380175979?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/3329350333380175979/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=3329350333380175979' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/3329350333380175979'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/3329350333380175979'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/en-1981-philippe-sollers-reconnat-en.html' title='Les complices'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-507254708911508379</id><published>2007-07-03T04:01:00.000-07:00</published><updated>2007-07-03T05:49:29.320-07:00</updated><title type='text'>Sens interdit</title><content type='html'>Lors d'une émission où Ruquier recevait une certaine Corinne Maier pour la sortie de son opus &lt;span style="font-style:italic;"&gt;No Kid, Quarante raisons de ne pas avoir d'enfant&lt;/span&gt;, Polac intervient pour confier curieusement qu'il a eu une fille accidentellement et qu'il aurait préféré ne pas avoir d'enfant. A l'en croire, il n'est pas du tout certain que l'humanité mérite un avenir. Polac serait-il en faveur de la destruction pure et simple du monde? Ce nihilisme sombre est aussi l'apanage de son éditeur, Jaccard le Noir, celui qui, au nom du pessimisme conséquent, jurait de se suicider après soixante ans. On attend toujours l'exécution de sa résolution macabre, et, bien qu'on se réjouisse que la vie supplante ses détracteurs au sein de leurs incarnations les plus contestataires, il est remarquable que l'inconséquence de Jaccard indique la fausseté de son discours. Derrière cette pose affectée, ce dandysme boudiné, nos contempteurs, joyeux ou désespérés (car on pourrait inclure dans cette liste médiatique l'écrivain Sollers au bras long), illustrent à leurs corps défendants, et quelque protestation qu'ils émettent, l'avertissement prémonitoire de Dostoïevski : si Dieu est mort, tout est permis. Dans le monde de l'absurde, effectivement, la seule donnée conséquente demeure la domination et l'asservissement de l'autre. Les élites de la démocratie hypocrite profitent de leur positionnement avantageux pour rétablir furtivement le totalitarisme qu'elles combattent avec vigueur sur le devant de la scène. L'exercice du pouvoir, quel qu'il soit, incline aux us et abus de la puissance. Dans le monde morcelé de l'absurde, tout acte d'amour est pure folie. Seule demeure la quête éperdue du plaisir. Le plaisir comme domination conduit à la surenchère et à la destruction. Pas étonnant dans ces conditions que les puissants trouvent leur miel dans des conduites qui ne sont pas leur apanage, tant s'en faut, mais qui constituent les dérives conséquentes auxquelles pousse l'exercice inconséquent de la domination. Le nihilisme ou la démesure, c'est l'homme qui perd le sens de la mesure et de l'existence. Comme par enchantement, les pédophiles (les pervers) sont ces êtres de ressentiment qui haïssent la vie dans la mesure où elle inclut l'acceptation du devenir et du vieillissement. L'attirance sexuelle pour la jeunesse est fascination fantasmatique pour l'Age d'or, soit la jeunesse identifiée comme représentation de l'éternité. Comme le vampire suce le sang de ses victimes pour accéder à la vie éternelle, le pédophile pense échapper au temps en contractant des rapports sexuels avec des enfants ou des adolescents. Le pédophile n'accepte ni le devenir, ni la mort. Il rapporte l'enfance au symbole de la vie contre la mort. Le pédophile est moderne en ce que la perversion est le symbole de la modernité (ce qui n'implique pas que la perversion n'ait pas existé auparavant). Le refus de la mort est la perversion par excellence. Le pédophile aimerait non seulement échapper aux griffes de la vieillesse, mais s'installer comme fin de la création. Le pédophile est ce Lucifer révolté qui n'accepte pas sa condition d'être de passage. Son refus de transmettre la vie exprime son dégoût pour la finitude, pour le réel et pour toute forme de joie véritable. La pose du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;desesperado&lt;/span&gt; n'est jamais que la pause ontologique par excellence, comme si le pédophile se vengeait de la structure du réel en essayant de v(i)oler la jeunesse à ceux qui en sont pourvus provisoirement et qui acceptent que la vraie richesse se situe dans la transmission, non dans la possession.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-507254708911508379?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/507254708911508379/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=507254708911508379' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/507254708911508379'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/507254708911508379'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/sens-interdit.html' title='Sens interdit'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-3013412543155171232</id><published>2007-07-02T12:52:00.000-07:00</published><updated>2007-07-03T04:00:44.690-07:00</updated><title type='text'>L'inversion de toutes les valeurs</title><content type='html'>Le trait commun entre les pédophiles déclarés, à quelque stade qu'ils se trouvent, je crois bien que c'est leur faculté aussi impressionnante qu'effrayante de projeter sur leur victime leur propre désir et leur propre faute. Un peu comme le violeur des tournantes explique le plus souvent son geste par l'attitude lascive de sa victime (souvent ramenée à la bonne vieille salope aguicheuse), le pédophile, à l'écouter, n'est jamais que l'acteur subissant les avances consentantes de sa jeune proie. Le récit que Polac livre de son aventure, comme un larcin travesti en haut fait, avec un garçon de onze ans, n'est pas l'exception qui confirme la règle : aucun doute n'est permis, c'est bel et bien l'orphelin étrange qui a provoqué et dragué le grand et chaste animateur. Pour un peu, la victime serait le branleur ébaubi! D'ailleurs, il n'est pas pédophile, puisqu'il l'a réaffirmé avec force sous les yeux de la conne glacée Lumbroso! C'est donc qu'il a subi les outrages de ce garçon insolent et licencieux. Le pervers n'est jamais là où l'on pense. En l'occurrence, il se tapit sous l'enveloppe charnelle d'un léger attardé mental vicieux et vénal. Grâce soit rendue à Polac. Mes yeux, obscurcis par la moraline, sont décillés! Désormais, je vois clair, presque aussi loin que Sollers, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;par-delà bien et mal&lt;/span&gt; (quant à atteindre la lumineuse clairvoyance de Matzneff, il faudra repasser, car le Russe est champion toutes catégories de la vision translucide)! D'ailleurs, je songerai à secourir les pauvres et infortunés Guy Georges et Simone Weber (entre autres). Ils sont les victimes d'un complot international - sans doute téléguidé par les Juifs et, peut-être, Ben Laden (Al Quaeda aurait prêté son assistance logistique diabolique). Messieurs les jurés, Guy Georges n'a pas violé! Il est ce garçon souriant et timide dont l'effarouchement charmait l'entourage. Ce sont les femmes, ces ingénues tordues, qui l'ont poussé dans leurs bras et se sont suicidées à ses pieds éplorés. Quant à la brave Simone, elle fut la proie des machinations de son amant du troisième âge. A partir de maintenant, le chant des victimes ne m'émouvra plus. Les sirènes de l'humanité sont prêts à toutes les ruses pour faire chanter leurs bienfaiteurs au nom de l'ingratitude trop méconnue des débiteurs à l'égard de leur donateur. Il serait temps que les pères vertueux et les mères étriquées cessent de stigmatiser les amoureux de l'enfance : leur progéniture appartient à la race élue des Consentants, pour qui l'éducation mérite d'être placée entre les mains avisées d'élus pervers. Oups ! Pardon! D'élus pédagogues, voulais-dire... Les préjugés ont la vie tenace. Mon éducation m'a tellement formaté que j'en ai oublié la vérité : la pédophilie représente l'éveil des jeunes consciences vers la sagesse et la vérité. La vérité? C'est en tout cas celle que défend Matzneff, et, dans une moindre mesure, celle que Polac sous-entend. Une once de sérieux : non seulement la transmutation de la violence en bienfait est palpable dans le discours de justification de la pédophilie, mais le pédophile développe l'art troublant de concevoir le monde sous un angle différent, dont la cohérence formelle ridiculise les préjugés de la modernité et de la populace. Effectivement, le gauchiste Polac se comporte comme un grand seigneur cruel et omnipotent. Effectivement, le gauchiste Polac n'hésite pas à insulter grossièrement Lumbroso, en accusant de menteuse celle qui n'a jamais fait que dévoiler son grossier mensonge à lui. Effectivement, le gauchiste Polac instaure une ligne de dénigrement envers quiconque osera l'attaquer et le remettre en cause. A l'instar de Matzneff et de son soutien Sollers, Polac estime certainement que sa supériorité et son intelligence le préservent des lois du plus grand nombre. Ce n'est certainement pas la moindre des ambiguïtés chez les soixante-huitards que de prétendre s'affranchir des règles qu'ils ont appelées de leurs voeux. La présence de Polac dans les médias, alors qu'il devrait être disqualifié depuis belle lurette (à moins de considérer que ses excellentes émissions lui ouvrent un crédit illimité, quoi qu'il dise, quoi qu'il fasse), suffit à montrer que les lois de la démocratie ne s'appliquent pas également, suivant qu'on soit faible ou puissant. Toujours la vieille rengaine totalitaire!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-3013412543155171232?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/3013412543155171232/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=3013412543155171232' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/3013412543155171232'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/3013412543155171232'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/linversion-de-toutes-les-valeurs.html' title='L&apos;inversion de toutes les valeurs'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-2638912195433252513</id><published>2007-07-02T04:24:00.000-07:00</published><updated>2007-07-04T00:46:31.456-07:00</updated><title type='text'>Réseau</title><content type='html'>L'ami Jaccard aux PUF de France a édité le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Journal&lt;/span&gt; dans lequel Polac narre son épisode pédophile; Jaccard traîne son spleen à la (défunte) piscine Deligny, comme Matzneff; comme Matzneff, Jaccard enquille les très jeunes pousses en guise de maîtresses; comme Matzneff et Jaccard, Polac narre avec force détails et détours ses ébats sexuels; Matzneff, Jaccard, Polac et Sollers se font fort d'être de glorieux et impénitents séducteurs; il est vrai que Jaccard, à la différence de Matzneff (et Polac), ne se targue pas d'épisodes pédophiles (plus ou moins répétés); le journal intime de Matzneff est édité pour partie par Sollers dans sa collection L'Infini chez Gallimard; Sollers, qui se vante régulièrement de ses épisodes libertins, déclare, à propos de Matzneff : "Ce qui irrite le conformisme ambiant chez Matzneff, je sais bien ce que c’est : sa sérénité, son honnêteté, son refus de tricher en exposant ses contradictions. Mêler, comme il le fait, le sexe à la prière, par exemple, provoque immédiatement le comble du malaise. C’est un bon test, je crois, pour discerner les esprits vraiment libres, libres de tous côté"; Jaccard méprise Sollers, au motif qu'"au restaurant, il commande des œufs mayonnaise"; de Polac, Sollers affirme sans ambages : "C’est tout l’intérêt du Journal : on attendait les confidences d’un personnage médiatique, on tombe sur une oeuvre littéraire qui révèle une vérité d’homme absolument fascinante : misanthrope mais curieux, narcissique mais malheureux, parfois masochiste, souvent cruel, avec les autres comme avec lui-même, infatigable colérique qui crie et ne s’arrête jamais."; Jaccard et Matzneff furent des proches de Cioran, l'ermite roumain (décidément très mondain et parisien); Jaccard a publié dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le Monde&lt;/span&gt; l'éloge de son ami Matzneff : "Ce dandy a l'âme d'un amoureux romantique et le goût des églises. Mais, à l'instar de Vassili Rozanov, grand écrivain russe du début du siècle, possédé lui aussi par le rêve d'un nouveau christianisme, Gabriel Matzneff est un orthodoxe prompt à la transgression. Les pharisiens s'offusquent de ce que cette brebis du Seigneur soit aussi un "Cupidon déchaîné", les libertins sans foi ni loi tolèrent mal son culte de l'"Eros mystique". Si la philosophie se révèle, selon le voeu de Gabriel Matzneff, un népenthès, divin breuvage qui chasse la tristesse, Le Taureau de Phalaris est un remède contre la morosité, un nectar puisé aux sources même de la vie" (Le Monde, 27 Mars 1987); en compagnie d'un éminent socialiste, Kouchner, mari de la journaliste Christine Ockrent, Jack Lang, Sollers et Polac signèrent une pétition dénonçant "une disproportion manifeste d’une part, entre la qualification de "crime" qui justifie une telle sévérité, et la nature des faits reprochés; d’autre part, entre le caractère désuet de la loi et la réalité quotidienne d’une société qui tend à reconnaître chez les enfants et les adolescents l’existence d’une vie sexuelle (si une fille de treize ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire ?)." (dans Le Monde du 26 janvier 1977, les signataires étaient : Louis Aragon, Francis Ponge, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Judith Belladona, docteur Michel Bon, psychosociologie, Bertrand Boulin, Jean-Louis Bory, François Chatelet, Patrice Chéreau, Jean-Pierre Colin, Copi, Michel Cressole, Gilles et Fanny Deleuze, Bernard Dort, Françoise d'Eaubonne, docteur Maurice Erne, psychiatre, Jean-Pierre Faye, docteur Pierrette Garrou, psychiatre, Philippe Gavi, docteur Pierre-Edmond Gay, psychanalyste, docteur Claire Gellman, psychologue, docteur Robert Gellman, psychiatre, André Glucksmann, Félix Guattari, Daniel Guérin, Pierre Guyotat, Pierre Hahn, Jean-Luc Henning, Christian Hennion, Jacques Henric, Guy Hocquenghem, docteur Bernard Kouchner, Françoise Laborie, Madeleine Laïk, Jack Lang, Georges Lapassade, Raymond Lepoutre, Michel Leyris, Jean-François Lyotard, Dionys Mascolo, Gabriel Matzneff, Catherine Millet, Vincent Montail, docteur Bernard Muldworf, psychiatre Négrepont, Marc Pierret, Anne Querrien, Grisélédis Réal, François Régnault, Claude et Olivier Revault d'Allonnes, Christiane Rochefort, Gilles Sandier, Pierre Samuel, Jean-Paul Sartre, René Schérer, Philippe Sollers, Gérard Soulier, Victoria Therame, Marie Thonon, Catherine Valabrègue, docteur Gérard Vallès, psychiatre, Hélène Védrines, Jean-Marie Vincent, Jean-Michel Wilheim, Danielle Sallenave, Alain Cuny); pourquoi Alain Minc, dans l'émission de Ruquier &lt;span style="font-style:italic;"&gt;On n'est pas couché!&lt;/span&gt; manifeste-t-il à l'égard de Polac un tel mépris cinglant, puis une telle commisération amusée, alors qu'il est si durement attaqué pour son affaire de plagiat (concernant l'ouvrage de Patrick Rödel, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Spinoza, le masque de la sagesse&lt;/span&gt;)?; Matzneff fut un ardent apologète de Mitterrand, comme, à des degrés divers, Lang, Polac et Sollers (soutien de Royal en 2007); Jaccard, Polac et Matzneff sont d'éminents diaristes, rongés par l'égo(cen)t(r)isme viscéral et l'exhibitionnisme ampoulé; quant à Nabe, le dynamiteur officiel de Polac, ce diariste sulfureux fut édité par Sollers, admirateur de Matzneff, lancé par Polac dans un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Droit de réponse&lt;/span&gt;, proche de l'Église orthodoxe comme Matzneff. Que le monde des Lettres est petit, que le monde des Lettres est malsain! La liste est longue, mais il faut s'arrêter.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-2638912195433252513?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/2638912195433252513/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=2638912195433252513' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2638912195433252513'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2638912195433252513'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/rseau.html' title='Réseau'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-2585629560323585075</id><published>2007-07-02T00:13:00.000-07:00</published><updated>2007-07-02T07:03:23.463-07:00</updated><title type='text'>Au doigt et au nez</title><content type='html'>Polac : "Ridiculiser ainsi mon intervention est indécent : c'est pour être fidèle à la mémoire de mon père mort à Auschwitz que je suis monté au créneau." Ami lecteur, posons-nous un instant. Cette parole est typiquement crapuleuse : notre pédophile (très peu) honteux se réclame de la haute noblesse (piété filiale, culte des morts, combat contre la Shoah) pour expliquer son emportement. La raison véritable en est toute autre, et Polac, s'il était capable de sincérité, devrait énoncer (froidement) : "C'est pour faire la morale à tout le monde que je suis monté au créneau." Or quel est l'individu qui fait ici la morale à tout le monde? Comme d'habitude, celui qui est le moins habilité à le faire. C'est parce qu'il veut l'oublier son expérience pédophile (déclarée) que Polac use de la diversion politique. Quelles que soient ses qualités (au demeurant indéniables, quoique mineures), Polac est le symbole de cette imposture, qui consiste à remplacer le politique par le politicien. Le politicien est toujours correct - d'où le succès de Polac. L'essence du politique est d'être incorrecte - raison du scandale de la pédophilie en régime démocratique. C'est quand Polac aborde les rivages de sa sexualité qu'il montre son vrai visage. Le reste n'est que confiture jetée aux cochons. Voilà pourquoi Mitterrand et Polac continuent à passer pour d'authentiques hommes de gauche, alors qu'ils sont les incarnations du totalitarisme le plus pernicieux et nauséabond. Hume qui pourra!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-2585629560323585075?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/2585629560323585075/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=2585629560323585075' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2585629560323585075'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2585629560323585075'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/la-crapule-nez.html' title='Au doigt et au nez'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-2162740846812406546</id><published>2007-07-01T13:01:00.000-07:00</published><updated>2007-07-01T13:07:16.724-07:00</updated><title type='text'>Le pervers meurt toujours deux fois</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;L'explication que livre Nabe de sa violente altercation avec Polac est si lumineuse que je suis bien aise de rendre justice à un écrivain que je n'apprécie que modérément. Et ce n'est pas à cause de son antisémitisme supposé ou réel!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;"La mort de Polac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai tué Michel Polac. Et ça ne me fait aucune peine. Ma charité ne s'exerce pas sur les renégats. C'est Péguy qui m'a appris ça. Pourquoi renégat ? Parce que Polac est celui qui m'a fait naître à la télévision en 1985, avant même que ne paraisse mon premier livre qu'il a défendu ensuite avec enthousiasme contre presque tout le monde (il s'agissait d'&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Au régal des vermines&lt;/span&gt;). J'étais son « auteur préféré », disait-il. Renégat de Nabe, ce ne serait encore rien, c'est renégat de soi-même qui est le plus grave dans le cas de Polac, incarnation symptomatique d'un certain gauchisme en décomposition volontaire et qui a renié peu à pa tout idéal libertaire au profit d'une vigilance antifasciste factice.&lt;br /&gt;J'ai retrouvé Polac quinze ans après, le 26 mai dernier, sur le plateau de «Ripostes », émission censurée par ses soins, et pour une seule et unique raison qu'aucun journal ne semble vouloir reprendre (pourquoi ?) et que je me propose de dévoiler ici. Polac m'a agressé sous l'oeil de Caïn attristé de la caméra. J'ai répondu à ses insultes par des jets de vérité en pleine face. C'était si visible qu'il voulait mourir ! Masochiste comme il est, pitoyablement hanté par une haine des autres qu'il dissimule sous une haine de soi, Polac est un vieil homme aigri et misérable qui tape n'importe où comme un ex boxeur aveugle dont les coups flous frappent dans le vide. Il a eu beau citer hors contexte des extraits de « Kamikaze », mon dernier tome de journal intime dont le succès le rend malade, je lui ai répondu et lui ai expliqué pourquoi il était devenu si jaloux, si faible, si bête depuis qu'il avait été licencié de TF1.&lt;br /&gt;C'était lui le kamikaze ! Il s'est jeté sur moi pour s'écraser. Ça a donné une excellente émission, l'une des meilleures (pas) vues depuis longtemps à la télévision. Comme je n'ai laissé passer aucune de ses ridicules perfidies, Polac a réussi à pousser le manque de fairplay jusqu'au seuil des tribunaux... Et il veut nous faire croire qu'il est la victime de La Cinquième qui aurait supprimé une de mes citations ? Ça ne tient pas. Tout le monde a une bonne raison de m'en vouloir à cause de ce que j'écris dans mon journal intime : l'un parce que j'ai dit qu'il avait les dents en avant, l'autre parce que sa belle-mère ne devait pas savoir qu'il en était amoureux, l'autre parce qu'elle a un gros derrière, etc. Comme tous ces gens-là ne peuvent pas avouer la vraie raison de leur colère à mon encontre, ils ont trouvé une accusation fédératrice qui ne mange pas de pain, qui arrête les discussions et fait trembler la mémoire de notre beau pays : l'antisémitisme. Il a bon dos l'antisémitisme ! Cherchez bien, ça cache toujours quelque chose. Dans le cas de Polac, ne croyez pas qu'il me traite de tous les noms parce qu'il est sincèrement choqué par mon analyse à chaud de la surmédiatisation nécrophilique particulièrement abjecte de la profanation du cimetière juif de Carpentras il y a dix ans... Non, ce vaniteux susceptible m'en veut uniquement parce que j'ai révélé à quel point les éditeurs qui le publiaient méprisaient sa prose et se foutaient de sa gueule en tant qu«écrivain ». Pour cet « affront », l'ancien animateur de « Droit de réponse » qui se rêve « artiste », me ferait mettre en prison, ou guillotiner s'il le pouvait. Un jour, peut-être, une certaine justice, fragilisée par l'autoculpabil.isation française, donnera raison à ce genre de procureur du bas journalisme, contre tout individu libre qui lui tient tête. En attendant, à l'heure où j'écris ces lignes, Polac étire le plus possible son bras long dans les médias pour me dénoncer comme monstre. Quelle détresse !&lt;br /&gt;La vérité est toujours simple : si Polac a tout fait pour censurer « Rispostes », c'est parce que la co-animatrice de Serge Moati a trouvé légitime de lire un peu de son journal intime à lui concernant son expérience de pédophile honteux avec un jeune garçon sur les fesses duquel Polac raconte élégamment avoir « déchargé ». Le « défenseur de la liberté d'expression » a alors insultée Dorothée Woilliez, comme il avait déjà insulté Daniela Lumbroso sur LCI pour le même « motif». Il a essayé de lui arracher sa feuille de papier, il a menacé tout le monde : il n'assumait pas ce qu'il avait écrit et fait publier par les PUF. La mauvaise foi soudain n'a plus fait rire personne. La vraie raison de sa lamentable censure est qu'il voulait effacer son image à lui et sa déconfiture à jamais archivée, sa perte de contrôle, son « fascisme » comme a dit une jeune Congolaise dans le public et son « effondrement » comme tout le plateau le murmurait à la fin du tournage. On n'efface pas sa mauvaise image. Polac devrait le savoir. Ce moment a eu lieu et a été filmé, et un jour tout le monde le verra et Polac mourra une seconde fois, la dernière, et par où il a péché : la trahison.&lt;br /&gt;Quand l'émission s'est achevée, Polac a eu cette phrase me concernant, entre deux insultes qu'il continuait à cracher au visage de la journaliste : «Lui, il s'en sort toujours ! ». Oui, je m'en sors toujours, mais il y a une raison à cela : je n'ai pas changé de fidélité depuis que je suis né, fidélité à l'art, et à la vérité, fidélité à la liberté, la vraie, pas celle qu'on offre en sacrifice à un président de la République pseudo-socialiste qui écoute pendant quatorze ans les « subversifs » au téléphone, et qui rit aux plaisanteries de son ami René Bousquet. Fidèle à moi-même et à ma conviction — pour le coup très utopique — qu'il faut tenir bon contre l'aigreur des collabos du pouvoir, des traîtres et des démissionnaires, ceux qui ont tout galvaudé, tout vendu, tout bradé et qui se retrouvent vieux et seuls face à ce qu'ils ont aimé le plus, pour mourir le plus tristement possible."&lt;br /&gt;Marc-Édouard Nabe, 6 juin 2000.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-2162740846812406546?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/2162740846812406546/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=2162740846812406546' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2162740846812406546'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2162740846812406546'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/le-pervers-meurt-toujours-deux-fois.html' title='Le pervers meurt toujours deux fois'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-4516089837426375203</id><published>2007-07-01T12:57:00.000-07:00</published><updated>2007-07-01T13:20:35.343-07:00</updated><title type='text'>Pas vu, pas pris?</title><content type='html'>Si j'en juge par l'irritation de Polac, notamment face à Woillez et Lumbroso, le grand seigneur décati est un puissant qui ne supporte pas qu'on l'attaque sur ses privilèges. Cette position intenable, dont Molière a génialement illustré le ridicule, s'avère, dans le cas d'un gauchiste, imparable. Polac est démasqué : comme nombre de fervents soixante-huitards, il n'a pas seulement fait l'apologie des valeurs de gauche à condition qu'elles soient exclusivement politiciennes. Il a démontré avec éclat qu'il ne s'était engagé dans ce combat qu'à condition que la liberté se révèle liberté de tout faire et que derrière l'apparât réapparaisse la façade. On veut bien défendre la démocratie, mais l'apologie a ses limites. Et les limites coulent de source : il s'agit pour ces gogos égoïstes que leur égotisme ne se trouve pas écorné, que leur pré carré ne soit pas menacé. Nos démocrates sont démocrates à condition de demeurer nantis! La triste vérité, c'est que ces âmes totalitaires sont de sombres totalitaires, qui se sont réfugiés derrière le paravent de la démocratie pour commuer en générosité leurs appétits de domination aristocratique et d'élitisme stipendié (par leurs soins). Le parcours de Polac ne fut jamais possible que sous l'ère Mitterrand. D'où mon interrogation, lancinante : comme la gauche au pouvoir serait le complément idéal de l'ultralibéralisme, la démocratie est-elle le compagnon de route du totalitarisme?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-4516089837426375203?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/4516089837426375203/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=4516089837426375203' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/4516089837426375203'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/4516089837426375203'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/07/pas-vu-pas-pris.html' title='Pas vu, pas pris?'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-4508444618487316833</id><published>2007-06-30T01:34:00.000-07:00</published><updated>2007-07-02T13:52:31.148-07:00</updated><title type='text'>Politique de la pédophilie</title><content type='html'>A considérer le violent différend qui oppose Polac à Nabe, dont les bribes sont sauvées de la censure par la grâce de Dailymotion, la fureur de Polac n'est pas seulement occasionnée par les reproches enflammés de Nabe. On sent bien que les présentateurs Serge Moati et Dorothée Woillez sont dégoutés par l'épisode pédophile rapporté par Polac. Polac use d'un premier stratagème pour se sortir d'affaire : nanti d'une arrogance assez inquiétante pour la démocratie, notre notable gauchiste s'en prend à la télévision. Problème : quels que soient les reproches que l'on puisse adresser à la télévision, on ne voit pas bien en quoi ils dissiperaient la faute de Polac. Constatant que l'écran de fumée qu'il lève est insuffisant, Polac change de ligne de défense : il finira par contester avec une certaine condescendance la pédophilie au nom du fait qu'il n'y a pas eu pénétration. La belle affaire que voilà ! Ejaculer n'est pas pénétrer - sucer n'est pas tromper! Le slogan mériterait d'ailleurs qu'un tribunal se penche sur l'affaire. On imagine la tête du procureur en entendant cette défense dont la ligne se révèle cruellement puérile. Ce n'est pas ce déni (ultime) qui m'intéresse ici. Polac a l'air vraiment sincère en différenciant le politique du sexuel. Ainsi donc la démocratie, dont il se réclame avec usure, serait une affaire seulement politique. Le totalitarisme reprendrait ses droits en matière de sexualité. La liberté démocratique  obéirait à une logique différente de la liberté sexuelle. En démocratie, la liberté s'arrête là où commence celle de son voisin. En sexualité, tout est permis, pourvu que le plaisir soit au rendez-vous. Peu importe le flacon, pourvu qu'il y ait l'ivresse! Le totalitarisme sexuel dont se réclame un gauchiste revendiqué comme Polac est édifiant. Il est de notoriété publique que le totalitarisme sert les forts. En la matière, le totalitarisme sexuel légitime la violence sur les culs des plus vaincus (et je m'excuse de ce vilain jeu de mots en repensant à Polac) : il est même permis de profiter de la faiblesse d'un orphelin de onze ans, léger attardé mental! N'accablons pas outre mesure Polac : sa confession jette un éclairage cru et sordide sur l'impressionnant compartimentage qu'un esprit pervers est capable d'insuffler dans sa vie. A la Cour, Polac, grand de la télévision, des médias, notable de Paris et des champs, séducteur impénitent et admiré, écri-vain et cinéaste, ami de nombreux puissants. Dans les choux, Michel, être infatué, atrabilaire et arrogant, au point de perdre la mesure et de juger &lt;span style="font-style:italic;"&gt;littéraire&lt;/span&gt; (ah! mourir pour la littérature!) le récit de ses galipettes, toutes mineures et minables. Et si Don Juan sans la métaphysique n'était qu'un avatar pitoyable de l'homme?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-4508444618487316833?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/4508444618487316833/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=4508444618487316833' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/4508444618487316833'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/4508444618487316833'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/politique-de-la-pdophilie.html' title='Politique de la pédophilie'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-2669107335518512388</id><published>2007-06-29T03:04:00.000-07:00</published><updated>2007-07-01T12:56:31.034-07:00</updated><title type='text'>La perversion de la foi</title><content type='html'>Dans son altercation avec Lumbroso, Polac ne dispense pas seulement des explications fumeuses et fumistes. Avant de suinter de morgue et d'arrogance, qualités dignes d'un bon &lt;span style="font-style:italic;"&gt;gaucho&lt;/span&gt;, Polac fait surtout preuve d'une mauvaise foi assez inquiétante. C'est ainsi qu'il explique le scandale causé par la publication, dans son &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Journal&lt;/span&gt; de 2000, d'un épisode pédophile par la bêtise moralisatrice. Pas compréhensive ni permissive? Lumbroso serait une "nunuche". Mieux vaut être nunuche que détraqué sexuel! A en croire Polac, l'accuser de pédophilie relèverait de la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;mauvaise foi&lt;/span&gt; (mécanisme de la projection bien connu, qui consiste à prêter à ses détracteurs les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;qualités&lt;/span&gt; dont on se trouve tristement affublé), car il n'a eu qu'une relation sexuelle &lt;span style="font-style:italic;"&gt;avec un enfant de onze ans, léger handicapé mental et orphelin&lt;/span&gt;. Personne n'a prétendu que Polac était le Matzneff du journalisme, c'est-à-dire un pédophile chronique et heureux de l'être. Je suis même persuadé que la confession de Polac procède d'un remord qui refuse d'avouer son nom. Il n'empêche que se focaliser sur les désagréments engendrés par sa pratique pédophile procède d'un retournement d'importance ignominieux : manière d'inverser l'ordre des choses pour rendre le secondaire primordial et l'essentiel accessoire. Ainsi le principal reproche que Polac adressera à Lumbroso sera, à la suite de l'émission où elle l'a questionné sur cette confession, de lui avoir occasionné une nuit d'insomnie! La différence des pratiques pédophiles, bien que certaine, n'autorise pas le refus de la réalité. Et quel refus! Violent et irréaliste! Et c'est Polac qui remet sur le tapis le sujet brûlant! C'est donc que l'impudence s'accompagne ici d'une certaine dose d'inconscience, voire de bonne foi. Il est d'ailleurs curieux, je le répète, que personne ne soit intervenu pour quitter le plateau et ne pas compromettre sa présence dans cette farce abjecte. Que dirait-on d'un violeur qui affirmerait : "Je n'ai violé qu'une fois, donc je ne suis pas violeur"; ou : "J'ai violé une fois. L'expérience ne m'a pas plu, je n'ai pas récidivé." Un violeur est un violeur à partir du moment où il viole. Idem pour le pédophile. S'il est certainement des différences de pédophilie, même la plus singulière et exceptionnelle des pédophilies ressortit de la pédophilie. La monstruosité est remarquable en ce qu'elle se réclame de la normalité et s'insurge contre les reproches les plus fondés. Avec Polac, les critiques les plus légitimes auront toujours tort. Il sera scandaleux de s'insurger contre le fait de se branler, puis d'éjaculer sur les fesses d'un gosse fragilisé! Ce sera bêtise que de s'être livré au scandale médiatique pour une confession si sincère et vénielle ! Lumbroso aura tort d'avoir posé des questions si indiscrètes! Polac passera pour l'agressé en proie à l'injustice! Magie noire que celle du pédophile. Allons plus loin : magie noire que le raisonnement typiquement pervers. Il consiste à transformer en liberté et noblesse de sentiments les actions les plus sombres et destructrices auxquelles l'homme se livre. Le raisonnement est chez Polac de si bonne facture qu'il autorise à expliquer que la pédophilie n'est pas de la pédophilie et que le réel n'est pas le réel. A ce niveau de dissimulation, Polac est un grand alchimiste : il n'aura pas écrit ce qu'il a écrit et il n'aura pas fait ce qu'il a fait. L'or n'est pas du plomb : c'est de l'or! La foi est d'ordinaire cette force et ce secours qui permettent de vivre et de transcender, y compris les moments les plus difficiles. La foi déplacerait des montagnes. Il arrive parfois qu'elle convoque des abîmes et des abysses.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-2669107335518512388?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/2669107335518512388/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=2669107335518512388' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2669107335518512388'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2669107335518512388'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/la-perversion-de-la-foi.html' title='La perversion de la foi'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-3772383268136877820</id><published>2007-06-28T01:57:00.000-07:00</published><updated>2007-06-29T01:34:54.813-07:00</updated><title type='text'>Les malheurs de Béatrice</title><content type='html'>Aveux étonnants de Béatrice Dalle, actrice bien connue pour ses rôles extrêmes. A l'écouter répéter plusieurs fois que le cinéma n'est pas le réel, que ce n'est que du cinéma, caricaturale dans son rôle (réel) de rebelle racaille, agressive dans sa réputation de subversive oblige, quasi masculine pour approcher du psychopathe supputé, Dalle, qui parie déjà sur son statut d'icône, commence par expliquer qu'au cinéma &lt;span style="font-style:italic;"&gt;tout est possible&lt;/span&gt;. Dalle est la grande prêtresse du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;trash&lt;/span&gt;. Touchez pas au grisbi, de peur qu'elle vous - mange. Selon Dalle, au cinéma, tout est permis, tout peut être montré. Définition du totalitarisme travesti en liberté? Définition du fantasme de la liberté comme incarnation de la toute-puissance singulière? Pas certain que l'art s'y retrouve! Dalle compare le cinéma à l'écriture (ou à d'autres arts). Que Dalle n'en soit pas à une incohérence près, peu importe : elle prétend dans la foulée n'être pas marionnette de fiction quand elle joue. Il faudrait savoir! Dalle ou pas? Passons. A l'écouter, les seuls esprits à croire le contraire seraient les faibles, selon qui les scènes au cinéma sont susceptibles d'être prises au premier degré (et engendrer quelques réelles tragédies). Ainsi Sade est-il &lt;span style="font-style:italic;"&gt;innocent(é)&lt;/span&gt; pour n'avoir jamais oeuvré que dans la littérature. On objectera à Dalle, au risque de heurter son sens de l'évidence, que le cinéma n'obéit pas au même fonctionnement créatif que la littérature (d'ailleurs, Dalle commence par invoquer la musique, avant de se rétracter). La création littéraire convoque un univers purement fictif et virtuel, au sens où, s'il est inspiré de faits indubitables, recomposés entre eux, à la manière de la licorne, il se différencie absolument du réel par sa virtualité. Le cinéma crée un univers interlope, où le personnage tient à la fois du sensible et du virtuel. Qu'on le veuille ou non, le sensible n'est pas le seul réel - le virtuel est aussi réel. A la différence de la littérature, qui oeuvre dans le pur monde du virtuel, et n'engage jamais de personnages physiques, le cinéma se joue dans l'entre-deux. La revendication de Dalle est donc fausse : non, le cinéma n'est pas un art comme la littérature. Qu'elle le veuille ou non, le cinéma participe autant du sensible que du virtuel. Il est une représentation dans le premier sens du terme. Sans doute les Anciens ne voyaient-ils pas le théâtre et les comédiens d'un mauvais oeil pour rien. L'implication sensible que suppose le théâtre atteint inévitablement l'acteur réel et ne s'arrête certainement pas à son personnage. S'il n'est pas facile d'interpréter le rôle d'un meurtrier, encore est-il certain que l'acteur qui joue ce rôle n'est pas, lui, meurtrier. On peut faire semblant de tuer, comme on peut feindre l'amour et la totalité des actions, avec les progrès induits par la technologie et les trucages. Sans doute les truchements sont-ils autorisés. Pour des scènes trop dures ou trop osées, les interprètes sont souvent doublés par des cascadeurs ou des mimes consentants. Mais ceux-ci vivent ces scènes, si bien que le problème se trouve seulement déplacé. Rien à faire, rien à dire : le propre du cinéma (et de la représentation artistique) est de convoquer le réel au rendez-vous du virtuel. La fiction ne compose pas seulement avec le réel. Il arrive qu'elle l'intègre. Je pense à ces scènes pornographiques, qui sont à la limite du cinéma d'invention, et où les acteurs &lt;span style="font-style:italic;"&gt;réalisent&lt;/span&gt; bel et bien leurs compositions. Si le meurtrier au cinéma ne tue pas, si de nombreuses scènes de sexe sont mimées, le propre de l'acteur porno est d'effectuer ces scènes, comme le propre supposé du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;snuff movie&lt;/span&gt; est de mettre à mort la victime à la fin de son fictif rituel macabre. Là se situe le caractère contestable des propos de Dalle (et la limite du cinéma comme art virtuel) : quand un des personnages de Dalle est nue, Dalle aussi est nue. Ce qui dans le cas particulier n'implique pas de traumatisme majeur (après tout, la nudité n'est jamais que notre condition première) peut s'avérer autrement plus pernicieux à mesure qu'on bascule dans l'hyperréel. Nombre d'acteurs porno regrettent ainsi dans leur chair leurs exploits passés pour ne pouvoir les imputer à l'étoffe étrangère de leurs rôles de composition. Le mensonge de l'hyperréel consiste à occulter la prégnance et l'omniprésence du réel. A trop laisser entendre que le réel est remplacé par son avatar transcendant, ou que le réel est dépassé par l'hyperréel, la modernité propage le mensonge selon lequel certains faits seraient étrangers au monde du réel. Malheureusement, ce souhait est trompeur. Le réel, tel une citadelle, est une place-forte imprenable et indépassable. L'antique jugement porté sur les acteurs et l'art de la représentation n'est pas à entendre autrement : menteur!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-3772383268136877820?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/3772383268136877820/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=3772383268136877820' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/3772383268136877820'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/3772383268136877820'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/batrice.html' title='Les malheurs de Béatrice'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-6646524062477594739</id><published>2007-06-26T11:27:00.000-07:00</published><updated>2007-06-28T01:57:11.600-07:00</updated><title type='text'>Epopée de la Puissance Onirique</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Episode 15.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mauvaise foi est au coeur du sport au point que les dopés (champions?) notoires peuvent affirmer qu'ils ne se dopent pas sans susciter de quolibets et de contradictions. Il est vrai que les sportifs sont les spécialistes du déni, capables de jurer leurs grands dieux qu'ils sont innocents au sortir d'une garde à vue accablante ou d'un test positif. Rien d'étonnant à cette faculté aussi impressionnante que ridicule : car c'est le mensonge de l'époque que le sportif exprime et qui explique que tant de spectateurs continuent d'aduler leurs héros et d'applaudir à leurs exploits. Le mensonge sur le sport rejoint ainsi le mensonge sur le reél. Le mensonge des médias est pour ainsi dire connexe : à en croire les médiateurs, soit les propagateurs de la propagande officielle, les médias offriraient la représentation approfondie du réel. A moins de prétendre que le mensonge soit devenu la vérité, c'est l'inverse qui est vrai : la télévision est une déformation proche de la négation. L'hyperréel est un mensonge de part en part. La télévision comme représentation est bien cette reconstruction contre laquelle il n'y a rien à objecter. Rien en effet à redire à celui qui prétend que votre voiture est jaune alors qu'elle est bleue. Autrement dit : il est impossible de démontrer la fausseté d'une thèse sur le terrain du langage. Pour ce faire, il faudrait se confronter au réel et c'est précisément ce que la mauvaise foi refuse avec obstination et quelque solide raison. Pour se réclamer de ce qu'elle nie, la mauvaise foi s'ancre dans un territoire inexpugnable. Elle dresse l'apologie de la lutte contre le dopage quand elle incarne l'échec de cette lutte. Qu'est-il à objecter contre un sportif convaincu de dopage et qui jure ses grands dieux qu'il ne s'est pas dopé? De multiples parades demeurent en sa possession, à commencer par l'invocation de cet ailleurs, qui convoque l'univers des possibles, sans que la frontière entre possibles réalisables et possibles utopiques puisse être avancée. La preuve d'un dopage avéré est toujours réfutable : le sportif invoquera l'incompréhension, le dopage extérieur (d'autant plus commode qu'il est invérifiable), ou, mieux encore, la spéciale Bouras. Ce judoka émérite, champion olympique, expliqua posément, suite à son dopage positif et médiatique, qu'il ne s'était pas dopé &lt;span style="font-style:italic;"&gt;parce qu&lt;/span&gt;'il était musulman. Sous-entendu : il n'était pas loin d'être victime d'une cabale raciste et islamophobe. La victime du Grand Complot n'était autre que celui qui avait triché, il est vrai avec la bénédiction des institutions. Il paraît que les grands paranoïaques réfutent la mort jusque sur leur lit de mort. L'époque perpétuera son mensonge (et son crime) jusqu'à la disparition de l'espèce (humaine). Le seul moyen de la contredire consiste à changer de cap.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-6646524062477594739?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/6646524062477594739/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=6646524062477594739' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/6646524062477594739'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/6646524062477594739'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/epope-de-la-puissance-onirique_3068.html' title='Epopée de la Puissance Onirique'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-5669180535863313199</id><published>2007-06-26T10:18:00.000-07:00</published><updated>2007-06-26T11:27:32.208-07:00</updated><title type='text'>Epopée de la Puissance Onirique</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Episode 14.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mensonge rôde et règne sur le plateau de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ce soir ou jamais&lt;/span&gt;. D'un côté, ceux qui dénoncent la généralisation du dopage dans le sport; de l'autre, ceux qui prétendent que le sport est demeuré ce sanctuaire sacré du dépassement pur et du respect sain. Chacun sait que ces valeurs sont d'autant plus fausses qu'elles n'ont jamais été vraies et qu'elles n'ont été médiatisées que dans la mesure où elles étaient mensonge. Personne n'ose clore le débat en rappelant que le mensonge interdit le débat. Si la franchise était le vrai motif du débat, le débat serait clos avant d'avoir commencé. C'est donc que le public et les débatteurs acceptent le principe d'un débat biaisé. Entre ceux qui dénoncent théoriquement le dopage sans mettre en cause nominalement (jamais Lizarazu n'aura été soupçonné de dopage, champion du mode oblige) les sportifs &lt;span style="font-style:italic;"&gt;innocents&lt;/span&gt; et ceux qui font preuve d'une mauvaise foi abyssale, on ne sait plus bien où situer le spectacle. Spectacle du sport médiatisé, spectacle de la télévision feignant de remettre en cause le sport. J'ai relevé quelques techniques de mensonge incoulables que reprennent Bilalian &amp; co. comme antiennes impayables :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;mauvaise foi&lt;/span&gt; : pour prouver que l'engouement populaire est demeuré intact dans le football, c'est Manchester United qui est cité, soit le prototype du football business, le club le plus rentable du monde, racheté par le milliardaire du sport Malcolm Glazer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;diversion&lt;/span&gt; : au lieu d'avoir à affronter la question du dopage, Bilalian lance ce qui serait le vrai fléau du sport, les terribles paris, qui menacent de corruption. Comme si le dopage et les paris n'étaient pas les variantes de la même façade!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;refus de la généralisation&lt;/span&gt; : c'est la duplication hallucinatoire entre les dopés, les tricheurs et les honnêtes et les héros. Le but est de laisser croire que le sport et le dopage sont deux démarches différentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;rêve&lt;/span&gt; : il serait par trop décevant d'accepter de regarder le réel en face. La beauté du sport moderne est telle qu'elle ne saurait être remise en question. Il n'est besoin que d'invoquer les inoubliables campagnes de la Coupe du Monde 98.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;fausse différence&lt;/span&gt; : au nom de la distinction judiciaire bien connue entre faute et preuve, Bilalian refuse de condamner le sport comme théâtre du dopage. Autant vaudrait acquitter un présumé meurtrier au nom du fait qu'il n'a pas avoué!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;déni&lt;/span&gt; : la lutte contre le dopage est invoquée comme la preuve du combat sincère du sport contre le dopage, alors qu'elle n'est jamais que l'envers de la médaille. La lutte contre le dopage fait partie du dopage comme le dopage fait partie du sport et la triche - de la société.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-5669180535863313199?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/5669180535863313199/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=5669180535863313199' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/5669180535863313199'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/5669180535863313199'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/epope-de-la-puissance-onirique_26.html' title='Epopée de la Puissance Onirique'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-8323925520989713169</id><published>2007-06-26T06:06:00.000-07:00</published><updated>2007-06-29T01:13:51.433-07:00</updated><title type='text'>Face à la violence</title><content type='html'>Je suis toujours ébaubi de constater que le consentement est la notion invariablement brandie par les troubles partisans de la liberté pour cautionner les dérives au nom de la tolérance et du respect de la différence. Consentir serait accepter librement, en ayant conscience de la portée de son geste. Je passe sur le débat qui consiste à s'interroger sur la pertinence du concept de liberté. En admettant que la liberté existe, le consentement devient une contradiction manifeste dans les termes quand l'acte s'opère dans les eaux troubles de la violence. Car l'on voit mal comment le sujet consentirait à ce qui lui est nuisible et destructeur. Liberté implique lucidité et conséquence. Evidemment, on peut faire mine de ne pas percevoir le problème, pour se simplifier la tâche, mais force est de constater que violence et consentement sont contradictions dans les termes. La contrainte ne saurait s'accompagner du consentement. Maintenant, que l'on considère l'apparent paradoxe : les parties sont toujours consentantes à partir du moment où elles ont consenti. Je veux dire que le consentement est certes revendiqué par le dominant (défense prévisible), mais qu'il se trouve invoqué par le dominé, dans la mesure où le refus de la violence n'est pas de l'ordre du consentement. Je ne distingue pas dans ce second terme d'aberration : tout autant que le dominant, le dominé a intérêt à cautionner la violence qu'il subit. Soit la violence s'exerce comme une contrainte inacceptable, qu'on ne peut refuser (cas de la torture ou du viol); soit elle intervient de manière trouble, biaisée, insidieuse (cas de la prostitution, de la pédophilie et de bien des actes ordinaires de la vie). On aurait tort de marginaliser ou de mésestimer cette violence séditieuse. Elle représente la majorité des actes de violence. Probablement est-ce la raison pour laquelle on refuse de la considérer. La violence en son principe fonde sa banalité sur sa légitimité. Face à ce triste constat, la société demeure les bras ballants et se contente d'invoquer le plus hypocrite des principes de démarcation pour ne pas avoir à affronter la constante de la violence et son omniprésence en nos moeurs policées. Consentir à se prostituer n'a ainsi pas plus de sens que consentir à périr assassiné. Je me rappelle de l'article exposé dans les toilettes de connaissances particulièrement perturbées. Le papier revenait sur le cas d'un anthropophage qui avait dévoré le sexe de sa victime, puis l'avait découpé et mangé, avec le consentement de cette dernière et après avoir passé une petite annonce. Le meurtrier fut bien entendu condamné, tant le consentement apparaissait comme une excuse légitimant l'horreur et l'abjection. Il est curieux que pour les cas où la violence semble moins prononcée et moins claire, le consentement ressurgisse comme délimitation viable et excuse commode : il a consenti, donc le débat est clos. Ainsi des Occidentales fortunées cherchant gigolo auprès de la faune de Saint Domingue. Avec une once de recul, on ne saurait sérieusement prétendre que ces gigolos sont consentants. Pourtant, c'est ce qu'ils prétendent tous de prime abord. A y bien regarder, le consentement des amantes s'avère tout aussi problématique que celui de leurs compagnons de fortune. Leur consentement s'apparente à une fuite en avant. La notion de consentement ne suppose pas seulement le postulat fallacieux que l'homme dispose d'un quota de libre arbitre égal selon toutes les situations; il implique également que l'homme sous l'emprise de la violence se montre capable d'une lucidité accrue et qu'il soit en mesure de déterminer ses intérêts véritables sur le long terme, indépendamment du contexte de la violence. C'est ainsi que le gigolo dominicain devrait se départir de la formidable violence de la pauvreté pour délibérer des enjeux de son acte de prostitution (au moins latent) sur sa personnalité. Je ne prétends pas que ce soit impossible, mais rien n'est moins aisé et ne suppose l'assistance d'une grâce quasi divine. Considérer que le consentement s'opère sans modification dans le cadre tourmenté de la violence sous-entend déjà un déni certain de la violence et de ses conséquences. C'est d'ailleurs la règle de base  des dominants que d'invoquer le consentement en lieue et place de la violence occultée. Façon de dire : voyez, face au donné intangible, le consentement offre son assomption aux conditions d'avènement des événements. Consentez, vous êtes piégé! Je ne suis pas loin de penser que le consentement est l'argument simpliste que l'on exhibe chaque fois que l'on veut refuser le réel et ne pas s'embarrasser la vie avec la plus équivoques des tâches : l'administration de la justice.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-8323925520989713169?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/8323925520989713169/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=8323925520989713169' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8323925520989713169'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8323925520989713169'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/face-la-violence.html' title='Face à la violence'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-8694638426434522086</id><published>2007-06-24T13:43:00.000-07:00</published><updated>2007-06-25T01:13:28.001-07:00</updated><title type='text'>La qué-quête du plaisir</title><content type='html'>Le plaisir est devenu la fin du monde que le monde entier nous envie. Problème : reste à définir ce qu'est le plaisir, surtout si l'on s'avise que le plus célèbre hédoniste, Épicure, prônait les antipodes de la luxure. Apparemment, Mélissa Theuriau est plus proche de la secte des hédonistes modernes que de vénérables résurgences antiques. Elle travaille pour M 6, la petite chaîne commerciale, qui vend avec brio de l'ultralibéralisme au nom du rêve comme d'autres des pains bio au nom de la bonne bouffe. C'est ainsi qu'on nous vend le plaisir comme une action &lt;span style="font-style:italic;"&gt;mécanique&lt;/span&gt; dont l'obtention permettrait d'atteindre l'idéal et le septième ciel. Le monde moderne aurait découvert &lt;span style="font-style:italic;"&gt;le&lt;/span&gt; point G autorisant l'épanouissement de l'être humain sur Terre et sa réalisation matérielle (faute de mieux). A une période de crise métaphysique, il est tentant de se rabattre sur les promesses les plus &lt;span style="font-style:italic;"&gt;réalistes&lt;/span&gt;. Justement. Il se trouve que le plaisir est un bien fort fini, périssable et fragile. Sa jouissance est si éphémère et incertaine qu'elle encourage surtout sa quête et que le succès de sa marchandisation est assuré (en tant que sa fin prévisible et nécessaire). On imagine le slogan d'une société consumériste : pour être à la hauteur, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;il faut&lt;/span&gt; jouir le plus possible. Chacun s'efforce de satisfaire à cet objectif par définition irréalisable, par rapport auquel les privilégiés possèdent de nombreuses longueurs d'avance et qui encourage la violence et la domination. Entre ceux contraints de se donner à la demande en plaisir, ceux qui, pour faire comme tout le monde, sont prêts à tout pour décrocher la Lune, pas sûrs que les gagnants du Loto échappent à la ruine : le plaisir comme quête marchande est soumis à l'impératif de la surenchère. Comme pour la drogue, il faut toujours augmenter les doses pour jouir, à tel point que le cercle vicieux est un mécanisme puissant d'insatisfaction, qui pousse d'autant plus à la consommation que le plaisir est un bien utopique. D'une manière générale, on se trouve d'autant plus insatisfait que la satisfaction comme valeur durable est une utopie périlleuse, qui pousse d'autant plus à son obtention qu'elle n'a aucune chance d'être atteinte. Mélissa Theuriau devrait avoir honte de vendre ce mirage aux alouettes, mais elle est trop occupée à défendre son morceau de charogne en vantant les mérites de l'égalité hommes/femmes et de la libération féministe. Comme souvent, cette libération cache l'alignement sur les aspects les plus pernicieux de la domination masculine, soit le droit et la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;liberté&lt;/span&gt; de prendre son partenaire pour un objet. Bien entendu, cette liberté d'accéder au plaisir tourne vite à la dimension sexuelle, si bien que les femmes réclament le même plaisir que les hommes. Problème : il n'est pas certain (mais alors pas du tout) que la sexualité féminine fonctionne sur le même mode que la sexualité masculine et que le plaisir féminin s'obtienne de façon identique au plaisir masculin. Passons. Glissons. Rêvons. La vengeance féministe dessert les femmes dans la stricte mesure où elle prétend les libérer. Vieux mensonge de la prostitution à ceci près que le discours de Theuriau prétend rétablir l'égalité, libérer des tabous et des interdits, démocratiser des pratiques jadis d'alcôves et de boudoirs, dans la mesure où il vend les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;sex toys&lt;/span&gt; et la réduction du mâle à un objet de consommation. Consternation? Consommer, vous êtes libérées! Après les femmes, les hommes objets! Mélissa, métisse de Paname, vend toujours sa vertu! Ha! On pressent déjà la revendication de la prostitution masculine pour les femmes comme juste pendant de l'atavique prostitution des femmes pour les hommes! Les femmes, ces &lt;span style="font-style:italic;"&gt;matons&lt;/span&gt; de Panurge (une pensée pour le regretté Muray), sauteraient par-dessus bord si c'était aux fins d'imiter les hommes! Où l'on voit que la télévision vend l'ultralibéralisme dans sa dimension de marchandisation des corps, avec la métonymie éclatante du godemiché comme réduction de l'homme à son sexe, et de son sexe à un substitut &lt;span style="font-style:italic;"&gt;objectif&lt;/span&gt;. Plus on est objectif et plus la propension à réduire la personne à l'objet est tentation grande. L'égalitarisme n'est pas seulement l'arnaque bien connue servant la marchandisation au nom des nobles idéaux. Il s'agit de rendre la violence inévitable et même agréable. Chapeau, Theuriau.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-8694638426434522086?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/8694638426434522086/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=8694638426434522086' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8694638426434522086'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8694638426434522086'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/la-qute-du-plaisir.html' title='La qué-quête du plaisir'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-6739359615872135861</id><published>2007-06-24T12:10:00.000-07:00</published><updated>2007-06-25T01:12:03.499-07:00</updated><title type='text'>Zone interdite</title><content type='html'>Le reportage qui passe sur M 6 indique à quel point la télévision délivre à peine voilé le message subliminal de l'ultralibéralisme, selon lesquels le corps est une marchandise. La sculpturale Mélissa Theuriau, compagne de Jamel à la ville, présente un reportage sur les Européennes qui s'empressent de fuir leurs terres décadentes (ah! la décadence a bon dos quand il s'agit de cacher sa propre misère, qui, chacun le sait, est toujours affective) pour trouver l'Amour auprès de jeunes éphèbes de Saint-Domingue. Ce qui ressortit bien entendu de rapports intéressés, flirtant plus avec la prostitution qu'avec le zouk, prête dans sa bouche question à débat et interrogation. Ainsi n'hésite-t-elle pas à présenter la démarche de ces femmes mûres (dont nous ferons l'éloge une autre fois) comme une démarche féministe et libératrice. Le simple fait qu'une femme puisse envisager les gigolos de Saint-Domingue comme des libérateurs est inquiétant et scandaleux à la fois (donc télégénique). Il faut que l'ultralibéralisme ait bien imprégné les esprits pour que la confusion entre liberté et violence puisse être ainsi entretenue (dans tous les sens du terme) par les porte-paroles attitrés des médias et auprès d'un public qui se réclame &lt;span style="font-style:italic;"&gt;avec générosité&lt;/span&gt; de l'altruisme et des Droits de l'Homme. Je ne regarde que le début du reportage, consterné par l'hypocrisie du propos. Ainsi la libération n'est-elle jamais que l'apanage d'un néo-colonialisme qui s'épanouit d'autant plus aisément qu'il se travestit sous le laisser-passer de l'amour (troublante analogie avec l'arrière-plan historique d'&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Emmanuelle 2&lt;/span&gt; et certainement avec l'univers érotique). La vérité est que ces femmes mûres sont des Occidentales aisées qui profitent de leur pouvoir d'achat et de leur prestige aux yeux autochtones pour attirer dans leurs filets les éphèbes qui pullulent sur la plage en quête de leur rêve : fuir la misère. Evidemment, ils jurent de leur sincérité, puisque leur intérêt est de ne plus crever de faim. Prétendra-t-on pour autant qu'ils sont &lt;span style="font-style:italic;"&gt;consentants&lt;/span&gt; à embrasser la carrière de gigolo ou contraints par leur précarité? Quant aux femmes, leur liberté tient surtout à leur puissance en guise de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;sex appeal&lt;/span&gt;. Dira-t-on qu'elles sont &lt;span style="font-style:italic;"&gt;consentantes&lt;/span&gt;, sous prétexte qu'elles se déclarent heureuses et que leurs amants éprouvent des sentiments pour elles? Une femme peut-elle s'épanouir en entretenant un homme qui a souvent vingt ans de moins qu'elle et qui profite surtout de moyens miraculeux pour être entretenu et échapper à la pauvreté? Où l'on voit que la notion de consentement n'a pas grand sens à mesure qu'elle est brandie dans des situation des contraintes où les parties n'ont aucun intérêt à (s')avouer leurs réels intérêts. Il n'est pas certain d'ailleurs qu'ils soient tout à fait lucides sur une situation caricaturale : après tout, il est facile, pour un Noir de Saint Domingue, de se persuader qu'il aime la femme qui le sort de la misère, lui promet des papiers européens et l'entretient comme un pacha. Il est facile pour la bourgeoise occidentale d'oublier son âge, ses soucis et son vieillissement dans les bras d'un jeune homme qui pourrait être son fils et dont la situation lui donne l'occasion d'exhiber sa générosité. Le pouvoir de se duper chez l'être humain est apparemment plus important encore que la propension à être dupé. Les arguments avancés respirent la mauvaise foi à tendance coloniale : on aime l'éphèbe noir parce qu'il est musclé, qu'il présente un appétit sexuel insatiable, qu'il danse bien, qu'il se meut dans un décor paradisiaque, entre plages de sable fin, brise marine et cocotiers. En gros : les femmes réduisent leur gigolo à des objets sexuels infantiles et insouciants dans l'exacte mesure où elles se targuent de nobles sentiments pour mener leurs (ex)actions. La mauvaise foi est irréfutable en ce qu'elle se réclame précisément d'intentions inattaquables, aux antipodes de ses motivations réelles. C'est ainsi qu'on surprend une femme à louer les qualité d'écoute et de dialogue de son compagnon dans la mesure où ce qu'elle entend par ces termes désigne en fait ses dons de (gogo) danseur et sa virilité! Les gigolos comprennent que ce commerce lucratif peut les mener très loin (dans tous les sens du terme) et leur permettre d'échapper aux affres de leur enfer doré, à tel point qu'ils n'hésitent pas à séduire plusieurs (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;fashion&lt;/span&gt;) victimes. Ces gigolos opèrent sur des terrains bien déterminés, bars à touristes ou plages de rêve. Malheureusement, comme dans les pays où la misère règne, d'aucuns sont atteints du SIDA. La transaction entre les parties est évidente : les femmes croient acheter ce qu'elles ne parviennent à réaliser en Europe (une rencontre amoureuse), quand les gigolos espèrent décrocher la timbale et l'Eldorado. Dans l'opération, personne n'y trouve son compte et il n'est pas certain que les plus grands perdants soient les éphèbes désarmants. Se pourrait-il que l'argent n'achète ni les corps, ni les coeurs? En tout cas, c'est un authentique marché de dupes, dans lequel le vrai gagnant n'est autre que cet être déréalisé qui déréalise dans la mesure où il se réalise - l'Argent. Où l'on voit que la violence atteint tous les protagonistes et que, vieille antienne hégélienne, les dominants dépendent autant des dominés que l'inverse n'est vrai. Cette égalisation inquiétante, que certains béotiens prendront pour de l'égalitarisme de bon aloi, cache les profondes destructions qu'occasionne la réduction des personnes à des corps et la pauvreté. Leur meilleure visibilité dans le reportage, due au fait que le rapport traditionnelle hommes/femmes se trouve inversé, rend la supercherie plus édifiante et explique pourquoi elle fonctionne aussi facilement. Tant il est vrai que le bon génie de la violence repose sur l'ambigüité foncière et fondamentale qu'elle instaure dans les rapports et qui permet aux tenants de la mauvaise foi et aux apologues de l'argument de superficie d'expliquer que le monde est beau, le monde est formidable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P.S. : j'entends à l'instant que les mariages sont facilités en République de Saint-Domingue et font partie intégrante de l'industrie touristique. J'ajouterais à ce commentaire &lt;span style="font-style:italic;"&gt;journalistique&lt;/span&gt; qu'ils ressortissent aussi et surtout de l'industrie du tourisme sexuel et qu'ici comme ailleurs, les États ferment les yeux pourvu que des pratiques destructrices rapportent (gros). Les gigolos sont nommés des &lt;span style="font-style:italic;"&gt;sanki-panki&lt;/span&gt;, soit gigolos des plages. Des milliers d'Occidentales accourent sur les plages dominicaines et des centaines de mariages voient le jour chaque année. Si l'on se fait l'avocat du diable, on invoquera que chacun y trouve son compte et que la condamnation de ces pratiques ressortit de l'exacerbation de la faculté morale, dont chacun sait qu'elle incline au moralisme dès qu'on l'agite. On expliquera que ces femmes sont plus heureuses exploitées de la sorte que seules et que les gigolos sont plus épanouis avec leur(s) protectrice(s) que rivés à leurs rochers et leur misère. On se réclamera de la liberté de chacun : les femmes disposent du libre arbitre de choisir, et, à y bien regarder, les gigolos aussi. On prétendra approfondir le concept superficielle de violence au nom de son ambigüité décisive. Finalement, les mêmes arguments qui sévissent dans la prostitution sont utilisables aussi dans ces situations interlopes. Le dominant accède à la transaction (acheter des personnes) contre de l'argent. Le dominé satisfait à la domination en recevant des avantages, que les sankis-pankis perçoivent et qui se révèlent fort disparates et trompeurs dans le cas de la prostitution. Pourtant, le mensonge affleure de part en part et à tous les niveaux de la transaction. Chaque partie trompe et est trompée, dans un climat nauséabond de pauvreté et de profit cynique. Osera-t-on avancer qu'il existe, à côté des sankis-pankis victimes manifestes, des gigolos heureux et satisfaits de leur sort? Par rapport à quelle situation initiale? A moins qu'on ne soit devenu si aveugle et formaté par le système dominant qu'on ne se rende plus compte de la destruction qu'engendre &lt;span style="font-style:italic;"&gt;le fait&lt;/span&gt; d'être considéré comme un objet. De ce point de vue, argumenter est déjà une défaite, qui montre que la mondialisation sert surtout la progression du totalitarisme contemporain, l'ultralibéralisme, qui n'est jamais que l'avatar de la domination d'un groupe de privilégiés sur les hordes de déshérités. L'achat de sexe n'est qu'une rengaine sordide et sans cesse remise aux goûts du jour.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-6739359615872135861?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/6739359615872135861/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=6739359615872135861' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/6739359615872135861'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/6739359615872135861'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/zone-interdite.html' title='Zone interdite'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-358507528696583765</id><published>2007-06-24T04:14:00.000-07:00</published><updated>2007-06-24T04:33:21.709-07:00</updated><title type='text'>Au nom du Vénal Marquis</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Pour résumer la valeur de la pensée de l'improbable BHL, dont l'existence prouve &lt;span style="font-style:italic;"&gt;in concreto&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style:italic;"&gt;in petto&lt;/span&gt; que tout possible est réalisable, je ne trouve rien de mieux que de citer le numéro 927 du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Cahier Samedi du Nouvel Economiste&lt;/span&gt;, en date du 7 janvier 1994, dont j'ignore tout et qui se trouve apparemment proche du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Monde Diplomatique&lt;/span&gt; (http://www.monde-diplomatique.fr/documents/bhl/cuisine/). Je ne résiste pas au plaisir d'y adjoindre un commentaire de Serge Halimi, journaliste au &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Monde diplomatique&lt;/span&gt;, auquel je renvoie pour de plus amples consultations internet (http://www.monde-diplomatique.fr/dossiers/bhl/).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;"Enquête sur le système BHL, Dans les cuisines du Bernard-Henri Lévisme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;De Mitterrand, de Minc à Lagardère, du Quotidien à Arte, de l’Afghanistan à la Bosnie, « le plus beau décolleté de Paris », comme le surnomment les fâcheux, soigne ses réseaux et cultive avec brio le terreau médiatique. Sans jamais renier l’idéal qu’il s’est fixé : lui.&lt;br /&gt;Rendez-vous était pris avec Bernard-Henri Lévy pour un lundi matin, rue Madame, dans le 6ème arrondissement de Paris. Mais il aura suffi de mentionner la venue d’un photographe pour provoquer aussi sec la réaction suivante de son secrétariat : « dans ce cas, l’après-midi serait mieux venu. »&lt;br /&gt;A de tels détails, on reconnaît les pros. Peu importe à BHL d’être devenu l’intellectuel le plus influent de sa génération, le conseiller du prince, celui de tous les princes, le défenseur le plus en vue des causes humanitaires depuis l’Afghanistan jusqu’à la Bosnie. Avant tout, il reste l’amoureux de sa propre image. Et quelle image...Cette brûlure portée par la mèche noire et la chemise ouverte, cette espèce d’impatience qui lui tient lieu de légende. La révélation date de son apparition, un soir de 1977, lors d’une émission de Bernard Pivot où, « nouveau philosophe » à l’écharpe blanche, il stigmatisait le totalitarisme et dénonçait le goulag. Il avait 29 ans.&lt;br /&gt;Les médias jouent un rôle central dans cette vie construite sur les plateaux de télévision. Très tôt, les réseaux médiatiques de Bernard-Henri Lévy se mettent en place. A peine sorti de Normale Sup et des jupes du philosophe Louis Althusser, grand ami de son père qui le fera signer son premier papier dans Les Temps modernes, le jeune homme sévit dans le Quotidien de Paris, rubrique Idées. Là, il rencontre Michel Butel, un autre mordu de la presse, qui écrivait alors sur le football. Entre les deux hommes naît aussitôt une de ces multiples SAM (sociétés d’admiration mutuelle) qui jalonneront l’itinéraire de BHL. Fascination réciproque, encore entre le jeune normalien et le tonitruant Maurice Clavel, chroniqueur inspiré du Nouvel Observateur, qui n’en finit pas de lancer, depuis sa colline de Vézelay, des imprécations définitives contre Georges Pompidou et sa République louis-philipparde.&lt;br /&gt;Dès 1969, Bernard Lévy, qui n’est pas encore BHL, écrit dans la revue de Marek Halter qui tente déjà de jeter des ponts entre juifs et Arabes. Depuis, pas un ascenseur qui n’ait été renvoyé entre Halter et Lévy, les Roux-Combaluzier, les Bouvard et Pécuchet de tous les droits de l’homme. On les verra, plus tard, parrainer avec efficacité la naissance de SOS Racisme : « Ils nous ont ouvert pas mal de portes », admet le député socialiste Julien Dray, qui fut, avec Harlem Désir, l’un des fondateurs du mouvement.&lt;br /&gt;Très vite, les réseaux deviennent aussi politiques : en 1971, le jeune homme, type Rastignac prononcé, rencontre François Mitterrand, alors premier secrétaire du Parti socialiste, qui ne ratera plus alors un seul anniversaire de ce nouveau compagnon de route. BHL est sollicité pour devenir conseiller du premier secrétaire, au même titre que Jacques Attali ou Edith Cresson.&lt;br /&gt;« Quel secteur voulez-vous ? lui demande Mitterrand.&lt;br /&gt;Ce qui reste », répond l’impétrant.&lt;br /&gt;Ce sera l’autogestion. Le sujet est bon, et notre ami s’empresse de proposer un livre à Françoise Verny, déjà grande prêtresse de l’édition chez Grasset. « J’attendais Bernard en haut de l’escalier, raconte celle qui deviendra une inconditionnelle. Il venait d’éditer Les Indes rouges chez Maspero. Il était superbe, curieux de tout. Il y avait chez lui une espèce de liberté, de ras-le-bol du dogmatisme marxiste. Autant vous dire que le garçon me passionnait plus que le Bangladesh ou l’autogestion. »&lt;br /&gt;Rebelle mondain&lt;br /&gt;BHL lance ainsi sa première collection chez Grasset. « Tout lui réussissait, raconte, ébloui, l’éditeur Gilles Herzog, le monde parisien ouvrait les bras au rebelle mondain. » Peu après, il lance son propre quotidien, L’Imprévu. La passion pour la presse, encore et encore. La une du premier numéro est consacrée à un long entretien avec François Mitterrand à Latche. Et la photo est signée Marie-Laure de Decker.&lt;br /&gt;Déjà, toute la bande était là : Jean-Paul Enthoven, alors au Nouvel Obs, l’alter ego ; Gilles Herzog ; Paul Guilbert, à l’époque au Quotidien, devenu depuis chef du service politique du Figaro ; ou encore Dominique Grisonni, directeur littéraire chez Hachette. Un quart de siècle plus tard, on retrouve les mêmes, aussi bien dans les colonnes de Globe Hebdo que dans sa revue La Règle du jeu. Chaque samedi matin, on voit BHL et Enthoven, mal rasés, prendre leur petit déjeuner au premier étage du Café de Flore. Aux antipodes du cosmopolitisme proclamé, les amis de Bernard revendiquent un fonctionnement de bande et de tribu : comme s’ils étaient liés par un pacte tacite.&lt;br /&gt;Mieux, toute question osée sur la dérive clanique n’est absolument pas jugée agressive : « Nous sommes un clan, c’est clair, un peu à la façon d’une franc-maçonnerie, explique l’industriel Pierre Bergé, l’un des fondateurs de Globe. Nous pardonnerons à tous nos amis et rien à ceux qui nous sont éloignés. C’est injuste, mais c’est la vie. » Une SAM de plus : « Je pourrais utiliser son nom sans le lui demander, et l’inverse est vrai. »&lt;br /&gt;Enfant du siècle, BHL est aussi un enfant gâté : L’Imprévu est financé par son père, un industriel qui a fait fortune dans les bois coloniaux. Bernard vivait, à l’époque, au-dessus du restaurant Drouant d’où il se faisait porter force canapés et petits fours. Dure jeunesse : L’Imprévu ne sortira que onze numéros, et papa ne paiera pas la note de chez Drouant, qui sera retenue sur son maigre salaire de directeur de collection. Qu’on se rassure : le succès de La Barbarie à visage humain, son premier vrai livre, paru chez Grasset en 1977, lui permettra de rebondir.&lt;br /&gt;Savamment orchestré vingt-cinq ans durant, ce tourbillon médiatique donne aujourd’hui à BHL un formidable pouvoir d’influence. Fondé sur de solides réseaux dans le monde de la critique : Gilles Anquetil, membre du comité de rédaction de La Règle du jeu, au Nouvel Observateur ; Jean-Paul Enthoven, au Point ; Luc Ferry, directeur de collection chez Grasset, à L’Express.&lt;br /&gt;Son influence s’étend désormais au monde des affaires : Lévy est très proche d’Alain Minc, autre agitateur d’idées, de Maurice Lévy, patron de Publicis, de Jean-Luc Lagardère, numéro 1 de Hachette, ou encore de François Pinault, qui a racheté une partie de l’affaire familiale.&lt;br /&gt;Les réseaux politiques, aussi, sont puissants. A son mariage avec Arielle Dombasle, c’était à La Colombe d’Or à Saint-Paul de Vence, assistaient aussi bien Alain Carignon, qui le nommera à la tête du conseil d’administration d’Arte, que Jack Lang, qui l’avait choisi pour présider la commission d’avance sur recettes du cinéma. Un coup à gauche, un coup à droite. Après Mitterrand, Balladur : entraîné par Arielle chez sa copine Marie-Hélène de Rotschild, Bernard fait la connaissance d’Edouard, « un homme charmant ». Depuis, le Premier ministre et son directeur de cabinet, Nicolas Bazire, sollicitent les conseils du maître : « Bernard aime être le conseiller du prince, même quand les princes changent », admet Françoise Verny. « Bernard a repris l’ancienne tradition des juifs de cour qui régnait à la cour de Guillaume II, explique Herzog. Il est mu par un sentiment de fragilité qui le pousse à se rapprocher du pouvoir, il reste persuadé que l’histoire est tragique. » Admirateur du dandy Benjamin Disraeli, politique et écrivain anglais du XIXe siècle, BHL aime à se présenter comme un conspirateur : « J’aurais pu naître Vénitien. »&lt;br /&gt;Beaucoup de bruit et de fureur... qui lui valent quelques inimités aussi solides que ses relations. La bande traite collectivement ses adversaires de « Maison de la culture », qui ne rechigne pas à les faire passer pour des adeptes d’un marxisme mal digéré. Les Bourdieu, les Vidal-Naquet, les Finkelkraut ? Autant de jaloux, d’aigris : « Bernard a quelques livres d’avance sur eux, voilà tout », tranche Herzog. Pour le reste, « ce sont des pisse-froid, clame Françoise Verny, ils me font chier, ils ne savent pas être légers ».&lt;br /&gt;Mais voilà, avec le temps, les « pisse-froid » ont appris à faire face. Pour peu que la revue Esprit organise une manifestation sur la Bosnie, et d’aucuns, à l’avance, crient déjà au feu : « S’il est là, nous sommes salis. » Il suffit qu’un comité de défense des intellectuels d’Algérie s’organise, derrière Pierre Bourdieu, pour que BHL soit proprement et carrément écarté. Dans sa dispersion et sa médiatisation, il révélerait l’état d’une société vendue à l’idéologie journalistique. « Son succès souligne la dégradation du monde intellectuel, explique l’un de ses adversaires déclarés. Le désir d’œuvre est, chez lui, une désir d’avoir écrit, de gérer une notoriété. »&lt;br /&gt;Même sa rigueur est mise en cause, notamment pour son action à la tête de la commission d’avance sur recettes : « J’ai rarement vu un être aussi frivole », tranche l’un des principaux agents de la place. Le metteur en scène Claude Chabrol aurait été victime de son ostracisme lors de la réalisation de L’Œil de Vichy. La première rencontre entre le producteur Jean-Pierre Ramsay et BHL, qui présidait alors la commission, se passe fort bien : « C’est merveilleux, affirme Bernard-Henri Lévy, je veux faire le sujet. » Les historiens Azema et Paxton refusent. Résultat, Chabrol n’aura pas un sou.&lt;br /&gt;Tout, dans cette ascension si savamment orchestrée, conforte sa réputation « de plus beau décolleté de Paris ». La paternité de l’expression, aujourd’hui difficilement contournable, a été attribuée tout à tout à l’humoriste Pierre Desproges et à l’écrivain Angelo Rinaldi. Comme le premier n’est plus et que le second est édité chez Grasset, le mystère risque bien de rester entier. Que BHL, en revanche, prenne la pose, de préférence avec madame, ne constitue pas franchement une révélation. « Bernard a pu biberonner un peu trop aux médias et parler aussi bien des jambes des femmes que du goulag », explique Gilles Herzog. « Il conçoit sa vie en termes de communication, précise Françoise Verny. Il joue toutes les cartes à la fois, ce qui n’est pas prudent dans un pays comme le nôtre. » Et d’ajouter : « Il aime le jeu médiatique, et ne fait pas vraiment d’efforts pour s’en extraire. Lorsqu’il a écrit Le Jugement dernier pour le Théâtre de l’Atelier, je lui a dit : "Mon chéri, il faut choisir : ou faire une pièce philosophique, ou poser avec Arielle dans les magazines". »&lt;br /&gt;« Indice de flottaison du nom »&lt;br /&gt;Objection rejetée : « La pièce était en train de mourir, tous les critiques étaient contre nous. » N’est pas Camus qui veut : Le Jugement dernier n’a tenu que quatre-vingt-deux représentations au Théâtre de l’Atelier, et encore, avec des salles à moitié vides, bourrées d’invités. Soit 28 024 francs de recettes contre 65 000 à 70 000 francs pour des salles pleines. « Alors, avec Arielle, raconte Bernard, on a décidé de brûler nos dernières cartouches et de faire quelques photos pour Paris-Match, mais on l’a fait la rage au ventre. » L’épopée sur papier glacé : n’est pas Malraux qui veut. Avec son ami Philippe Sollers, dont il dit -SAM oblige- le plus grand bien dans Les Aventures de la liberté, BHL a inventé les jolis concepts d’« indice de flottaison du nom » et de « gestion de surface imprimée » (GSI). Pas de souci : « On m’a parlé autant de la pièce de BHL, 4% tout au plus de l’ensemble de mon travail, que de tous mes autres spectacles réunis, » explique le metteur en scène du Jugement dernier, Jean-Louis Martinelli. Qui précise : « J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec lui, son pouvoir de séduction est immense. Mais ce qui me gonfle, c’est son discours adapté à tous les médias. »&lt;br /&gt;Aujourd’hui, Lévy semble comme avalé par cette machine médiatique qu’il a lancé avec tant de talent. Comment renoncer à passer dix jours pour Noël à Sarajevo ? Comment échapper aux comités de lecture de Grasset et aux assemblées générales d’Arte ? Figure politique philosophique et mondaine, il mélange les cartes mais pas sans malignité. L’année de la publication de La Barbarie à visage humain, l’auteur participe à une adaptation télévisée d’Aurélien, où il joue le rôle d’un poète surréaliste et coureur à la fois. « BHL ? Un philosophe en caleçon », titre le Figaro magazine. Incorrigible, Bernard en est encore hilare.&lt;br /&gt;Plus récemment, l’écrivain promène le président bosniaque Alija Isetbegovic dans une tournée des chancelleries qui le mène successivement au Vatican, chez le président François Mitterrand, auprès du chancelier Kohl. Mais se fait excuser à Madrid auprès du roi Juan Carlos... pour cause de mariage en Provence. « Ce fut le comble du non-raccord », constate BHL, ravi.&lt;br /&gt;Quand il « s’enferme pour écrire », cela revient à trouver refuge dans le plus grand anonymat au Raphaël ou au Lutétia, deux hôtels star de la capitale, à fuir en Californie pour suivre un tournage d’Arielle, ou encore à passer quinze jour au Maroc à la Mamounia, d’où il revient précipitamment pour répliquer aux accusation de Claude Berri d’imposer Arielle dans les projets financés par la commission d’avance sur recettes.&lt;br /&gt;Constamment sollicité, privé de retraite, boulimique, il serait incapable d’affronter l’œuvre solitaire et singulière.&lt;br /&gt;« Larguer tout, partez à la campagne..., lui dit lance Martinelli pendant les répétitions du Jugement dernier.&lt;br /&gt;- Je sais bien qu’il faudrait, mais je n’ai pas le droit d’arrêter », répond l’intéressé.&lt;br /&gt;Même les proches soulignent cette incapacité fondamentale. « Bernard a eu la notoriété dont il rêvait à trente ans, souligne Gilles Herzog, mais il n’a pas encore eu la gloire. Pour cela, il devra s’extraire du jeu médiatique, mais il n’a pas encore trouvé la recette. » Plus lucide qu’il n’y paraît, BHL admet « éprouver les jours de mélancolie, le sentiment d’une incohérence fatale ». Et ajouter, emphatique : « Laissez-moi encore trente ans pour démontrer que tout cela, qui peut apparaître chaotique, recèle une cohérence secrète. »&lt;br /&gt;La chronique réinventée&lt;br /&gt;Reste que l’homme a constamment pris des positions décapantes dans d’innombrables chroniques, un genre qu’il a complètement magnifié et réinventé : défense des droits des palestiniens à la fin des années 60 ; attaque du naturalisme philosophique et de la bonne nature rousseauiste de Mai 68 ; soutien à Salman Rushdie contre le quai d’Orsay pour lui offrir son visa ; défense d’Arte contre la droite. Dès l’été 1982, il dénonce dans Le Matin, la participation des communistes au gouvernement, sans hésiter à braver les foudres de l’Elysée comme des dignitaires socialistes : « Le scandale, le vrai, c’est le flegme avec lequel nous avons admis d’avoir, au gouvernement de a France, des hommes, qui, en quinze ans, ont successivement célébré la liquidation du printemps tchèque, l’écrasement du peuple afghan ou, plus récemment, la répression brutale du mouvement démocratique polonais. »&lt;br /&gt;A lire les quatre tomes de ses excellentes contributions dans pas moins d’une vingtaine de journaux, on est saisi d’un doute. Et si sa vrai distance était la chronique ? Si BHL était plus proche du Mauriac du Bloc-Notes que du Malraux de L’Espoir  ? Goethe écrivait que « l’homme est immortel à sa juste place ». BHL, serait-il immortel à sa juste place de propagandiste génial ?&lt;br /&gt;Pure hypothèse, encore que sacrilège pour un écrivain qui, faute d’avoir pu décrocher le Goncourt, ne rêve, dit-on, qu’au prix Nobel de littérature."&lt;br /&gt;NICOLAS BEAU.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Qui a tué Daniel Pearl?, BHL : Romanquête ou mauvaise enquête ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu après la guerre du Kosovo, Daniel Pearl enquêta au Kosovo avec son camarade Robert Block. Leur enquête fut publiée à la « une » du Wall Street Journal le 31 décembre 1999. Contredisant le parti pris éditorial des responsables du quotidien américain, très favorable à la guerre de l’OTAN et assuré de l’existence d’un génocide, cette enquête établissait que si les forces yougoslaves avaient bien « expulsé des centaines de milliers de Kosovars albanais, brûlant des maisons et se livrant à des exécutions sommaires, d’autres allégations - meurtres de masse indiscriminés, camps de viols, mutilation des morts - n’ont pas été confirmées. (...) Des militants kosovars albanais, des organisations humanitaires, l’OTAN et les médias se sont alimentés les uns les autres pour donner une crédibilité aux rumeurs de génocide. » En parlant avec insistance de « wagons plombés » opérant « dans le brouillard », Bernard-Henri Lévy fut l’un des plus grands propagateurs en France de ces « rumeurs de génocide ». Une telle erreur est peut-être excusable. Mais elle ne faisait pas forcément de lui le meilleur biographe de Daniel Pearl, journaliste exemplaire atrocement assassiné.&lt;br /&gt;Le système BHL opère depuis plus de vingt-cinq ans. Presque rien ne lui échappe. Ni dans le domaine du politique (où les amitiés du philosophe vont de Nicolas Sarkozy à Dominique Strauss-Kahn). Ni dans celui de l’économie (il a prononcé l’hommage funèbre du père d’Arnaud Lagardère, François Pinault parle de lui comme d’un fils). Ni dans celui des médias (ceux que possèdent les industriels précités... et la plupart des autres). Ce système constitue-t-il un des éléments de l’« exception française », du « retard » qu’un pays trop provincial aurait pris sur le grand large des idées, d’une certaine frivolité parisienne ? Fournit-il plutôt la preuve du non renouvellement des élites hexagonales et de la connivence qui les lie, au risque d’aiguiser un soupçon de sclérose intellectuelle ? Depuis un quart de siècle, en tout cas, Bernard-Henri Lévy fait beaucoup de choses dont il est presque impossible d’ignorer une seule. Sans doute sont-elles trop nombreuses, sur des terrains trop divers, pour être vraiment bien faites.&lt;br /&gt;Philosophe (inconnu des philosophes), réalisateur de films (de facture incertaine), dramaturge, essayiste, romancier, reporter, envoyé spécial du président de la République, homme de télévision et des magazines people, ami des industriels, Grand Commentateur de Tout, en particulier de chacune de ses interventions : c’est assurément beaucoup pour une seule personne. Bernard-Henri Lévy s’est donc engagé plus d’une fois au service des causes les plus discutables. Et il s’est beaucoup trompé. En mars 1985, une résistance attire son attention, elle obtient son appui. Très mauvaise pioche : il s’agit en effet de la « contra » du Nicaragua, un groupe de combattants opérant à coup d’actions terroristes contre le régime légal du pays, reconnu par la communauté des Etats. Cette guérilla opère grâce à la CIA et avec le concours de l’extrême droite locale. Quand le Congrès des Etats-Unis décide de cesser de financer cette « sale guerre », Bernard-Henri Lévy intervient avec quelques autres pour supplier les parlementaires américains de « reconduire l’aide à la résistance nicaragayenne. Le Monde Libre attend votre réponse. Ses ennemis aussi ». D’autres guérillas, que Ronald Reagan ne soutenait pas, trouvèrent en Bernard-Henri Lévy un avocat moins attentionné...&lt;br /&gt;Quoi qu’il fasse, l’homme n’est jamais dépourvu d’appuis. Il opère d’ailleurs à découvert. Il suffit de lire son « bloc-notes » du Point pour comprendre qui sont ses alliés et qui sont ses adversaires. Il loue les premiers, fustige les autres. A charge de revanche. (Lire Dans les cuisines du Bernard-Henri Lévisme et, dans Le Monde diplomatique de décembre 2003, « Cela dure depuis vingt-cing ans »). En 1997, son film Le Jour et la Nuit réalise une forme d’exploit : un budget impressionnant, Alain Delon et Karl Zéro au générique, la couverture de plusieurs magazines (en particulier quand ils appartiennent aux amis du philosophe et aux producteurs du film, comme François Pinault et Jean-Luc Lagardère). Pourtant, à l’arrivée le fiasco commercial est terrible (70 000 entrées pour un film qui a coûté 53 millions de francs...) Une aide de 3,5 millions de francs (530 000 euros) du Centre national de la cinématographie, sans doute ému par les efforts d’un jeune réalisateur désargenté et sans entregent, n’y fera rien : les critiques vont saluer la performance artistique d’un éclat de rire un peu humiliant. Bernard-Henri Lévy passe à autre chose.&lt;br /&gt;Le 15 février 2002, « à la demande conjointe du président de la République et du premier ministre », M. Hubert Védrine, ministre français des affaires étrangères, confie à Bernard-Henri Lévy « la mission de se rendre en Afghanistan et d’y étudier les modalités d’une contribution française à la reconstruction de ce pays meurtri ». L’enquête est rondement menée. Quelques semaines après son départ à Kaboul, Bernard-Henri Lévy revient, rapport bouclé. Il sera publié par La Documentation française, qui dépend directement du Premier ministre. Le recueil ne contient qu’une annexe : le texte d’un discours de Bernard-Henri Lévy à Kaboul... Quelques mois plus tard, l’intelligentsia afghane hérite d’un mensuel lui permettant, enfin, de lire en deux langues un éditorial de Bernard-Henri Lévy sur l’affaire Papon.&lt;br /&gt;Dès 1977, le philosophe Gilles Deleuze résumait ainsi l’oeuvre des « nouveaux philosophes » et le formidable « marketing littéraire » qui leur servait déjà de caisse de résonance : « Je crois que leur pensée est nulle. Je vois deux raisons possibles à cette nullité. D’abord ils procèdent par gros concepts, aussi gros que des dents creuses, LA loi, LE pouvoir, LE maître, LE monde, LA rébellion, LA foi, etc. Ils peuvent faire ainsi des mélanges grotesques, des dualismes sommaires, la loi et le rebelle, le pouvoir et l’ange. Plus le contenu de pensée est faible, plus le penseur prend d’importance, plus le sujet d’énonciation se donne de l’importance par rapport aux énoncés vides. » (A propos des nouveaux philosophes et d’un problème plus général, éditions de Minuit, 2003.) Les choses ont-elles changé vingt-cinq ans plus tard ? Bernard-Henri Lévy a répondu à sa manière au moment de la sortie de Qui a tué Daniel Pearl ? : « Je suis le même, il me semble. Avec le même souci, la même obsession et la même question inlassable, posée de livre en livre, qui est la question du mal. Que ce soit dans mes romans, dans mes essais politiques, ou que ce soit dans ce livre enquête, je tourne autour de la même hypothèse théorique : à savoir qu’un système, mais aussi une société ou un monde se jugent en fonction de leur part d’ombre et de leur envers davantage que parce qu’ils montrent ou rendent visible. Je ne suis jamais sorti de cela : ce qui est intéressant, c’est la part maudite des sociétés humaines. La part du diable, en quelque sorte. » (Livres Hebdo, 30 mai 2003.)&lt;br /&gt;Il n’est pas établi qu’un tel fil conducteur, une telle « hypothèse théorique », ait toujours servi le journalisme ou l’histoire. Dès 1981, dans un commentaire cinglant de L’idéologie française, essai de Bernard-Henri Lévy sur la Collaboration, Raymond Aron notait dans L’Express : « Un auteur qui emploie volontiers les adjectifs infâme ou obscène pour qualifier les hommes et les idées invite le critique à lui rendre la pareille. Je résisterai autant que possible à la tentation, bien que le livre de Bernard-Henri Lévy présente quelques-uns des défauts qui m’horripilent : la boursouflure du style, la prétention à trancher des mérites et des démérites des vivants et des morts, l’ambition de rappeler à un peuple amnésique la part engloutie de son passé, les citations détachées de leur contexte et interprétées arbitrairement. » A l’époque, on lisait les livres du nouveau philosophe avant de se prosterner aux pieds de leur auteur. Les défauts qui horripilaient Raymond Aron n’ont pas disparu quand Bernard-Henri Lévy est passé de l’essai à l’enquête. Qu’il s’agisse de l’Algérie (lire Les généraux d’Alger préfèrent un reportage de BHL à une enquête internationale), de l’Afghanistan (lire BHL en Afghanistan ou Tintin au Congo ? ), de la Colombie (lire La Colombie selon Bernard-Henri Lévy) ou, à présent, du Pakistan, plusieurs enquêtes de Bernard-Henri Lévy ont suscité une volée de bois vert administrée par ceux qui connaissaient bien les sujets et les pays en question.&lt;br /&gt;Avec Qui a tué Daniel Pearl ?, il s’agissait d’un « romanquête », autrement dit d’un mélange des genres permettant à la fois de constater ce que le romancier n’aurait pas su imaginer et d’imaginer ce que l’enquêteur n’aurait pas pu constater. A charge pour le lecteur de démêler l’un de l’autre. Autant dire que l’ambition était immense. Dans ses nombreux entretiens, l’auteur a par exemple répété que les services secrets pakistanais pourraient avoir procuré les secrets de la bombe atomique à Al-Qaida ? Une « hypothèse » en passant... Mais n’est-elle trop sérieuse, trop peu « théorique » pour être avancée, innocemment, sur des plateaux de télévision comme si la commercialisation d’un livre était dorénavant devenue raison suffisante pour lancer n’importe quelle campagne d’affolement ? Toutefois, la panique n’eût pas lieu, preuve peut-être que, pour le public, vingt-cinq ans d’expérience de Bernard-Henri Lévy n’ont pas été sans effet. Et puis, comment prendre tout à fait au sérieux un auteur qui, en s’appuyant sur une citation tronquée de Raymond Aron, qualifia un jour Pierre Bourdieu de « sociologue ambitieux » d’« aide de camp peu doué », de « soldat de plomb » à l’« âpreté désolée » et au « ressentiment visible » ?&lt;br /&gt;Tant qu’à citer Raymond Aron, Bernard-Henri Lévy, aujourd’hui embarqué avec d’autres dans une chasse à la « nouvelle judéophobie » trop souvent dépourvue de discernement pour être convaincante ou même utile, aurait gagné à rappeler ce que Raymond Aron lui opposa dès 1981 : « Nombre de Juifs, en France, se sentent à nouveau guettés par l’antisémitisme et, comme des êtres " choqués ", ils amplifient par leurs réactions le danger plus ou moins illusoire qu’ils affrontent. Que leur dit ce livre [L’Idéologie française, de Bernard-Henri Lévy, ndlr], Que le péril est partout, que l’idéologie française les condamne à un combat de chaque instant contre un ennemi installé dans l’inconscient de millions de leurs concitoyens. Des Français non juifs en concluront que les juifs sont encore plus différents des autres Français qu’ils ne l’imaginaient, puisqu’un auteur acclamé par les organisations juives se révèle incapable de comprendre tant d’expressions de la pensée française, au point de les mettre au ban de la France. Il nous annonce la vérité pour que la nation française connaisse et surmonte son passé, il jette du sel sur toutes les plaies mal cicatrisées. Par son hystérie, il va nourrir l’hystérie d’une fraction de la communauté juive, déjà portée aux actes du délire. » (L’Express, 7 février 1981.)&lt;br /&gt;Au fond, une succession de reportages déficients ou calamiteux, de propos à l’emporte-pièce, pose un problème qui va très au-delà du seul Bernard-Henri Lévy, épiphénomène exemplaire de ce que Pierre Bourdieu, justement, appelait l’ « intellectuel négatif ». C’est celui du court-circuit entre les règles qui gouvernent la vie intellectuelle, le monde des idées, et les techniques qui régissent l’univers des stars, les lois de la célébrité. En publiant une contre-enquête au « romanquête », la New York Review of Books (lire Le Monde diplomatique, décembre 2003) aura peut-être contribué à imposer quelques exigences méconnues aux éditeurs et aux journalistes français. Eux qui présentent si souvent les Etats-Unis comme un modèle...&lt;br /&gt;Mais dès lors qu’il est peu vraisemblable que, cette fois, le modèle les inspire, l’affaire Bernard-Henri Lévy risque de se reproduire très bientôt. Comment ne pas remarquer déjà que l’article de la New York Review of Books n’a eu aucun écho dans les médias. Des médias qui pourtant, il y a six mois, encensaient presque unanimes Qui a tué Daniel Pearl ?"&lt;br /&gt;SERGE HALIMI.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-358507528696583765?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/358507528696583765/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=358507528696583765' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/358507528696583765'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/358507528696583765'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/pour-rsumer-la-valeur-de-la-pense-de.html' title='Au nom du Vénal Marquis'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-4974494741601932355</id><published>2007-06-22T09:18:00.000-07:00</published><updated>2007-06-22T10:47:51.743-07:00</updated><title type='text'>Epopée de la Puissance Onirique</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Episode 13.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sport business n'est pas sans l'appoint de la télévision, qui le magnifie au point de ne faire apparaître que sa puissance et sa perfection. Par le truchement de la télévision, la démesure inscrite dans le projet du sport apparaîtrait presque comme l'effet de la grâce et du dépassement. Cette manière de vanter le passage du réel à l'hyperréel implique que le sport ou la pornographie soit supérieurs au réel lui-même. Derrière le projet de représenter le réel le plus fidèlement possible se tapit la trahison suprême : affirmer la supériorité de la représentation, soit de la reconstitution du réel selon les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;desiderata&lt;/span&gt; de l'homme, sur le réel lui-même. Raison pour laquelle les sportifs, tout comme les acteurs pornos, jouissent d'une telle aura, que leurs mérites objectifs n'expliquent pas vraiment. Car de se montrer virtuose dans l'art de faire trembler les filets ou les paniers n'incline pas à l'éloge immodéré, pas plus que de forniquer à longueur de bandes (filmiques s'entend). Pourtant, Maradona ou la Cicciolina ont recueilli (et recueillent toujours) une dévotion bien supérieure à celle dont pourrait se targuer un homme politique, un professeur ou un boulanger, professions pourtant plus exigeantes et qualitativement supérieures. Sans doute la réduction du réel aux bornes du sensible retrouve son projet initial dans les règles des jeux sportifs ou pornographiques, pourvu qu'ils se prêtent à l'exercice des médias. Toujours est-il que je vois mal une autre déformation que celles des valeurs dominantes pour expliquer qu'un Zidane récolte plus d'admiration pour sa science de l'avant-dernière passe qu'un bon pédagogue pour sa science de l'apprentissage. J'imagine avec réticence à l'heure actuelle un professeur acclamé à la sortie de son cours par des hordes de groupies hystériques tandis qu'il peine à se frayer un chemin parmi la foule compacte, protégé par ses gardes du corps du harcèlement des journalistes et de leurs caméras. Le fan(atique) se rend-il compte que son admiration inconditionnelle du champion sportif ressortit du refus du devenir? Le fait de prétendre à remplacer les lois du réel par celles de la représentation, le fait donc de substituer au reél la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;surreprésentation&lt;/span&gt;, n'indique jamais que la haine du changement et de l'imperfection parmi les imperfections - celle qui incline à la mort et la maladie. Refuser le devenir, c'est prôner le même comme idéal. Tel le métaphysicien vu par Nietzsche, ce Parménide implorant n'importe quelle bouée à laquelle se raccrocher, le sportif de haut niveau est cet être qui baigne dans un monde qui n'évolue pas : monde de la gloire et des paillettes dans lequel les règles du jeu demeurent à jamais identiques. Monde dont l'accession garantit le Paradis et les Champs Elysées pourvu que l'idéal corresponde à cette absence de changement et à cette maîtrise du réel par l'homme (en gros, à la maîtrise du temps comme caractéristique significative du devenir et des imperfection qui condamnent l'homme, je le répète, à la vieillesse). L'hyperréel est ce réel expurgé des données qui n'ont pas l'heure d'agréer à la créature humaine. Monde de la facticité et de l'impossible en somme, dont on ne sait que trop le prix à payer. Il ne concerne pas seulement les pauvres hères qui ont eu le malheur de jouer le jeu, de s'en approcher de trop près et de s'y brûler les ailes, bien qu'ils prétendent encore, au moment où ils fondent presque et se consument, qu'ils sont heureux et ne regrettent rien. C'est l'ensemble de la société qui se trouve en effet impliquée par ce refus du devenir et cette attention morbide à l'abstraction approximative du même. Car, de même que le sportif est promis à la déchéance pour avoir goûté à la gloire, la société qui nie le reél est promise à la disparition. Les règles du reél sont claires : le devenir est la vie; le même est la - mort.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-4974494741601932355?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/4974494741601932355/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=4974494741601932355' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/4974494741601932355'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/4974494741601932355'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/epope-de-la-puissance-onirique_22.html' title='Epopée de la Puissance Onirique'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-938167155379261154</id><published>2007-06-21T01:28:00.001-07:00</published><updated>2007-06-22T10:08:01.110-07:00</updated><title type='text'>Epopée de la Puissance Onirique</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Episode 12.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'interdiction du dopage mérite considération : pourquoi interdire la prise de substances, alors que la recherche antidopage aura toujours un train de retard (pour rester optimiste...) sur les dopeurs, de plus en plus scientifiques et invisibles. Effectivement, les médecins ont pris la place des soigneurs. Le dopage sera bientôt aussi indétectable que le crime parfait : chacun sait qui a tué, aucune preuve ne peut être administrée. Sauf que chacun sait. Il suffit par exemple de confronter les moyennes horaires du Tour de France d'une année sur l'autre pour savoir si dopage il y a - ou pas. On pourrait invoquer la morale ou la vérité pour justifier de l'interdiction de dopage. Les sportifs nous abreuvent d'une morale de l'exemplarité et de l'exception héroïque alors qu'ils recourent au mensonge pour parvenir à leurs performances. La seule morale qui puisse être invoquée ressortit de la santé publique. A en croire les spécialistes, le dopage nuit gravement à la santé, provoquant maladies et mort. On connaît pourtant le discours à la mode, selon lequel le respect de la liberté implique l'acceptation des comportements qui nous paraissent les plus aberrants. Au nom de la tolérance, les différences les plus extrêmes deviennent &lt;span style="font-style:italic;"&gt;acceptables&lt;/span&gt;. En particulier, la violence que l'on s'inflige est acceptable à condition que la personne soit &lt;span style="font-style:italic;"&gt;consentante&lt;/span&gt;. Sur cette notion de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;consentance&lt;/span&gt;, et ses définitions ambiguës, nous n'en saurons pas plus - passons. Pourquoi ne légalise-t-on pas le dopage au nom de la lutte contre l'hypocrisie et pour la vérité? Le sportif dopé est ce héros aux performances surhumaines, cet Hercule capable des plus impressionnantes et inimaginables prouesses, ce dieu qui, par ses exploits répétés, a accédé à une autre dimension. Au nom de ces sensations, rares et hors normes, que vaut la vie banale et monotone? Ne mérite-t-elle pas d'être bousculée pour un bien plus rare, plus haut et plus beau? N'est-il pas envisageable qu'on privilégie une carrière sportive exceptionnelle de dix ans raccourcie de trente ans de vie aux miasmes de la routine et de la répétition? Argument psychologique : de quel droit l'homme ordinaire jugerait-il des choix du héros sportif? Argument culpabilisateur : n'est-ce pas jalousie? On remarquera que les tenants de la légalisation, du dopage comme de la prostitution ou la pornographie, invoquent la liberté pour justifier de l'existence de la violence. Comme la crapule se réclame du Bien pour commettre ses exactions en toute impunité, le totalitaire argue de la liberté pour imposer son coup de force. C'est pourquoi les libertaires sont souvent les tenants d'une &lt;span style="font-style:italic;"&gt;hypersolution&lt;/span&gt; qui revendique la liberté d'autant plus qu'elle fait le jeu de la violence insidieuse et courante. Le dopage pourrait présenter l'argument majeur et éclatant, celui contre lequel aucune contradiction ne vaut, s'il était en mesure de se présenter comme vertu. Si tant est que la vertu, y compris dans son sens étymologique, soit l'expression de la puissance de réalisation, le dopage est un vice en ce qu'il procède du fantasme d'irréalisation travesti en hyperréalisation de la puissance et de l'action. Plus le sport prétend purger le réel de ses vices de faiblesse et d'imperfection, plus il recourt à la destruction et à l'illusion comme poisons guérisseurs. Plus précisément : la réalité que recouvre le symptôme d'illusion n'est autre que la destruction. C'est la perversité du dopage que de retourner le sens pour le faire apparaître à l'envers de ce qu'il est. Comme la crapule &lt;span style="font-style:italic;"&gt;est&lt;/span&gt; l'honnête homme, le dopage exprime l'hyperréel. L'irréalisation du dopage est d'autant plus pernicieuse qu'elle se réclame impérieusement du réel le plus noble - du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;fantasme&lt;/span&gt; de réel auquel l'homme aspire dans sa grande folie : atteindre à la perfection, qui, comme chacun sait, ne s'obtient que grâce à l'imperfection. Soit l'hyperréel.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-938167155379261154?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/938167155379261154/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=938167155379261154' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/938167155379261154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/938167155379261154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/epope-de-la-puissance-onirique_21.html' title='Epopée de la Puissance Onirique'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-9050010797650976851</id><published>2007-06-19T12:47:00.000-07:00</published><updated>2007-06-21T00:44:45.492-07:00</updated><title type='text'>L'âme de Nina</title><content type='html'>Connaissez-vous Nina Simone? Cette exceptionnelle interprète de jazz et de soul, quand ce n'est pas de blues, fut la digne disciple de Billie Holiday. Je la découvre en consultant le forum du site Internet de Marc-Édouard Nabe, qui vient d'éditer en poche &lt;span style="font-style:italic;"&gt;L'Ame de Billie Holiday&lt;/span&gt;. J'ignore tout de  cet écrit, mais, s'il est à la hauteur de ces chanteuses de légende et de transe, c'est un chef-d'oeuvre!&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;http://www.dailymotion.com/video/x24j4n_nina-simone-sinnerman&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-9050010797650976851?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/9050010797650976851/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=9050010797650976851' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/9050010797650976851'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/9050010797650976851'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/lme-de-nina.html' title='L&apos;âme de Nina'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-8229597555227886359</id><published>2007-06-19T08:48:00.000-07:00</published><updated>2007-06-23T17:26:07.413-07:00</updated><title type='text'>Epopée de la Puissance Onirique</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Episode 11.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les salaires astronomiques que perçoivent les meilleurs sportifs, le torrent d'argent déversé comme une manne boueuse dans le sport contemporain, pourvu qu'il soit populaire, s'explique par l'ambition démesurée du système. L'ultralibéralisme consumériste et mercantile ne verse pas gratuitement les milliards d'euros aux dirigeants et aux stars du sport, pas plus qu'il n'achète pour des centaines de millions d'euros, en tout cas à des sommes folles, les oeuvres d'art. Dans les deux cas, il s'agit ni plus ni moins que d'acheter la vie. Ou plutôt : de signifier que la vie s'achète, qu'elle a son prix, comme le reste, quel que soit son caractère exorbitant. La vie d'un sportif dopé a certes son coût, qui n'est pas si exorbitant si l'on s'avise que les millions d'euros ne sont dispensés qu'aux meilleurs en échange de dizaines d'années de vie potentielle. Le système se montrerait presque avantageux si l'on se souvient du traitement infligé aux gladiateurs du temps des jeux du cirque (cette remarque mérite d'être nuancée à l'aune du traitement infligé aux sportifs africains, en Europe notamment). On remarquera que la mise à prix des chefs-d'oeuvre de l'art s'avère nettement supérieure, en moyenne, à la rente allouée aux sportifs moyennant leur dopage de plus en plus scientifique et génétique. C'est tout à fait logique. Car l'art s'avère un redoutable adversaire pour l'ultralibéralisme. En achetant le sportif, il ne prétendait jamais qu'à l'assujettir à ses fantasmes de surhomme et de puissance poussée dans ses retranchements. Il est nettement plus difficile de faire rentrer l'art dans l'hyperréel. L'art donne du réel une représentation plus riche que la perception commune, quand l'hyperréel prétend réduire le réel au fantasme. Bref, l'art agrandit le réel et l'hyperréel le réduit. Deux démarches inverses donc, qui ne se réconcilient &lt;span style="font-style:italic;"&gt;in fine&lt;/span&gt; qu'avec le formatage des arts moderne et contemporain aux attentes du système.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-8229597555227886359?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/8229597555227886359/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=8229597555227886359' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8229597555227886359'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8229597555227886359'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/epope-de-la-puissance-onirique_6365.html' title='Epopée de la Puissance Onirique'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-4025975747756796397</id><published>2007-06-19T08:25:00.001-07:00</published><updated>2007-06-19T08:48:37.322-07:00</updated><title type='text'>Epopée de la Puissance Onirique</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Episode 10.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lis dans l'&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Equipe&lt;/span&gt; d'aujourd'hui que les droits télévisés 2007-2008 pour le seul championnat d'Angleterre se monte à 1,4 milliards d'euros. Tout est déjà dit, et pourtant j'apprends que les dirigeants de Canal Plus, dont la manne se monte tout de même à 600 millions d'euros l'an pour la période 2005-2008, exige un spectacle à la hauteur de leur investissement. Après ces révélations, Bilalian peut toujours contester l'implication et la responsabilité des médias dans le dopage sportif. L'argument de Bilalian repose toujours sur la distinction fantasmatique entre télévision et sport. La télévision retransmettrait les compétitions sportives et seraient étrangères à ses coulisses, surtout les plus ténébreuses. Quant au sport, ses dérives seraient à imputer aux seuls sportifs enclins à la triche. L'essence du sport est par nature saine et vivifiante, c'est bien connu. La mauvaise foi de Bilalian vient du fait qu'il ignore ce qu'il ne sait que trop : la collusion obligée (comme le passage) entre les médias et le sport. Il serait vain d'en appeler au dégoût qu'inspire le lynchage de Virenque et de tous les sportifs dopés par des journalistes parfaitement au courant de ces pratiques généralisées et qui les encensaient quelques jours (heures?) plus tôt. Il est plus instructif de noter que le sport, tout comme les médias, appelle dans son évolution l'avènement de l'hyperréel, qui est le mirage aux alouettes prétendant remplacer le réel par le fantasme. La connivence entre médias et sport se trouve ainsi soulignée avec plus d'éclat qu'un long discours d'illustrations. Car les médias comme le sport de haut niveau sont les vitrines du système, pour lequel tout doit finir en marchandise. Ce n'est pas un hasard si l'on parle de plus en plus de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;sport-business&lt;/span&gt; (la finesse de Lizarazu consistant, non à nier l'évolution indubitable, mais à la légitimer au nom précisément des valeurs humaines) et si, dans le même temps, les médias sont rachetés par les grands actionnaires de la haute finance et les milliardaires. Il ne s'agit pas seulement de contrôler l'information. Il s'agit d'aller au bout de la logique ultralibérale, selon laquelle rien n'évolue, tout s'achète.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-4025975747756796397?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/4025975747756796397/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=4025975747756796397' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/4025975747756796397'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/4025975747756796397'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/epope-de-la-puissance-onirique_19.html' title='Epopée de la Puissance Onirique'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-7380547603195242473</id><published>2007-06-18T09:40:00.000-07:00</published><updated>2007-06-19T06:08:50.169-07:00</updated><title type='text'>L'iceberg</title><content type='html'>La violence se trouverait-elle légitimée par une frange (conséquente) de la population chaque fois qu'elle exhibe son visage contrasté? L'ambiguïté est pourtant sa marque de fabrique. Elle ne prospère qu'en partageant les responsabilités entre la victime, qui consent à son sort de vaincu et y trouve son contentement, et le vainqueur, qui n'use jamais de sa puissance et de sa domination que pour procurer une once de contentement à son partenaire (contraint, tout de même). C'est ainsi que l'homme établit des justifications et des explications pour rendre acceptable la violence. Lorsque, rétrospectivement, l'on s'étonne que d'autres aient cautionné les pires abominations sans y trouver à redire, c'est sans s'aviser qu'ils n'avaient pas identifié la violence comme telle, mais qu'ils l'avaient parée des atours de la normalité (et de la moralité). On a toujours une bonne raison de cautionner la violence, surtout quand on mesure la parenté saisissante entre violence et énergie, création et destruction. Le nazisme, loin d'être perçu comme l'abomination homicide, fut loué par ses zélateurs comme l'élan salvateur qui allait remettre en ordre de marche l'Allemagne en guenilles. Ce n'est qu'après son horreur exterminatrice que sa condamnation fut unanime, jusqu'à ne plus pouvoir prononcer son nom (autre excès du mécanisme, qui, dans tous les cas, consiste à refuser le sens). Lorsqu'une femme est battue jusqu'à la mort par son mari, il en est toujours pour expliquer qu'elle l'avait bien cherché et que, surtout en France, elle disposait des moyens de refuser son sort. Une femme qui serait séquestrée serait reconnue comme contrainte; Une femme qui dispose de sa &lt;span style="font-style:italic;"&gt;liberté théorique&lt;/span&gt; deviendrait presque consentante. Un couple s'étripe depuis des années, sous le regard indifférent des voisins. Ceux-ci préfèrent ne pas voir pour acheter leur tranquillité. La femme prend des roustes sans alerter les services sociaux ou la police. C'est donc qu'elle refuse de mettre un terme à son calvaire. Un jour, plus énervé qu'à l'ordinaire, le mari bat sa femme tant et si bien qu'il lui éclate la rate. Réaction du voisinage : la femme l'avait cherché, c'est qu'elle aimait ça. Cette scène surréaliste, où l'incompréhensible est légitimé au nom de la violence ordinaire, est monnaie courante dans le quotidien. Elle consiste à fermer les yeux, puis à incriminer la victime plus que l'agresseur, à partir du moment où son comportement n'est pas identifié comme un refus clair et précis. Mécanisme psychologique invoqué pour cautionner cette hypocrisie salvatrice : la violence n'est pas que le fait de son ordonnateur. Son usage suppose qu'elle se trouve partagée par celui qui en fait les frais apparents. Selon ce prisme accommodant, le mari qui bat sa femme devient presque la victime d'une violence qui le dépasse, tandis que la femme battue, pour se taire devant cette violence qu'elle prend de plein fouet, doit au bas mot être de la race des &lt;span style="font-style:italic;"&gt;victimes consentantes&lt;/span&gt;, soit des tordus qui prennent plaisir à endurer la violence. Autre adage bien connu : dans un couple, il y a ceux qui souffrent et ceux qui font souffrir. Le raisonnement consiste en dernière ligne de compte à égaliser la différence provoquée par la violence entre les victimes et les bourreaux. Non sans une certaine raison : il est certain que la violence se retourne avec usure contre son utilisateur et que le pacte avec la violence s'apparente au pacte avec Faust. La monstruosité ordinaire à laquelle cède avec facilité et complaisance le jugement commun consiste à considérer que l'acceptation de la violence est trop trouble pour ne pas cacher un consentement certain. C'est cette erreur qu'il s'agit de dissiper (seulement pour ceux qui le savent déjà, tant il est tragique que ceux qui ne savent pas voir ne verront jamais) : l'ambiguïté de la victime ne cache pas le consentement pervers, mais la fascination devant le déchaînement de la puissance - également cette impression erronée que la contemplation de la puissance contraint au respect et au silence fataliste (où l'on remarque que le fatalisme appelle la fatalité la plus sordide). Dans le cas de cette femme battue, il est certain que son silence ne signifiait nullement son consentement et que des voix s'élevèrent d'ailleurs avec vigueur pour dénoncer la monstruosité de cet amalgame. Ces comparses indignés ne comprenaient-ils pas que se rejouait l'éternelle et sinistre ritournelle qui veut que les victimes soient rendus coupables de la violence au nom de l'équilibre de la société? Les campagnes de réflexion et d'explication permettent de plus en plus que la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;violence&lt;/span&gt; conjugale soit reconnue comme telle et que sa banalisation soit rejetée comme une perversion de l'esprit humain. Je ne peux m'empêcher de constater que la reconnaissance d'une violence n'entraîne nullement celle de toutes les violences ou de la violence comme mécanisme général. Si tel était le cas, voilà belle lurette que la prostitution serait reconnue comme la destruction intentée sur les personnes prostituées avec l'aval et la complaisance de ceux qui ne veulent pas savoir. Il est facile pour les réglementaristes d'exhiber dans les médias des prostituées qui prétendent aimer leur métier et y trouver du plaisir. Le raisonnement est simple : il existe des personnes prostituées consentantes à côté des esclaves du sexe. Cette rengaine trop connue est la même que l'explication des femmes battues consentantes. On pourrait invoquer l'antienne du plaisir ou de l'argent comme moteur de l'acceptation. Avec pour le moment un résultat bien plus efficace pour la prostitution : le nombre de personnes qui suivent les avis éclairés des intellectuels (certains en effet ferait mieux de ne point trop penser pour leur postérité, ou, plutôt, leur absence de postérité) ou qui invoquent les témoignages des personnes prostituées revendiquant le droit de se prostituer est légion, bien plus important que ceux qui approuvent la violence conjugale. La violence décryptée dans un cas reste banalisée dans l'autre. Non sans raison : si la prostitution demeure ce lieu de tous les tabous, perpétrés le plus souvent au nom de la fameuse libération sexuelle, c'est qu'elle bloque les vannes de la violence inscrite au coeur du sexe, de cette furie dont on n'ose ouvrir les digues de peur que l'édifice social s'effondre et révèle son impuissance face à la violence encadrée. Ne nous leurrons pas : les anciennes institutions, avant le Progrès et la démocratie, légitimaient le bouc émissaire au nom de l'équilibre. Le Progrès a prétendu combattre la violence visible. Autant dire qu'elle ne s'est courageusement attaquée qu'à la partie émergée de l'édifice et que la part la plus importante de la violence demeure enfouie. Car la vraie violence, ne nous leurrons pas, est insidieuse et se reconnaît précisément au fait qu'elle se présente comme non violente et emplie de bonne intention. Comme la crapule, la violence agit au nom du Bien. C'est pourquoi la prostitution suscite tant de malentendus et de controverses : lieu de tous les travestissements, elle est aussi l'ultime bastion où l'ancien système du bouc émissaire peut en toute impunité se commuer en système ultralibéral. La personne prostituée, d'individu inférieur, programmé pour la prostitution, devient cet être consentant à incarner la marchandise sexuelle. Que l'on trouve tant de sujets, souvent au nom de motifs intelligents, pour cautionner ces deux réalités, voire considérer que la seconde constitue un progrès de la liberté, laisse bien pessimiste quant au combat pour décrypter la violence. Il est vrai que, fondamentalement, la violence changera significativement (au lieu de s'avérer diffuse comme dans les démocraties) le jour où l'homme disposera des moyens pour canaliser son énergie vers des buts extérieurs et éviter qu'elle ne se retourne contre ses propres intérêts, ou, du moins, contre ceux des plus faibles et des vaincus. Où l'on voit que l'esprit du christianisme, plus que de nous acheminer vers la démocratie, nous enseigne la voie de l'espace, seul moyen de sauver - l'espèce.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-7380547603195242473?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/7380547603195242473/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=7380547603195242473' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7380547603195242473'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7380547603195242473'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/liceberg.html' title='L&apos;iceberg'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-1906410939661940215</id><published>2007-06-17T10:08:00.000-07:00</published><updated>2007-06-18T00:33:29.438-07:00</updated><title type='text'>Epopée de la Puissance Onirique</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Episode 9.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lizarazu, le front contrarié et le regard triste, essaie de vendre sa biographie de sportif (Liza, à l'instar de tous les champions, estime implicitement que la carrière sportive équivaut à la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;vraie&lt;/span&gt; vie). Comme le camp des critiques a sérieusement pris le dessus des béats que leurs intérêts poussent à la complaisance, Lizarazu réfute en bloc l'idée que le sport a sombré dans le dopage en même temps qu'il serait passé au business. Lizarazu prend son propre exemple pour expliquer benoîtement qu'on peut faire du foot-business et rester pur. Comme à chaque fois que la violence se heurte au consentement et au déterminisme, elle se fonde sur la différence entre les sportifs-héros et les sportifs-tricheurs. Menthéour bondit et rappelle à l'ange (déjà?) déchu quelques vérités bien senties : le dopage cantonné au seul cyclisme est une sinistre galéjade. Au lieu de faire du vélo le bouc émissaire du sport, le footballeur ferait bien de balayer devant sa porte! Et Menthéour de citer l'exemple des footballeurs de 1984, dont, c'est le moins qu'on puisse dire, la musculature n'était que la pâle évocation des golgothes de 98 qui remportèrent la Coupe du monde. Et Menthéour d'invoquer, pêle-mêle, l'explosion des musculatures, la fréquences soutenue des matches, le rythme accéléré des parties. Histoire d'expliquer que si le dopage ne remplace pas le talent, il apporte une substantielle plus-value physique, qui valorise fortement la technique. Lizarazu reconnaît du bout des lèvres que les matches sont plus durs. Menthéour cite Jean-Pierre de Mondenard, médecin du sport et spécialiste du dopage. Lizarazu se tait. Il ne sait que trop que les dupeurs/dopeurs ont toujours plusieurs longueurs d'avance sur les partisans de la vérité. Après les anabolisants, les hormones de croissance et l'EPO, il est probable que les dopants d'aujourd'hui, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;a fortiori&lt;/span&gt; ceux de demain, seront de plus en plus des synthèses proches de la génétique &lt;span style="font-style:italic;"&gt;naturelle&lt;/span&gt;, si bien que le futur dopé sera plus vrai que le sportif du dimanche. N'est-ce pas à ce genre de raisonnements qu'aboutissent les dénis sains de nos héros encensés?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-1906410939661940215?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/1906410939661940215/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=1906410939661940215' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/1906410939661940215'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/1906410939661940215'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/epope-de-la-puissance-onirique_17.html' title='Epopée de la Puissance Onirique'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-8975774968043046641</id><published>2007-06-16T12:54:00.000-07:00</published><updated>2007-06-19T14:10:30.811-07:00</updated><title type='text'>Famas</title><content type='html'>L'ancienne Palestine, après avoir été décolonisée pour mieux assister à la création de l'État d'Israël, se retrouve aujourd'hui écartelée entre deux membranes de factions, le Fatah de feu Arafat et le Hamas islamiste et terroriste. L'opposition arrange à court terme les faucons israéliens : la division leur permet d'asseoir le contrôle de terres qui ne leur appartiennent pas et de s'implanter au coeur des fameux territoires occupés. Ainsi donc, le principal combat du Hamas n'aura pas correspondu à l'idéal inébranlable dont il se réclame depuis sa création et depuis surtout la seconde Intifadah. Non, le Hamas n'est certainement pas ce parti de la résistance, que certains gogos aimeraient rapprocher de la Résistance au nazisme ou de toutes les résistances aux totalitarismes. Désolé, le Hamas n'est jamais qu'une réaction abjecte et ultraviolente contre l'injustice dont le peuple palestinien est l'objective et insupportable victime. Le Hamas est l'idiot utile des pires cyniques qui, de Washington à Tel-Aviv, en passant par Teheran, ont intérêt à ce que la Palestine ne coexiste pas à côté d'Israël en toute quiétude. En refusant de reconnaître l'existence d'Israël, le Hamas est le plus sûr allié d'Israël. Ce paradoxe, travesti en acte d'opposition noble et héroïque, n'est jamais que la poursuite infernale de l'histoire contemporaine, qui veut que les services secrets israéliens et occidentaux aient travaillé main dans la main, sous le couvert répugnant de multiples manipulations, avec les groupuscules islamistes et terroristes. J'insiste, je persiste et je signe : pour se prétendre le défenseur des opprimés, de ces Palestiniens qui paient par le mépris colonialiste la tragédie de la Shoah, le Hamas en est le pire ennemi. Décidément, les ennemis de nos amis ne sont pas forcément nos ennemis. Derrière les bombes et les affrontements, les cyniques sont unis dans leur faiblesse pour détruire les forts par excellence, ces déshérités qui paient si cher leur dignité et leur (véritable) héroïsme. Contre la hideur des puissants, la grandeur des Palestiniens les placent dans la lignée des vainqueurs qui surmontèrent la souffrance pour exister.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-8975774968043046641?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/8975774968043046641/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=8975774968043046641' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8975774968043046641'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8975774968043046641'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/famas.html' title='Famas'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-1578735563729562396</id><published>2007-06-13T00:42:00.000-07:00</published><updated>2007-06-19T14:12:21.533-07:00</updated><title type='text'>Epopée de la Puissance Onirique</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Episode 8.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dédoublement fantasmatique est l'arme imparable de la mauvaise foi. Après les réglementaristes cupides, qui invoquent la distinction fantasmatique entre prostitution consentante et prostitution esclavagiste, voici les apologètes du sport business : à côté des dopés honnis se tiendrait l'honorable caste des héros adulés. Dont acte. L'honneur est sauf. Il ne reste plus qu'à diaboliser les malheureux maladroits qui sont pris la main dans le sac pour mieux encenser les autres au nom de leurs rares facultés de dépassement. Se rend-on compte que le mensonge côtoie l'abjection? Si la morale sportive constitue l'ombre fidèle de la morale sociale mondialisée, la fable de la finale du cent mètres des Jeux Olympique de Séoul en 1988 mérite apologue : scandale absolu, le vainqueur de l'épreuve pulvérise le record mondial en même temps qu'il est convaincu de dopage aux anabolisants. Insulté et déchu, le champion est ravalé au statut de tricheur et de menteur, comme s'il était le seul dopé. La vérité fut exprimée par un scientifique dont je ne retrouve plus le nom dans une interview au &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Monde&lt;/span&gt; : l'homme, sauf rarissime exception, ne saurait descendre en dessous des dix secondes au cent mètres. Ce constat implique donc que Ben Johnson, c'est le moins qu'on puisse relever, ne soit pas seul tricheur de la finale, mais que tous les sprinteurs de cette finale en dessous des dix secondes relèvent de ce cas de figure (sans compter ceux qui se dopent et ne passent pas la fatidique barre). Carl Lewis était-il aussi dopé que Ben Johnson? Si c'était le cas, l'injustice de la condamnation se redoublerait de son hypocrisie impayable. C'est le forfait de la modernité que de prendre son désir de puissance pour une réalité (impossible) et de se réfugier derrière l'argutie de la preuve judiciaire pour nier l'évidence. Chacun sait que la justice est soumise au politique et que les intérêts sportifs dépassent de très loin la simple morale sportive. En l'occurrence, ils servent de caution à la mentalité de l'époque et ne sauraient être remis en question sans atteindre les fondements (bancals) de l'édifice.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-1578735563729562396?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/1578735563729562396/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=1578735563729562396' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/1578735563729562396'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/1578735563729562396'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/epope-de-la-puissance-onirique_6372.html' title='Epopée de la Puissance Onirique'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-8153200732911397197</id><published>2007-06-13T00:38:00.000-07:00</published><updated>2007-06-14T07:45:59.388-07:00</updated><title type='text'>Epopée de la Puissance Onirique</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Episode 7.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le philosophe Marc Perelman remarque justement, après un débat confus et d'une mauvaise foi remarquable, que les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;dérives&lt;/span&gt; du sport ne sont jamais que le propre du sport. La pratique du sport suppose dans son essence sa dérive. Je n'ajouterais pas un mot à ce commentaire pour qualifier les dérives libérales...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-8153200732911397197?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/8153200732911397197/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=8153200732911397197' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8153200732911397197'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8153200732911397197'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/epope-de-la-puissance-onirique_13.html' title='Epopée de la Puissance Onirique'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-1117202048333246553</id><published>2007-06-12T23:36:00.000-07:00</published><updated>2007-06-14T15:12:06.855-07:00</updated><title type='text'>Epopée de la Puissance Onirique</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Episode 6.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est évident que le sport est fondé sur le système de la concurrence, de la compétition, de la victoire. Le sport professionnel représente l'exacerbation de ces qualités jusqu'à la guerre. La guerre serait-elle aussi nécessaire à l'équilibre humain que le sport et le jeu? C'est ce qu'on pourrait se demander en constatant leur parenté frappante. Dans les trois cas, force est de constater que leur prégnance si répétée ne relève pas du hasard. L'homme a besoin d'affrontement, de rivalité, de violence pour exprimer sa nature. On remarquera d'ailleurs que l'adaptation au réel suppose ces qualités de premier ordre et que les remarquables longévité et supériorité de l'homme ne découlent pas du tout de sa douceur angélique, mais de ses facultés de domination. Que l'homme ait besoin de maîtriser son monde, toute son histoire en témoigne. Ce n'est pas les récentes condamnations de l'esclavage et du colonialisme qui démentiront ce constat, alors que les pacifistes bêlants aimeraient changer la nature humaine et faire de la guerre une entreprise &lt;span style="font-style:italic;"&gt;inhumaine&lt;/span&gt; et monstrueuse. A l'aube des grandes conquêtes et manœuvres de colonisation (spatiales, cette fois), je crains fort que la condamnation de la guerre et de la domination méritent d'être reconsidérées attentivement. Car ceux qui protestent aujourd'hui ne le font jamais qu'au nom d'une condamnation de l'homme. Je sais bien que la souffrance et la destruction ont un caractère révoltant, surtout quand elles se manifestent sans nécessité, comme c'est le cas, déroutant et désespérant, chez l'homme. En même temps, cette disposition injuste est précisément la garantie salutaire de la pérennité humaine. Sans instinct de domination, point d'instinct de survie. Je ne prendrai pour exemple que les Vaudois chers à Voltaire, qui périrent massacrés par les armées française (ou papales?) du fait justement de leur absence de combattivité. Après tout, l'&lt;span style="font-style:italic;"&gt;homo sapiens sapiens&lt;/span&gt; n'a dominé ses proches cousins que grâce à sa pugnacité et sa rudesse. La sagesse du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;sapiens sapiens&lt;/span&gt; ne réside nullement dans la raison, cette même raison qui condamne la domination de l'homme par l'homme sans se rendre compte qu'elle est tragiquement nécessaire et qu'elle ne peut être évitée que par l'édification d'un but extérieur (j'allais dire d'un détournement, au sens d'une captation). L'agressivité humaine dérange quand elle se dirige contre l'homme (cas des entreprises de colonisation), mais arrange quand elle s'opère contre l'environnement. Les Droits de l'Homme, aussi justes soient-ils, ne valent que dans la mesure où l'homme et son environnement se trouvent concernés par le danger de destruction. La colonisation du système solaire n'engendrerait pas les mêmes protestations morales que soulève l'asservissement actuel, qui plus est hypocrite, du monde à l'Occident. Nous voilà bien loin du sport. Pas tout à fait. En attendant l'avènement des Jeux Galactiques, puisque les stars du Real de Madrid s'affublèrent de ce titre honorifique dans un réflexe visionnaire, le succès planétaire du sport s'explique par la valorisation des qualités essentielles de l'homme. L'évolution ultralibérale est la conséquence logique et exacerbée de la prise en considération et de la valorisation de qualités indéniables comme l'esprit de compétition, de concurrence et de domination qui animent l'homme. Le dopage comme dépassement transgressif n'est jamais que le prolongement obligé de ce système, dont le vice n'est pas tant le manque de réalisme interne que l'absence de considération de l'extériorité. L'homme a besoin de buts extérieurs pour ne pas retourner ses qualités contre lui et pour que son énergie acquière à ses yeux une connotation positive (fatalement relative). La valorisation du sport n'implique nullement qu'on change des règles excellentes, qui d'ailleurs prévalent déjà dans l'amateurisme le plus dilettante (il n'existe aucun plaisir à jouer pour le plaisir). Le sport échappera à ses démons quand il ne sera pas le triste représentant du système hégémonique et unilatéral dont dispose l'homme pour organiser son existence sociale et politique. C'est de sens philosophique dont l'homme a besoin. La morale hédoniste et étriquée actuelle, dont l'Onfray n'est jamais que le représentant subversif en France, aboutit à la démesure sensible parce qu'elle a perdu ses liens avec le métaphysique. L'homme a besoin d'urgence d'un nouveau lien avec le réel non sensible. Le jour où la crise actuelle du sens sera surmontée, les dérives du sport business ou de la pornographie apparaîtront comme des perversions dénuées d'intérêt. On aimera le sport et le sexe pour ce qu'ils sont et non pour ce qu'on aimerait qu'ils soient. La démesure inscrite dans l'homme, et dont le sport n'est jamais que le miroir grossissant, se trouvera jugulée par son seul remède efficace : le grand péril de l'homme est de s'enfermer dans son monde, de réduire le réel aux bornes de son monde.  Son salut et sa pérennité passent par l'affirmation du caractère transcendant du réel par rapport au monde de l'homme. Dans cette logique, la pratique du sport exalte la plus saine des concurrences.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-1117202048333246553?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/1117202048333246553/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=1117202048333246553' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/1117202048333246553'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/1117202048333246553'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/episode-6.html' title='Epopée de la Puissance Onirique'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-7121104308951087714</id><published>2007-06-12T13:30:00.000-07:00</published><updated>2007-06-12T23:27:15.177-07:00</updated><title type='text'>Epopée de la Puissance Onirique</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Episode 5.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Définition moderne du Bonheur : il tient dans le dépassement des capacités physiques. A l'opposé de l'antique mesure, qui enjoint à l'homme de connaître ses limites, comme de se connaître soi-même, le sport professionnel permet les exploits surnaturels dans la mesure où le surnaturel abrège le naturel. D'une manière très logique, le surpassement performatif s'obtient par le raccourcissement de la longévité. Syndrome de notre époque, qui joue au-dessus de ses moyens au prix du péril de sa disparition inévitable. La tromperie vient du caractère inaccessible de l'attente : le surpassement physique ne permet nullement d'accéder à la sphère transcendante promise. Le propre du physique est de se dérouler dans le monde du fini, au point d'en incarner la fine pointe. Le culte du physique et de la performance se cantonne à la finitude et n'accouche jamais que de la surenchère quantitative (au lieu du qualificatif promis). A l'instar du toxicomane obligé d'augmenter les doses pour maintenir l'effet de son ivresse, le sportif est le reflet caricatural et outrancier de l'homme moderne : il se dépasse par des performances de plus en plus épuisantes. Le Bonheur s'obtient au prix de la destruction. Si encore bonheur il y avait! Le propre du plaisir est, comme son monde l'indique, d'être fini (de n'avoir rien d'absolu ni de transcendant). La propagande moderne aimerait à nous faire croire qu'elle est parvenue à cerner le Saint Graal, le moyen de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;changer&lt;/span&gt; le plaisir, jusqu'à tutoyer les cîmes de l'ivresse éternelle. Peine perdue! L'objectif, tout comme la vérité, n'est pas de ce monde. La surenchère performative est aussi déceptive. Tout comme la pornographie ne délivre aucun plaisir substantiel, sauf l'illusion de ce plaisir, la performance sportive n'engendre que l'illusion du résultat. Au final, si le sportif va plus vite, plus haut, plus fort, cette surenchère effective ne lui est d'aucun salut : tant il est vrai qu'il n'a accédé à aucun idéal en vendant son corps au diable, mais n'a fait que tester la loi de l'infiniment grand et de l'infiniment petit : quel que soit le dépassement physique auquel il se livre, ce dernier est tragiquement appelé à demeurer dans le royaume du fini (qu'on soit champion du monde de football ou anonyme joueur de troisième division anglaise, on n'en demeure pas moins homme). L'homme pensait par le dépassement atteindre &lt;span style="font-style:italic;"&gt;enfin&lt;/span&gt; à l'absolu? La cruelle désillusion de la modernité ne tient pas seulement dans le tragique constat de son échec d'amélioration ontologique. Le Graal n'était jamais qu'un pitoyable subterfuge et l'homme est demeuré prisonnier des rets de ce monde qu'il voulait fuir pour prix de son Bonheur. Las! Il y est retourné avec usure et devra au surplus s'acquitter de l'addition (salée) : si le dépassement et la surenchère n'ont rapporté que quelques sueurs roides, ce ne fut pas sans destruction. Le Bonheur et l'Idéal sont à ce prix...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-7121104308951087714?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/7121104308951087714/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=7121104308951087714' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7121104308951087714'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7121104308951087714'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/episode-5.html' title='Epopée de la Puissance Onirique'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-5717135730178808388</id><published>2007-06-12T11:46:00.000-07:00</published><updated>2007-06-12T12:14:56.646-07:00</updated><title type='text'>Epopée de la Puissance Onirique</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Episode 4.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup de sportifs, confrontés à l'échec ou l'arrêt de leur carrière, se droguent. Les cas illustrent abondent, de l'inénarrable Maradona au taiseux Borg. Bien entendu, cette toxicomanie s'explique d'évidence : le recours aux paradis artificiels s'expliquant par l'enfer de la chute, je veux parler de la sortie de la carrière sportive (qu'elle se traduise par la retraite sportive ou son échec préalable). La drogue joue le rôle classique de substitut à la réalité jugée insupportable. Sauf qu'en l'occurrence l'artifice de la drogue s'applique à un domaine lui-même artificiel : de sorte que la fuite de l'artifice s'obtient par le recours à l'artifice. Le seul moyen d'échapper aux affres de la médiatisation/représentation revient bien à l'évasion par la destruction. Il serait légitime de noter qu'une fois de plus, la fuite du réel implique la destruction de cette prétention. Sauf que cette destruction n'est que la conséquence légitime de la première. Ce n'est pas un hasard si la toxicomanie de l'ex-futur sportif n'est jamais que l'écho de la toxicomanie du sportif professionnel. Le dopage répond à la drogue en un jeu de miroirs si fidèle qu'on ne sait plus bien différencier entre les deux conduites. Le dopage exprimerait-il plus la fuite du réel que la volonté d'hyperpuissance? En tout cas, la destruction répond à l'engrenage de la destruction, qui veut qu'un corps ne parvienne à la (sur)plénitude qu'au prix de sa surchauffe et de sa (car)casse prochaine. La cause est entendue : l'appétit de puissance et la fuite du réel ne font qu'un. L'approche du sport professionnel contient en son sein frelaté la destruction, tant il est vrai qu'elle exprime le refus d'un des principes constitutifs (et intrigant) du réel : la limitation de la puissance de chaque forme, si performante soit-elle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-5717135730178808388?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/5717135730178808388/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=5717135730178808388' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/5717135730178808388'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/5717135730178808388'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/episode-4.html' title='Epopée de la Puissance Onirique'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-8842142767092140910</id><published>2007-06-12T10:42:00.000-07:00</published><updated>2007-06-12T11:44:37.062-07:00</updated><title type='text'>Epopée de la Puissance Onirique</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Episode 3.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sport professionnel serait le lieu du pouvoir et de l'argent. Cette assertion de départ mériterait d'être nuancée en constatant que le pouvoir et l'argent sont d'autant plus présents que le sport est populaire et médiatisé. Raison pour laquelle le football, le sport réputé le plus universel, charrie le plus d'argent et de pouvoir. D'ailleurs, l'argent et le pouvoir sont si liés qu'on peut noter que le pouvoir englobe l'argent : l'argent n'est jamais que la conséquence du pouvoir, quand bien même il serait la cause première. Reste à se demander pourquoi le sport tend au &lt;span style="font-style:italic;"&gt;business &lt;/span&gt; et incarne à ce point l'antichambre du pouvoir (si tant est que les fondements du pouvoir soient inexistants, ainsi que le constate, entre autres, Rosset). Il y aurait long à invoquer la nature du jeu, qui consiste à fixer des règles dont l'homme est (enfin) à l'origine, bien qu'elles rétablissent les principes d'inégalité et d'incertitude subrepticement. Je ne retiendrai pour ma part que la relation entre l'affirmation du pouvoir et l'accent porté sur le corps. Pas n'importe quel corps : un corps dont la puissance consiste précisément, dans un réflexe de démesure que les Grecs condamnaient pourtant, à nier sa fragilité constitutive. Un corps donc dont l'hyperpuissance abrite paradoxalement (mais logiquement) les failles criantes, tant il est vrai que l'outrance est l'antre par excellence de la faiblesse. C'est toute l'ambigüité du statut du corps qui rejoint l'ambivalence constitutive du pouvoir : d'être d'autant plus fragile qu'il se réclame avec force (et autorité) de fondements inexistants. Rien d'étonnant à ce que le mensonge sportif rejoigne le mensonge du pouvoir : de même que le roi est d'autant plus nu qu'il cache sa nudité sous la luxuriance de ses ors et diadèmes, le corps du sportif est d'autant plus puissant (surmusclé) qu'il est faible. Faiblesse immédiate : l'obtention de la puissance est compensée par le prix fort de la destruction (déchéance et mort prématurées). Faiblesse médiate : car ce n'est pas le moindre paradoxe que cette faiblesse du corps s'opère au sein du lieu par excellence de la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;désincarnation&lt;/span&gt;. Le but de ce corps est sa représentation - médiatisée. La puissance ne vaut que par l'entremise de sa différance, pour reprendre un terme cher à Derrida. Puissance dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle ne vaut que dans la mesure où elle suppose la médiation à même de la mettre en scène et de dissimuler son mensonge constitutif. Le roi est nu? Le sportif aussi. Dans les deux cas, c'est la faiblesse que la nudité révèle, formidable dénuement de ceux dont la valeur vaut par le mensonge et l'erreur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-8842142767092140910?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/8842142767092140910/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=8842142767092140910' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8842142767092140910'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8842142767092140910'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/epope-de-la-puissance-onirique_12.html' title='Epopée de la Puissance Onirique'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-3415287034030133122</id><published>2007-06-11T08:00:00.001-07:00</published><updated>2007-06-12T13:17:33.415-07:00</updated><title type='text'>Colonialiste et fier de l'être!</title><content type='html'>L'opposition de l'islamisme radical et de l'ultralibéralisme (démocratie, capitalisme, liberté, prospérité, bonheur matériel...) ressemble à s'y méprendre à la fable relatant le face à face des frères ennemis, dont l'opposition n'est jamais que le point commun irréconciliable : l'envers de l'endroit. Qu'il le veuille ou non, le système occidental est le grand frère protecteur et manipulateur qui dénonce la juste monstruosité de l'islamisme (son vice de fond), après l'avoir attisé et dirigé contre son ennemi de l'époque, le défunt communisme, qu'on finira presque par regretter. Le communisme avait l'insigne mérite de préserver l'humanité de l'uniformité. Avec la bipolarisation, l'homme tenait son intérieur et son extérieur (relatifs). L'effondrement du communisme n'a guère profité à l'ultralibéralisme rampant. Ses bailleurs (à moins qu'on n'impute l'impersonnelle mentalité de l'époque) ont vite saisi que l'homme avait besoin d'un intérieur et d'un extérieur pour que son système de représentation n'accuse pas un affolement confinant dangereusement à la perte de repères. Anéantis à l'idée de perdre leur poule aux oeufs d'or, ils n'ont rien trouvé de mieux que de créer de toutes pièces un ennemi artificiel pour compenser l'évanouissement irréparable de l'ennemi effectif. Il fallait un tigre de papier - et les prédateurs fictifs ne se trouvent qu'au royaume des déshérités. Le plus ingénieux revenait encore à chasser le précieux animal chez les plus colonisés des néo-colonisés. C'était un jeu d'enfants : il suffisait de s'emparer de la doctrine ultraréactionnaire qui sévissait dans les pays de l'or noir, où les dignitaires acceptaient mal de servir l'hyperpuissance étrangère alors qu'ils avaient les ressources naturelles et culturelles pour détrôner cette hégémonie humiliante. L'islamisme n'est jamais que la réaction au néocolonialisme occidental, encouragé par le néocolonialisme pour mener ses oeuvres de diversion. En tant que tel, cet extérieur n'est jamais que l'extériorisation de la face sombre de l'intérieur. L'extérieur comme partie de l'intérieur et autopromotion du même au rang de l'autre, il fallait y penser! Toute l'hypocrisie tient dans cette entreprise de dissimulation et d'apparence trompeuse, dont le but est de cacher l'horrible vérité : sans extériorité, l'uniformité aboutit à la destruction. Le désir a besoin d'un but pour se réaliser de manière constructive. Privé de ce but, l'homme ne fait pas qu'errer. Il retourne son énergie et ses forces contre lui-même, dans un geste qui n'est pas sans évoquer les animaux enfermés dans des cages de zoo. Peut-être moins que le désespoir suicidaire, c'est à un réflexe fort logique qu'il faut imputer cet acte incompréhensible. La logique du désir étant de conquérir et de détruire, l'homme privé de buts se détruit lui-même. L'islamisme n'est terrifiant que dans l'exacte mesure où il révèle l'impasse dans laquelle s'est engagée la modernité, en clamant avec désinvolture et ostentation qu'elle avait trouvé la voie bénie vers le Progrès et le Bonheur. Foutaises! L'homme est condamné à reprendre sa marche vers l'effort et l'extériorité en se fixant le seul but qui soit en mesure de lui garantir une extériorité viable : l'espace, seul lieu qu'on puisse encore conquérir sans se faire taxer d'horrible colonialiste. Les bonnes habitudes ont la vie dure...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-3415287034030133122?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/3415287034030133122/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=3415287034030133122' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/3415287034030133122'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/3415287034030133122'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/colonialiste-et-fier-de-ltre.html' title='Colonialiste et fier de l&apos;être!'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-7378078385475009460</id><published>2007-06-10T10:25:00.000-07:00</published><updated>2007-06-12T09:43:51.498-07:00</updated><title type='text'>Epopée de la Puissance Onirique</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Episode 2.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est frappant de constater l'apologie du corps que délivrent tant le sport que la pornographie. Entendons-nous bien : contrairement à ce que nous serinent des idéalistes du monde des possibles, le sport professionnel (en tout cas dans ce monde-ci!) ne pouvait qu'engendrer le sport &lt;span style="font-style:italic;"&gt;business&lt;/span&gt;, comme la pornographie ne pouvait que déboucher sur l'escalade de la violence sexuelle. On est aussi loin, dans la pornographie, de la libération des interdits sexuels, que dans le sport, de l'esprit d'équipe et des hautes valeurs de générosité et d'abnégation. Par contre, la tromperie libertaire va de pair avec la toute-puissance du corps et la négation de l'esprit. Dans le sport comme dans la pornographie, les dialogues sont souvent minimalistes, voire subliminaux. Souvent, les éructations expéditives remplacent avantageusement les dialogues savoureux et les arguments approfondis. Depuis leur médiatisation, l'évolution des corps a suivi une inflation similaire : symboles de l'hyperréalisme et du culte de la performance, ils épousent des contours de plus en plus body-buildés. Ce sont des corps à succès, des corps qui suscitent l'attrait, des corps surmusclés, dénués de graisse, des corps qui parlent pour eux-mêmes. Dans le sport comme dans la pornographie, la performance suit les courbes prévisibles de la surenchère quantitative. Toujours plus de dopage pour sortir du réel et rejoindre l'Hyperréel! S'éloigner du sensible pour rejoindre le coup d'État du fantasme : transformer le réel en désir humain, à ceci près que cette transformation n'est jamais que fantasmatique. Outre le fait que cette magie noire ne change rien &lt;span style="font-style:italic;"&gt;réellement&lt;/span&gt;, elle conduit par contre à des destructions logiques, elles fort réelles. La parenté entre pornographie et sport professionnel ne laisse de frapper : carrière éphémère, soumise à l'impératif de la jeunesse dorée, sélection des qualités les plus favorables à l'idéal de performance et de puissance - et surtout cloisonnement entre l'espace atemporel de la représentation et le retour à l'espace du réel. L'espace de la représentation correspond d'autant plus à l'idéal inaccessible qu'il renvoie &lt;span style="font-style:italic;"&gt;in fine&lt;/span&gt; à la destruction réelle juste reportée, à l'instar du mythe de Faust, qui annonce le destin tragique de notre modernité. L'acteur sportif comme l'acteur pornographique (car il faudra bien ranger le sportif dans la catégorie des acteurs de l'Hyperréel, soit des victimes bénéficiaires du changement fantasmatiques) jouent forcément au-dessus de leur moyen, en ce qu'ils annoncent l'impossible transmutation de l'homme vers le Surhomme. Ce thème du Surhomme a été d'autant plus décrié par les adversaires des fascismes qu'ils s'en sont emparés insidieusement par la suite pour le rapporter à leur propre définition. Aujourd'hui, le Surhomme est une super marchandise dotée d'une super puissance de consommation. Le seul hic tient au mensonge et à l'occultation dramatique que ce mythe du Surhomme recèle &lt;span style="font-style:italic;"&gt;nécessairement &lt;/span&gt;: le temps du Surhomme implique aussi sûrement celui du sous-homme que la création appelle de ses voeux paradoxaux la destruction. Il faut passer à la caisse dans la mesure où la casse est importante. Dans le cas de la pornographie, l'apologie de la toute-puissance du désir engendre la négation de l'individu, une fois ce désir inopérant ou impraticable. Pour le sportif, le prix à payer est encore plus visible, à défaut d'être forcément plus exorbitant. Car le temps doré de la carrière, qui implique la satisfaction du désir tout-puissant, sera suivi d'un retour à la vie réelle fortement décevant. Pas seulement. Le mensonge de la morale sportive est contenu en germes dans les conséquences de l'accès au Superhomme : l'usage forcené du corps suppose des risques inévitables de surchauffe qui coïncide avec le réel recouvré (on ne compte plus les vies abrégées et les maladies hâtives). Ce premier mensonge se redouble d'un second, connexe : l'entrée à l'Hyperréel sportif (mais aussi pornographique) est soumis à des critères encore plus restrictifs qu'au Royaume des cieux, tel du moins qu'il nous est présenté dans les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Actes des Apôtres&lt;/span&gt;. Ce goulot d'entrée médiatise d'autant plus les vainqueurs au rang de héros supérieurs que l'on fait peu de cas des vaincus et des détruits. De sorte que le destin qui attend l'aspirant sportif est tout aussi désespérant qu'antitragique : sa grandeur consisterait moins à affronter, puis transcender la souffrance qu'à la nier et à la précipiter. Chacun sait la décrépitude qui attend le sportif, qu'elle soit immédiate (carrière avortée ou mineure) ou différée (l'apothéose de la carrière sportive précédant avec sadisme l'effondrement prévisible). Et pourtant, chacun aujourd'hui envie le destin du sportif adulé, au point d'oublier que sa réussite tout à fait exceptionnelle se paiera au prix fort (le mensonge de l'hypersanté étant racheté par la maladie). C'est donc que le supporter, qu'il se range dans la catégorie ou non des fanatiques, a besoin de ce mirage de l'Hyperréel, quitte à ce qu'il corresponde à un grossier mensonge, pour croire que l'existence vaine et ennuyeuse de la normalité prétende à un progrès qualitatif et au passage du réel vers l'Hyperréel. Outre que cette duperie philosophique est sanctionnée, comme tous les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;marchés de dupes&lt;/span&gt;, par la Chute ontologique, elle occulte le vrai prix de la vie et de l'héroïsme. Il n'aura échappé à personne que le héros est l'antithèse du sportif ou de la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;pornstar&lt;/span&gt; en ce qu'il ne procède pas à l'apologie de la finitude, mais au rappel des standards de l'absolu. Que le statut enviable de Zidane ou de Katsun/mi ait pour pendant le rejet de l'infime majorité des prétendants n'est que le pendant prévisible du paradoxe qui veut que l'apologie univoque du désir comme pure positivité cache son pitoyable échec dans les plis de ses prémisses.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-7378078385475009460?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/7378078385475009460/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=7378078385475009460' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7378078385475009460'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7378078385475009460'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/epope-de-la-puissance-onirique_10.html' title='Epopée de la Puissance Onirique'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-2422287475756069438</id><published>2007-06-10T08:54:00.000-07:00</published><updated>2007-06-10T08:59:49.348-07:00</updated><title type='text'>Alain de Benoist</title><content type='html'>J'ignore (encore) à quelle (nouvelle) droite appartient Alain de Benoist, mais force est de constater que son diagnostic de l'époque, singulièrement sa critique fine de la marchandisation, en fait un intellectuel pertinent, bien au-dessus des penseurs que les médias d'ordinaire encensent, Finkielkraut ou Ferry en tête (de gondole). S'il s'avérait que Benoist fût un extrémiste, ce qu'aucun argument ne me permet d'affirmer au demeurant, il faudrait reconnaître, non sans une certaine inquiétude, que les extrémistes, en tant qu'opposants au système dominant, ont accès à une vérité sur l'homme que beaucoup de modérés moutonniers ne percevraient même pas si par malheur on les en avisait.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-2422287475756069438?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/2422287475756069438/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=2422287475756069438' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2422287475756069438'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2422287475756069438'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/alain-de-benoist.html' title='Alain de Benoist'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-5632828490089716214</id><published>2007-06-09T02:25:00.000-07:00</published><updated>2007-06-10T08:39:16.588-07:00</updated><title type='text'>Epopée de la Puissance Onirique</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Episode 1.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis la rediffusion Internet de l'émission &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ce soir ou jamais&lt;/span&gt;, consacrée au sport et à la santé. D'un côté : Erwann Menthéour, ancien cycliste professionnel repenti, et des journalistes, philosophes, intellectuels, persuadés que le sport de haut niveau exprime l'ultralibéralisme poussé à son paroxysme et qu'il implique dans son essence le dopage. De l'autre, les privilégiés du système ultralibéral dans sa logique sportive : Daniel Bilalian, le patron des sports de France Télévision, un journaliste (trop) enthousiaste, et Bixente Lizarazu. Le Basque bondissant, à la gueule d'ange et au sourire d'éternel adolescent, aux biceps de Stallone et aux plaquettes chocolat version légion étrang(èr)e. Après avoir entendu les critiques qui pleuvent sur le sport professionnel comme la vérité délave son autobiographie angélique, Bixente ne veut pas finir en ange déchu. Il s'élève avec vigueur : non, juré, craché, le dopage dans le football, il n'en a jamais entendu parler. Il a eu la chance de gagner bien sa vie, très bien même, et de figurer pendant de nombreuses années dans un grand club aux méthodes ultralibérales et à l'ambiance familiale, le Bayern de Munich. Du pur Bonheur, qu'on vous dit, avec une touche de Grâce et un soupçon de Miracle... Bref, Bixente est un homme heureux, un homme comblé, et il tient à ce que ça se sache. Toute critique émise contre le sport en général, le foot en particulier, est un mensonge. Bixente est un homme naturel, qui ne pense pas que l'argent pourrit le football, et qui affirme son attachement aux vraies valeurs et à l'éthique. Quand il prend la parole, on sent bien que tout le monde est gêné, à commencer par l'un des premiers repentis du cyclisme, j'ai nommé Menthéour, et qu'un vent de non-dit souffle sur l'assemblée. Lizarazu a beau être défendu à mots couverts par Bilalian, qui sait ce que la télévision doit au sport de haut niveau, le malaise ne croît pas - il stagne. Lizarazu ne tient pas seulement le discours classique de déni jusqu'au-boutiste que tous les sportifs reprennent comme une antienne glauque, y compris (et surtout) quand l'évidence les accable. Lizarazu défend le principe du sport de haut niveau comme vitrine de la Perfection, qui camoufle à grand peine la rengaine de l'ultralibéralisme. Non qu'il faille oublier que la pratique sportive en son essence est injuste et bénéficie aux plus talentueux. Non qu'il faille réduire les exploits à des pratiques seulement dopantes. Simplement, la pratique du sport implique qu'elle finisse en vitrine de propagande de l'ultralibéralisme travesti en combat pour la liberté (comme la pornographie ou la réglementarisation de la prostitution, autres  vitrines de proue de l'ultralibéralisme). En louant la gloire et la fortune, qui ne manquent pas d'échoir à l'élite des sportifs comblés par la réussite, Lizarazu, dont on remarquera qu'il n'acquiesce jamais qu'à sa propre élection (ce qui n'en fait jamais qu'un pathétique narcissique), oublie simplement que le principe du sport de haut niveau illustre les dérives ultralibérales. Soit le fait de détruire des centaines de jeunes pour l'édification d'une carrière accomplie. Le sport de haut niveau fonctionne sur le système de l'holocauste : il consomme l'immense majorité pour mieux élever les rares privilégiés rescapés et, du fait de leur reconnaissance, déifiés comme les Superhéros de l'Hyperréel. Le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;star-system&lt;/span&gt; n'obéit pas à une autre logique que celle de la reconnaissance antique, avec cette particularité qu'elle n'accepte la divinisation que pour les oeuvres sensibles, spécifiquement humaines. Le discours de Lizarazu acquiesce à cette monstruosité sociale en légitimant la destruction prédominante au nom de l'élection exceptionnelle. C'est dire à quel point le sport de haut niveau contredit la morale démocratique. Pas seulement : le sport de haut niveau constitue un remarquable révélateur de l'essence ultralibérale. De même que le sport professionnel accouche immanquablement de ses dérives (déréglementation et injustice), le libéralisme engendre nécessairement l'ultralibéralisme. De même que la pérennité du sport de haut niveau n'est viable que sur le court terme, celle du libéralisme comme système philosophico-économique recèle d'autant moins de validité qu'elle assure (tous risques!) la destruction et la disparition de l'espèce humaine sur le long terme. Pour un Lizarazu, combien de gladiateurs promis au martyr et à l'hallali? Cette question, à laquelle Lizarazu évite soigneusement de répondre, entraîne son corolaire inquiétant : si l'essence du sport est fondamentalement inégale et destructrice (non pérenne), la légitimation du sport professionnel par les élites qui en tirent avantage, directement ou indirectement, ou qui manipulent quelques idiots utiles, auxquels nous appartenons presque toujours par quelque réflexe de passion, obéit à une logique d'hypocrisie qui n'est pas seulement abjecte et infâme. Là aussi, le mensonge que chacun cautionne, alors que personne n'en ignore la cause, à moins de se boucher les oreilles et les yeux, n'est pas seulement le seul déni du monde sportif. Il exprime le mensonge du monde moderne, qui aimerait adhérer à sa rationalité, son équilibre et sa pérennité, alors que son hyperrationalité revendiquée n'est que la conséquence de son système bancal, condamné à la disparition et à l'invalidité. Lizarazu a-t-il conscience qu'en cautionnant le mensonge sportif, celui de son petit intérêt mal compris, puisqu'à court terme, il se livre à l'exercice de l'hypocrisie ontologique, telle que la modernité s'en fait le héraut quotidien et aveuglé? Certainement pas! Le Basque bondit avec d'autant plus de fougue et de candeur qu'il a validé les valeurs ultralibérales au nom de sa propre reconnaissance. Pour la connaissance, il repasserait, si d'aventure il en avait le moindre souci. Apparemment, ce ne semble pas le cas!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-5632828490089716214?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/5632828490089716214/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=5632828490089716214' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/5632828490089716214'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/5632828490089716214'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/epope-de-la-puissance-onirique.html' title='Epopée de la Puissance Onirique'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-8686822986525431185</id><published>2007-06-07T03:01:00.000-07:00</published><updated>2007-06-10T00:09:06.105-07:00</updated><title type='text'>L'oeil de la morale</title><content type='html'>Une émission télévisée de M6 retrace le meurtre invraisemblable commis par Geneviève Simenon, la petite-nièce de Georges Simenon. Rhumatologue exemplaire, louée par tous ses patients pour son rare dévouement, elle a comparu le 27 mai 2000 devant la Cour d'assises de Bruxelles pour avoir tué son conjoint Georges Temperman, de 18 coups de maillet, en juin de la même année. Elle avait ensuite tenté de dissimuler son crime. Ses avocats ont invoqué les insultes du mari sauvagement assassiné pour expliquer le "coup de sang" de leur cliente. Ce dernier ne cessait de faire référence au douloureux "passé nazi" de la "branche maudite" de la famille Simenon, à tel point que le célèbre écrivain lui-même refusa à l'occasion de rencontrer sa nièce. Geneviève Simenon ne fut condamnée qu'à cinq ans avec sursis par la Cour. A l'écouter, cette clémence n'obère en rien le poids de la culpabilité et de ses actes. "Il faut constamment vivre avec le souvenir de ce qu'on a fait", explique-t-elle en somme, dans une étonnante confession rétrospective. Sans porter d'appréciations sur un jugement controversé, qui tend à faire de la victime assassinée un coupable ambigu (quels que soient ses torts), je me bornerai à invoquer Dostoïevski : "La purification par la souffrance est, croyez-moi, moins douloureuse que la situation que vous faites à un coupable par des acquittements inconsidérés." (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Journal d'un écrivain&lt;/span&gt;, 1873).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-8686822986525431185?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/8686822986525431185/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=8686822986525431185' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8686822986525431185'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8686822986525431185'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/loeil-de-la-morale.html' title='L&apos;oeil de la morale'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-6194025102361236586</id><published>2007-06-06T13:01:00.000-07:00</published><updated>2007-06-08T03:36:47.298-07:00</updated><title type='text'>Petite tête</title><content type='html'>L'expression &lt;span style="font-style:italic;"&gt;prendre la grosse tête&lt;/span&gt; signifie, au propre comme au figuré, qu'un individu, soudain cerné par les feux de la renommée, s'estime, par une opération de transmutation aussi mystérieuse qu'indicible, hissé au-dessus du commun des mortels, au point d'acquérir le sens du sérieux et d'une Providence qui, dans un juste retour de manivelle, agrée à ses attentes (souvent frustrées d'ailleurs, pendant trop longtemps). Le spectateur découvre, surtout quand il n'est pas un familier, avec stupéfaction le bouleversement qui s'est emparé de celui qui, auparavant, se montrait si simple, si disponible, si généreux. Comment pareille et si grotesque métamorphose s'est-elle produite - sans crier gare? Comment le malheureux a-t-il égaré en chemin sa lucidité - comme les pédales de son vélo? Le plus invraisemblable est que ce syndrome frappe la plupart de ceux que la célébrité (surtout quand sa relativité se conjugue à sa futilité furtive) calcine de sa foudre sèche et fatale. Gare au péché d'orgueil! Il serait trompeur d'estimer que leur faillite n'est que la conséquence de leur faiblesse originelle. Sans doute est-il plus prudent d'estimer que la grosse tête menace tout individu susceptible de goûter aux ors de la gloire. L'extrême vulnérabilité n'est pas l'apanage de l'autre. Elle nous (con)cerne au premier chef. Cette vulnérabilité est &lt;span style="font-style:italic;"&gt;d'autant plus&lt;/span&gt; insidieuse qu'elle nous guette et nous attaque par surprise, comme des proies innocentes et faciles. Je veux dire que l'individu se croira &lt;span style="font-style:italic;"&gt;d'autant plus&lt;/span&gt; à l'abri du moindre risque d'inflation narcissique qu'il y est précisément le tragique sujet. Ironique cruauté du sort, dont le propre est d'attaquer des victimes qui s'ignorent! Les plus snobs, chez Proust notamment, trahissent leur travers et leur vice dans la mesure exacte où ils se réclament de la plus extrême et totale simplicité. La plus éclatante preuve de fatuité, le révélateur de la tête enflée est encore les assauts de dénégation dont se targue la victime et dont son entourage le presse et le persuade avec perfidie. C'est ainsi que Robert de Saint-Loup livre-t-il la trace de son impayable morgue au moment où il s'astreint à &lt;span style="font-style:italic;"&gt;faire peuple&lt;/span&gt;. Pour finir, car le temps presse, je me demande si le symptôme que l'on nomme &lt;span style="font-style:italic;"&gt;grosse tête&lt;/span&gt; n'est pas dénommé et décrit un peu hâtivement. Rien à redire sur le fait que l'égo se trouve alors acculé à la démesure et à la perte de limite (parler à la troisième personne revient ainsi à récuser les astreintes de la subjectivité, à revendiquer une dépersonnalisation glorieuse). Il se pourrait pourtant que la cause de cette démesure réside moins dans le gonflement que dans le rétrécissement de l'égo. L'égo surdimensionné serait une erreur d'optique, qui abriterait l'atrophie pathologique. A se voir ainsi perdre en personnalité et en profondeur, l'individu en proie au syndrome de grosse tête compense par le recours grotesque à l'enflure. Ainsi de la grenouille confrontée au boeuf. Loin d'avoir gagné en proportions ou changé en avantages, son opération de duperie l'a conduite à n'être jamais que la seule dupe de son système de tromperie. Et, au final? Elle éclate.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-6194025102361236586?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/6194025102361236586/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=6194025102361236586' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/6194025102361236586'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/6194025102361236586'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/petite-tte.html' title='Petite tête'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-1005773833774613620</id><published>2007-06-05T10:49:00.000-07:00</published><updated>2007-06-06T04:04:02.775-07:00</updated><title type='text'>Olympe de Lomé</title><content type='html'>A en croire Barbet Schroeder, réalisateur du documentaire &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Général Idi Amin Dada&lt;/span&gt;, consacré au fameux et désopilant tyran ougandais, ou du film &lt;span style="font-style:italic;"&gt;L'Avocat de la terreur&lt;/span&gt;, portrait de l'avocat Jacques Vergès, qui sortira mercredi prochain, les dictateurs africains que Vergès défendit, avec un acharnement cruel et prévisible, au nom de son anticolonialisme total et viscéral, comme le Togolais Eyadema, sont le miroir édifiant du néocolonialisme que l'ancien Empire français produisit au sortir de la décolonisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Selon Verschave et l'association &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Survie&lt;/span&gt;, Eyadema accéda au pouvoir en assassinant, le 13 janvier 1963, le président élu, Sylvanus Olympio, grâce au soutien des réseaux Foccart. Étienne Gnassinbe Eyadema a publiquement revendiqué l’avoir abattu, à bout portant, par des balles tirées en pleine poitrine et au bas-ventre avant de lui sectionner, au couteau, les veines des poignets. Puis, avec la baïonnette de l’arme, il lui taillada la cuisse gauche tout en expliquant fièrement à ses camarades : « C’est comme ça que je faisais en Algérie pour m’assurer que mes victimes étaient bien mortes ». Olympio agonisa longuement au sol en se vidant de son sang, dans d’atroces souffrances. Un portrait perspicace du Président Eyadema figure dans le superbe roman d'Ahmadou Kourouma, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;En attendant le vote des bêtes sauvages&lt;/span&gt;. A signaler que Rocard défendit le bilan de Eyadema quand des corps s'échouaient sur les plages béninoises (en 2003, la Fédération internationale des droits de l'homme accable le régime togolais dans un rapport intitulé «Togo, l’arbitraire comme norme et 37 ans de dictature» où elle dénonce «la torture systématique dans les commissariats en toute impunité, la justice aux ordres du pouvoir, les prisons surpeuplées et les élections truquées». Le 5 mai 1999, Amnesty International, dans un rapport intitulé «Le règne de la terreur» accuse le pouvoir d’avoir exécuté des centaines de personnes et jeté leur corps à la mer après la proclamation des résultats de l'élection de 1998). A l’annonce de son décès, le 5 février 2005, le président Chirac ne trouva rien de plus honorable que de présenter ses condoléances à sa famille et de rappeler fièrement : «Avec lui disparaît un ami de la France qui était pour moi un ami personnel».&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-1005773833774613620?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/1005773833774613620/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=1005773833774613620' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/1005773833774613620'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/1005773833774613620'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/olympe-de-lom.html' title='Olympe de Lomé'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-3224357654704329123</id><published>2007-06-05T00:03:00.000-07:00</published><updated>2007-06-07T01:46:18.603-07:00</updated><title type='text'>Romand noir</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;"La pire des souffrances est celle de ne plus pouvoir aimer."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;En préambule, ces quelques notes jetées hâtivement, en guise de remarques et commentaires, sur l'affaire Romand : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Romand a tué ses parents, sa femme et ses enfants : ses proches et ses familiers représentaient rien de moins que ses plus sûres attaches le liant, pour le meilleur et pour le pire, au réel. Le familier constitue ainsi le lien complexe qui mène au réel, comme le fil d'Ariane sauve Thésée (mais non Romand dans le réel...) dans le labyrinthe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- De délicieuses polysémies font leur apparition dès qu'on se met en peine de triturer l'identité patronymique de Jean-Claude Romand. Ainsi Romand évoque-t-il :&lt;br /&gt;*le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;roman&lt;/span&gt; : soit l'espace de la fiction opposée au réel. On remarquera que la fiction est d'ordinaire considérée comme la meilleure porte d'accès humaine vers le réel. Le roman selon Romand est au contraire une esthétique qui prétend rivaliser avec le réel et prendre la place du double honni.&lt;br /&gt;*la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Romandie&lt;/span&gt; comme région de la Suisse germanique. La Suisse est ce pays &lt;span style="font-style:italic;"&gt;neutre&lt;/span&gt;, à la fois proche et lointain, familier et étranger, où l'on parle le français, la langue natale de Romand, et l'allemand (entre autres langues), la langue à laquelle renvoie la province romande. Le familier est le lieu par excellence de l'étrange(r), en somme.&lt;br /&gt;*le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ro-ment&lt;/span&gt;, au sens, troublant, où le nom de Romand contient l'aveu de son forfait. La vérité est ainsi tellement simple, sous les yeux, qu'elle ne sera jamais cernée, et prêtera lieu à tous les malentendus (quiproquos au départ, incompréhensions à la fin). Petite question sur la nature de l'excuse : Romand étudiant a réussi à déjouer certains pièges nés de ses mensonges grâce à l'appui totalitaire du certificat médical. Le médecin est ainsi paré de cette toute-puissance que recherche Romand et qui consiste à &lt;span style="font-style:italic;"&gt;pouvoir&lt;/span&gt; certifier, tel un dieu sans limite, de la santé d'un individu. Soit : détenir un pouvoir de vie et de mort sur les patients, d'une certaine manière. D'où la question : comment Romand s'est-il procuré les certificats médicaux pour demeurer douze ans en deuxième année sans éveiller de soupçons solides? Question corolaire, que Molière n'aurait pas désavouée : le diagnostic médical, comme celui psychiatrique auquel Romand se soumettra par la suite, en fin de parcours, en quête de limitation, à l'instar d'un jugement de tribunal, serait-il fondé sur un mensonge pour autoriser un menteur, aussi compulsif et surdoué soit-il, à profiter de son mode de fonctionnement et abuser de ses méandres?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Romand promet des miracles à ceux qui témoignent de leur confiance aveugle en ses pouvoirs surnaturels : les placements qu'il réalise en Suisse (pays fantasmatique, jardin d'Eden, de cocagne,...) s'élèvent à la hauteur exorbitante de 20%; le remède qu'il propose à son parent atteint du cancer (le miracle comme fantasme se joue ainsi de la mort comme rappel tragique du réel) est bien entendu élaboré par les pionniers de l'OMS &lt;span style="font-style:italic;"&gt;en Suisse&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;In fine&lt;/span&gt;, le miracle ne fonctionne qu'à la condition qu'il détruise les malheureux qui ont cru en sa réalisation et se sont trouvés séduits par la rhétorique du diable : le fantasme qui permet d'échapper à la mort et de recréer un monde idyllique, où le Bonheur prend la place de la souffrance, est &lt;span style="font-style:italic;"&gt;nécessairement&lt;/span&gt; l'Ange de la Mort ou l'apparition du Diable, qui condamne le crédule à la peine capitale (comme Romand subira une peine exemplaire, l'abolition de la peine de mort en France jouant paradoxalement le rôle qu'attend de la vie Romand, cette impossibilité de rédemption, que la mort, surtout judiciaire, lui aurait octroyée).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le beau-père de Romand meurt après avoir demandé à &lt;span style="font-style:italic;"&gt;jouir&lt;/span&gt; de certains des intérêts sur ses placements : exigence inacceptable, en ce qu'elle met en péril le verrou installé par Romand. Le système de Romand élimine tout rappel de l'existence première et prédominante du système concurrent, le réel. Tout élément réel qui rappelle à Romand que sa construction n'est pas le réel, mais un double et un faux particulièrement abject, est condamné dans la sinistre mesure où il met en lumière (précisément) l'infériorité inadmissible du système de Romand en comparaison du réel. Le réel selon Roman n'est qu'un mime dégradé du réel véritable. La toute-puissance fantasmatique à laquelle aspire Romand se heurte à la toute-puissance ontologique, contre laquelle nul appel ne saurait être interjeté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Contrairement à ce que laissent entendre des témoins de première main, et notamment le beau-frère de Romand (on comprend le mécanisme de défense), Romand n'obéit pas à une liberté dont il aurait usé de manière diabolique et perverse. De nombreux signes de psychopathologie apparaissent, signes dont la répétition témoigne de la folie qui s'est emparée de Romand, qui n'a cessé de s'aggraver et contre laquelle Romand est démuni.&lt;br /&gt;*&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Premiers signes&lt;/span&gt; : Romand essaie de tuer sa maîtresse après avoir tué sa femme à coups de rouleaux à pâtisserie, ses enfants en les abattant par balles sous l'oreiller, après avoir abattu ses parents dans le dos et à la carabine, au nom d'ahurissants prétextes. La maîtresse parisienne n'échappe à l'assassinat que dans la mesure où elle ne représente pas pour Romand le symbole du familier et du réel. Elle n'est que l'avatar dégénéré de l'épouse véritable, comme le sensible n'est que la forme dégénérée du réel idéal. En comparaison de l'épouse légitime et fidèle, qui représentait la réel honni, la maîtresse est la pâle copie, déséquilibrée et hystérique selon certains témoignages, dont la vie sauve n'entrave pas la persistance du système de déni tel que Romand l'a échafaudé.&lt;br /&gt;*&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Deuxièmes signes&lt;/span&gt; : contrairement au médiocre qui ment pour sauver la face, à la crapule qui ment pour réaliser un profit, à la personne acculée au mensonge par facilité (souvent illusoire), Romand a largement les possibilités intellectuelles et les notes pour réussir sa seconde année de médecine. Les avis sur ce point sont unanimes. Romand rate sa seconde année (ce qui implique qu'il ait réussi la première, la plus dure, de loin) car il omet de se présenter à un examen, à cause d'un réveil manqué. Il ment pour ne pas manquer à sa réputation réel d'élève prodige, programmé pour la réussite. L'acte manqué coule de source : dès cet instant, Romand est moins ce monstre d'orgueil qui n'accepte pas l'échec que cet être destiné, suite à une grave dysfonctionnement affectif, à prendre la place du réel et, en démiurge voué à l'échec, à réaliser ses fantasmes de réussite sociale et personnelle. On notera que le système Romand voue Romand à l'échec dans l'exacte mesure où sa prétention est d'y échapper à tout prix. Le mensonge institutionnalisé ne fait qu'accroître le mal qu'on prétend fuir (l'échec).&lt;br /&gt;*&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Troisième signe&lt;/span&gt; : l'orgueil démesuré et psychopathologique de Romand, justement, qui le condamne à l'échec par refus de l'échec. Romand est mat dès son premier coup (de vice), quand il préfère rentrer à la maison plutôt que d'affronter ses résultats décevants, lors de sa première année de classes préparatoires, au prestigieux lycée Du Parc à Lyon. Aux yeux de Romand, la réalité n'est acceptable que dans la mesure où elle s'apparente au succès. Le succès se définit à la fois comme réalisation de la puissance personnelle jusqu'à l'absolu de la toute-puissance et refus de l'effort qui permettrait d'atteindre à ce but difficile et élitiste.&lt;br /&gt;*&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quatrième signe&lt;/span&gt; : son courage face à la maladie comme ultime duperie et moyen d'exprimer le mal qui ronge Romand. Le cancer est, comme par hasard, un lymphome, soit une maladie auto-immune (la maladie est provoquée par le système de défense du patient) et une maladie qui permet de vivre presque normalement (Romand se donne les moyens d'être ce héros discret qui triomphe en silence, et du fait de ses compétences hors normes, de sa pathologie, ce qui marque le retour du miracle comme refus de la mort et expression de la toute-puissance). Le cancer est une maladie sociale, une maladie honteuse, la maladie du déni, le symbole pour Romand de son mensonge généralisé. Comme le mensonge, le cancer ronge. Comme le mensonge, il fatigue - jusqu'à l'épuisement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;La solitude du menteur&lt;/span&gt; : engagé dans une course folle, qui prend la forme de la concurrence avec le réel, Roman est ce condamné à mort dont la vie de rêve et de brillant implique, en son envers inavouable, l'existence du reclus, sans ami, sans amour, sans sentiment. Les faux voyages à l'étranger sont agrémentés de séjours à l'hôtel en Suisse (toujours l'étranger comme lieu de l'étrange et du dépaysement factice), qui donnent lieu à des lectures méticuleuses de publications médicales et de guides touristiques; les enfants reçoivent des cadeaux fallacieux, achetés, non dans le pays en question, mais dans les boutiques de l'aéroport. Dans le système du mensonge, la version sociale épouse les contours de la structure hyperréelle : la lumière est intégrale et l'ombre absente. Côté face et solaire : Romand est un époux, un père et un médecin idéal. L'ombre réapparaît en creux, elle investit la vie réelle de Romand dans la mesure où cette dernière est socialement dissimulée. L'ombre, c'est l'inavouable. La lumière c'est le mensonge travesti en vérité sociale. Les aveux de Romand rétabliront l'équilibre entre les jeux d'ombre et de lumière. Jeux qui signifient : l'ombre est nécessaire à la lumière. Mais aussi : privée d'ombre, la lumière est condamnée à la disparition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Romand ment&lt;/span&gt; à sa femme parce qu'elle est le symbole de son entourage, bourgeois, symbole de la réussite fondée sur les apparences. Les Romand ont un train de vie important, ils habitent dans un village très bourgeois, constitué de cadres supérieurs et de hauts fonctionnaires. La réussite implique la cooptation implicite, par rapport à des valeurs de réussite et de modestie, auxquelles Romand correspond en apparence. Problème : Romand ratifie d'autant plus aisément ces valeurs qu'elles sont fondées sur l'accréditation dénuée de vérification. Rien de moins réelle que l'adhésion aux valeurs de la réussite sociale. Le malaise qui sourd de l'affaire Romand est que ce système de mensonge généralisé et pathologique révèle en creux le mensonge qui étreint la société humaine et qui s'accroît à mesure que l'on gravit les échelons de la réussite. Le mensonge de Romand ne fonctionne de manière si éclatante que dans la mesure où il s'appuie et révèle en creux le mensonge sur lequel la société est construite et qui pourrait s'énoncer ainsi : l'absence de fondements ontologiques et moraux se trouve compensée par leur affirmation sous-entendue et arbitraire, de sorte que la condamnation véhémente du forfait perpétré par Romand n'atteint son degré d'indignation que dans la mesure où la société ne mesure que trop les dégâts qu'engendrerait la révélation de sa propre supercherie. La transgression profonde qu'a opérée Romand et sur laquelle il a assis son succès s'énonce ainsi : quoi qu'on en dise, le roi est nu. Le reconnaître reviendrait à signer un suicide institutionnel (l'arrêt de mort correspondant aux arrêtés du destin). Romand s'en sort, comme les politiciens véreux s'en sortent, parce qu'ils ne sauraient être dénoncés, seulement exécutés. Raison pour laquelle Romand tue, mais aussi raison à l'exécution des rois comme boucs émissaires nécessaires dans certaines royautés africaines (notamment). Raison aussi de certains règlements de comptes inavouables, comme les crimes d'honneur de la mafia ou les assassinats célèbres de présidents, au premier rang desquels celui de Kennedy (lui-même fils de mafieux notoire).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- A cet égard, le témoignage d'une sommité médicale après sa discussion prolongée avec Romand est accablant et lourd de sens. L'homme est cardiologue, véritablement cette fois, et il est invité par le meilleur ami de Romand, un médecin de campagne, comme aurait dit Balzac. Après le départ de Romand, il n'hésite pas à proférer, fortement impressionné : "A côté de gens comme ça, on se sent tout petit". Y compris dans le domaine du discours scientifique, le mime remplace le réel avec avantage, comme l'idéologie se substituait à la science, aux dire des marxistes althussériens. Quand bien même Romand serait ce brillant esprit autodidacte, versé dans la recherche médicale, son savoir médical effectif ne saurait prétendre au savoir véritable, tel celui du cardiologue. Pour que le cardiologue morde à l'hameçon, il faut nécessairement qu'il adhère au mensonge de Romand, en se positionnant à un rang professionnel et épistémologique inférieur. Du même coup, la crédulité confondante du cardiologue éclaire le mécanisme de l'admiration et de la reconnaissance. Le mérite est ici fondé sur l'arbitraire. La dévotion du conseiller du Président de la République tient plus à son titre qu'à ses connaissances. Ce serait plutôt l'inverse. La dévotion du cardiologue à l'égard de Romand est identique : c'est son titre de chercheur brillant à l'OMS qui engendre la reconnaissance du spécialiste, et non ses explications scientifiques, qui relèvent au mieux de la vulgarisation et de l'instinct de survie. D'où le conseil ironique que l'on pourrait prodiguer à qui veut faire parade de sa supériorité : d'en montrer comme d'en dire le moins possible, fort du constat selon lequel l'acceptation de la reconnaissance se fonde sur le mensonge de son arbitraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Romand n'aurait pas réussi son subterfuge pendant dix ans s'il avait occupé un poste plus modeste. Plus l'on grimpe dans la hiérarchie sociale, plus l'adhésion aux apparences et aux codes remplace l'effectivité du réel. Entre le mensonge fictif et le virtuel effectif, la marge est ténue. Le pouvoir implique l'adhésion en des fondements inexistants, à proportion que ces fondements sont inexistants. Il faut fonder quelque chose à partir de rien. Comme le mystère des choses (pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?) est loin d'être résolu, le mensonge social prospère sur cette carence, incapable d'expliquer le passage de rien à quelque chose. La société est fondée sur un système hiérarchique, dans lequel le plus sensible correspond aux postes les plus modestes, tandis que le pouvoir et le prestige recherchent le virtuel. Plus on grimpe dans la hiérarchie sociale, plus l'air se fait rare. Comme dans l'alpinisme, le puissant s'éloigne de la denrée commune (le sensible) et accorde son élection (dans tous les sens du terme) au plus rare (le virtuel). D'où : la prééminence sociale implique que la représentation prime de plus en plus sur l'objet qu'elle prétend représenter, dans un jeu de miroirs équivoque, qui n'est pas que le propre de la modernité, mais celui de l'humaine nature. Le mensonge de Romand épouse ainsi les contours sinueux du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;mensonge obligé&lt;/span&gt; de la représentation aux détriments du réel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Romand a tué ses proches pour recouvrer la normalité. Les proches sont le réceptacle du mensonge. Le mensonge est situé dans le réel. Le réel est rendu coupable du mensonge comme reconstruction et projection d'une situation personnelle. La psychopathologie de Romand le pousse à projeter sur les symboles de sa relation au réel, ses familiers, les fautes et le vice de sa construction fantasmatique. Si Romand s'était senti responsable de ses actes, il n'aurait pu tuer. L'absence de sens de la responsabilité implique que Romand soit dans le déni de reconnaissance entre l'intériorité et l'extériorité. L'extérieur n'est jamais pour lui que la projection, en tant que réalisation impossible, de son intériorité, en tant que désir de toute-puissance et réalisation impossible de son désir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Quand Romand revient dans la maison familiale, celle où il a assassiné sa famille, les enquêteurs constatent, à la fois soulagés et horrifiés, que Romand revient, l'espace de quelques minutes, au réel : il gémit et vomit. Sa nausée n'est pas seulement la conséquence de ses crimes. Elle signe sa connexion lacunaire et parcellaire avec le réel. Romand redevient, le temps de son malaise, un homme, c'est-à-dire un être doué de sentiments et en prise avec le réel. Quand Romand se réconcilie avec le réel, la torture comme prise de conscience est atroce. Romand ment, manipule d'autant plus (de manière généralisée) qu'il est dénué d'affects (définition traditionnelle du pervers psychopathe) et que son seul affect tient dans le mensonge et la destruction du réel. L'insensibilité n'est pas machiavélique, mais incapable d'entrer en contact avec le réel autrement que par ce moyen homicide. Romand n'est plus capable que de contacts sporadiques et violents avec le réel. Sa psychopathologie n'est pas psychotique dans la mesure où il est conscient du réel. Elle est perverse dans la mesure où cette prise en compte s'accompagne d'une projection qui est une inversion du rapport au réel normal et viable : au lieu de la reconnaissance de la supériorité de l'extériorité sur l'intériorité, l'intériorité devient la norme impossible de l'extériorité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Romand s'effondre au procès quand l'accusation revient sur le meurtre du... chien! L'assistance est prise d'un violent malaise en assistant, éberluée, au fait que Romand ne témoigne de son désespoir qu'au souvenir de la mise à mort d'un animal. Si personne ne comprend, si Romand ne parvient pas à expliquer, c'est que le contact avec le réel ne redevient possible qu'avec un animal de compagnie, soit avec ce qui n'est pas humain, mais dont la familiarité permet de jouer le rôle de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;medium&lt;/span&gt; ou de conciliation (également : de réconciliation) avec le réel. Romand ne préfère pas les animaux aux hommes dans une perpétuation bizarre de son inversion perverse et constitutive. Incapable de reconnaître son visage dans celui de l'Autre, pour reprendre le vocabulaire de Lévinas, seul le familier humanisé lui autorise cette partielle et imparfaite considération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Toujours selon le le docteur Settelen, Romand souffre de n'avoir jamais pu être Romand. Il devait protéger ses parents : donc sa protection contre nature s'est transformée en destruction vengeresse et inversée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Romand a obtenu à son bac de philo un 16/20 avec le sujet : "La vérité existe-t-elle?".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Anecdote rapportée par Clément Rosset sur le curieux raisonnement qui s'empare d'Althusser : prisonnier des Allemands dans un camp durant la Seconde guerre mondiale, le plus maniaco-dépressif des philosophes décrète qu'il est d'autant plus libre qu'il se trouve aux mains de l'ennemi. Rosset discerne dans cette bizarrerie l'archétype de la perversion, qui consiste ainsi à avoir toujours raison, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;d'autant plus&lt;/span&gt; qu'on a tort. Ainsi du coup de force de Romand, qui a d'autant plus raison du réel qu'il le singe et n'en décline qu'une version mineure et imparfaite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bien que teintée d'effroi, Romand a décroché paradoxalement la reconnaissance dont il rêvait et qu'il estimait à sa mesure en commettant ses mensonges et ses meurtres. Il est devenu un mythe, l'objet de nombreux romans, analyses ou films, dont le plus célèbre est certainement &lt;span style="font-style:italic;"&gt;L'Adversaire&lt;/span&gt; de Carrère, adapté au cinéma par Nicole Garcia,, avec Daniel Auteuil dans le rôle de Jean-Marc Faure, le personnage inspiré de Romand. D'une certaine manière, mais d'une manière impressionnante, son projet a été couronné de succès, par ceux-là même (société, grand public, spécialistes psychiatriques et juges) qui prétendent condamner l'horrible forfait et incarnent la légitimité sociale. Rien à redire au mécanisme de forclusion de la société, le mensonge se trouvant ainsi reconnu et consolidé &lt;span style="font-style:italic;"&gt;au nom&lt;/span&gt; de la condamnation la plus ferme du mensonge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En &lt;span style="font-style:italic;"&gt;postscriptum&lt;/span&gt; (l'abréviation P.S. ne signifie pas : pour saluer, ainsi que le croyait une sympathique élève), Romand réalise  ce que Rosset nomme le double meurtrier dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Fantasmagories&lt;/span&gt; (le double meurtrier est également un double de proximité). D'après le film &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Plein soleil&lt;/span&gt;, réalisé par René Clément (scénario adapté du roman &lt;span style="font-style:italic;"&gt;M. Ripley&lt;/span&gt;, de Patricia Highsmith), Tom (Delon) devient l'homme à tout faire de Philippe, fils de milliardaire, qui le fait participer à toutes ses aventures, sans cesser de l'humilier. Un jour, Tom profite de l'absence de Marge (femme de Philippe) pour assassiner son maître. Qui plus est, il s'identifie à ce dernier. Il dupe la police et Marge, mais finit par se faire prendre. Tom assassine son double et prend sa place. Rosset a raison d'insister sur la victoire cruelle, ironique et éclatante du réel sur le double : à la faveur d'une réparation, le corps de Philippe est retrouvé sous la coque d'un navire. Plein soleil sur l'ombre enfouie dans la profondeur des océans! Il en va de même avec Romand, à ceci près que le mensonge de Tom consiste à prendre la place d'une présence absolument singulière. Romand, quant à lui, prétend à l'universalité avec un génie de démiurge qui ne laisse pas de sidérer le spectateur ébahi de l'ambition. Véritable Balzac du crime et du mensonge (on sait la propension marquée de Balzac pour le mensonge, à commencer par son identité aristocratique usurpée et ses fariboles et autres acrobaties financières), Romand entreprend d'édifier un double qui prendra la place du réel. Alors que la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Comédie humaine&lt;/span&gt; permet de déchiffrer la société dans laquelle vivait le grand Balzac (première clef, sociologique et superficielle, quoi qu'en pensent les marxistes), et surtout se manifeste comme un véritable catalogue des passions humaines permettant de mieux discerner les moeurs de ce curieux animal bipède et le réel qui l'entoure (seconde clé, heureusement plus valorisante pour le roman), l'oeuvre fantasmatique mais non pas littéraire de Romand est bien ce double qui prétend éliminer le réel et qui n'y parviendra que provisoirement. La revanche du réel est inéluctable et tragique. Romand s'est engagé dans un combat perdu d'avance contre un rival qui l'excède en forces et en proportions, tel un Léviathan curieusement opposé à l'un de ses membres. En effet, comment un homme, partie infime du réel, malgré son statut de roseau pensant, viendrait-il à bout du tout dont il participe et dont, au surplus, il ne sait (presque) rien? Dans ce combat perdu d'avance et un peu ridicule, que j'aurais volontiers intitulé &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le Rival&lt;/span&gt;, Romand se révolte contre le réel, qu'il prétend réécrire à sa convenance, comme d'aucuns se révoltèrent contre Dieu et l'ordre cosmique. Avec le même résultat que récolta le Divin Marquis, dont l'inconséquence s'explique par l'incohérence de la tâche initiale et démesurée : niant Dieu, il ne saurait s'en prendre à Lui, dans un geste de défi et de blasphème aussi vain que grotesque. On sait que la colère des dieux dans toutes les mythologies est terrible quand des hommes osent défier leur puissance. C'est ce qui arrive en effet à Romand, dont le châtiment est à la mesure de sa démesure. Pour avoir cédé à l'&lt;span style="font-style:italic;"&gt;ubris&lt;/span&gt;, pour avoir méconnu la mise en garde antique, Romand paie le prix de la puissance humaine finie qui oublie ses limites et prétend se substituer à la toute-puissance cosmique. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Romand vs. le Réel&lt;/span&gt; : si le combat était truqué, les paris aussi, comme dans les mauvais combats de boxe, où le camp des mafieux influents est assuré d'empocher la mise avant la partie. La naïveté de Romand, son innocence ontologique, sa pathologie et sa perversion aussi, étant d'avoir supposé qu'il pouvait battre, même aux points, l'Imbattable et l'Irréfutable. Romand 0-Réel 1? La pudeur nous interdit de dévoiler l'étendue du score véritable...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-3224357654704329123?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/3224357654704329123/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=3224357654704329123' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/3224357654704329123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/3224357654704329123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/romand-noir.html' title='Romand noir'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-728482751899069645</id><published>2007-06-04T13:53:00.000-07:00</published><updated>2007-06-06T05:08:18.769-07:00</updated><title type='text'>Médium</title><content type='html'>L'idée que la représentation a remplacé le réel, en une volonté de puissance aussi démesurée qu'impossible, trouve son corolaire, voire sa confirmation, dans la place incontournable que les médias ont pris dans la société humaine. Que signifie d'ailleurs médium? Le mot latin &lt;span style="font-style:italic;"&gt;medium&lt;/span&gt; désigne le milieu, l'intermédiaire. C'est aussi la fonction de la représentation, en tant que fantasme, qui consiste à instaurer des passerelles entre l'homme et le réel. Dans l'occultisme, le médium communique avec l'au-delà ou une autre dimension. La représentation ne prétend pas à autre chose. Les médias non plus d'ailleurs. Raison pour laquelle tant de familles de par le monde vivent en permanence avec, en fond sonore, comme une toile invisible les reliant par-delà leur anonymat, la présence ubuesque de la télévision. Non que le bruit sonore leur agrée, mais parce que cette animation n'a rien de basique. Même les plus &lt;span style="font-style:italic;"&gt;soap&lt;/span&gt; des &lt;span style="font-style:italic;"&gt;shows&lt;/span&gt; télévisés possèdent cette faculté sidérante et &lt;span style="font-style:italic;"&gt;extraordinaire&lt;/span&gt; de renvoyer quelques fragments du réel. L'ère de la rationalité et de la positivité n'a pas changé le rapport de l'homme au réel. L'homme n'en connaît pas beaucoup plus sur l'environnement dans lequel il se meut, à tel point qu'il serait bien en peine d'en produire une définition satisfaisante. La modernité, pour accomplir le Progrès en ontologie, et ne pas laisser croire qu'elle avait échoué dans son bouleversement ontologique, n'a rien trouvé de mieux que de réduire le réel aux bornes de sa représentation. Phénomène bien connu de la subjectivité arbitraire et abusive : le connaissable se réduit à ce que je connais, le réel à ma représentation - et ainsi de suite. En l'occurrence : le réel se réduit au représentable. C'est un point sur lequel j'insiste : il n'est pas que la photographie (ainsi que le remarque Rosset) pour donner l'apparence de la reproduction fidèle alors qu'elle est un parti-pris trompeur - un leurre. C'est aussi le cas avec la télévision, qui déverse un flot d'images d'autant plus réalistes (et rassurantes) qu'elles contiennent en fait un parti-pris. Parti-pris idéologique quand certaines chaînes d'information deviennent clairement les hérauts d'idéologies masquées, à tel point qu'elles font oeuvre de propagande (propagande explicite pour les télévisions sous régimes totalitaire; propagande larvée pour les chaînes sous régime démocratique). Parti-pris esthétique de toute manière, et, allais-je dire, ontologique, en ce que l'image exprime nécessairement la réduction du réel. La télé, réductrice de têtes? Rien de plus trompeur que cet intermédiaire qui nous laisse croire, en toute bonne foi, qu'il est le représentant fidèle de son objet, alors que la représentation qu'il propose est biaisée. Plus la télévision traque le direct, le réel brut, le réel non reconstruit, non truqué, et plus elle passe à côté de lui. Il faut précisément un travail de reconstitution pour parvenir à exprimer du réel autre chose que des représentations insipides. Le propre de la télévision est d'aspirer au direct et de tendre vers une réduction de la réalité au réel brut revendiqué comme réel fidèle. Renvoyer le réel tel qu'il apparaît à la caméra, aussi sophistiquée soit-elle, condamne l'entreprise de représentation à une forme de tromperie. Plus c'est réel, moins c'est fidèle! La télévision pèche par omission. On déplore souvent la médiocrité des programmes, comme si la qualité pouvait succéder à la médiocrité. Un tel contre-sens montre que la démarche télévisuelle n'a pas été saisie. Le propre de la télévision est de fabriquer du médiocre, parce que la démarche de représentation se situe aux antipodes d'une démarche de réflexion et de création. Bien entendu, les bonnes émissions existent, mais elles sont condamnées à la marge. Un tel médium ne pouvait que devenir le terreau d'élection de la modernité. Il est certain que l'essor télévisuel, qui n'a rien d'anodin, découle de la mentalité de l'époque. La réduction qu'entreprend la télévision rejoint la réduction à laquelle aspire la modernité. La télévision est l'outil de référence de la propagande moderne, dont la meilleure technique est encore de laisser croire à la tolérance, l'objectivité et la neutralité de son approche. Les journalistes usent avec habileté de cette finesse, en se retranchant derrière leur déontologie dès que leur impartialité se trouve mise en cause. Si la télévision est le reflet de l'époque, au point de remplacer la profondeur par le mouvement et la couleur, l'époque est le garant de la télévision. Notre représentation a si bien réussi son coup de force, en prétendant prendre la place du réel, que la télévision est devenue le lieu et l'enjeu de cette reconstruction au fond stérile et vouée à l'échec. Rien n'est trop brillant, rutilant, mirifique en effet pour la télévision. L'argent, les paillettes et le strass (le stress aussi, mais c'est pour les coulisses) y coulent à flot. Les animateurs les plus stupides croulent sous l'or. La bêtise obligée y est sanctifiée. Une forme de populisme néo-démocratique tient lieu de critère de qualité et remplace la bonne vieille morale éculée. Tous ces paramètres, souvent consternants, s'expliquent aisément par le statut réducteur dont se prévaut la télévision. La bêtise est ici le culte affiché de la surface pure, cette manière de sanctifier la représentation, pourvu qu'elle se borne à renvoyer du réel son reflet simpliste et dépouillé. La condamnation de la profondeur est un tabou respecté qui en dit long sur les motifs idéologiques qui agitent les gourous de la télévision. Le règne de la publicité, comme manne miraculeuse et message subliminal, réunit dans un diptyque atroce l'argent et le mensonge. Soit les rois de l'époque pour qui s'avise que l'argent est le moyen travesti en fin et le mensonge la conséquence de la réduction. N'en jetons plus! Le paradoxe de la télévision est d'être le médium polysémique de son époque. Loin d'entrer en contact avec le mystère du réel, avec d'autres époques et d'autres lieux, loin de dévoiler le surnaturel derrière le sensible, notre médium tout-puissant entreprend, dans une opération inverse de séduction, de ne projeter du réel que le sensible réduit aux attentes du désir (humain). La télévision signe bien l'avènement du Bonheur et du Progrès, comme valeurs de propagande serinées à longueur de programmes et de journées. Il reste à établir le même constat pour le succès dont jouissent les médias populaires que pour la formidable rentabilité qu'affiche l'industrie pornographique (le succès des films X ayant été largement promu et soutenu par les chaînes de télévision, dans une connivence aussi logique idéologique) : dans les deux cas, la réussite est fortement attachée à l'idéologie de massification et de démagogie qui se tapit derrière les idéaux irréfutables de démocratie, d'égalité et de liberté (pour la fraternité, on repassera). Comme pour l'attrait du X, la forte audience dont bénéficient les programmes, souvent et manifestement crétins, de télévision s'explique par leur proximité avec la pensée dominante (qui exploite la majorité des sujets aveuglés). Sous une ère qui exprimerait la distinction entre représentation et réel, entre apparence première et réel, la télévision, tout comme la pornographie, deviendrait un médium ennuyeux et soporifique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-728482751899069645?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/728482751899069645/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=728482751899069645' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/728482751899069645'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/728482751899069645'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/mdium.html' title='Médium'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-7075291217788292682</id><published>2007-06-04T12:00:00.000-07:00</published><updated>2007-06-05T05:20:05.012-07:00</updated><title type='text'>L'alternative</title><content type='html'>S'il n'était qu'Onfray philosophe, je serais chrétien de toute mon âme. Entre le Fils de l'homme et le feu de l'âme, que choisis-tu? Mieux vaut chrétien que crétin! Qu'il serait temps de réhabiliter le slogan : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Jésus Forever!&lt;/span&gt; Onfray ne fut que l'athée utile à l'élection de Sarkozy. Par la grâce de son brillant antilibéralisme, Onfray tourna autour de son mentor détesté et sucré comme la mouche autour du coche.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-7075291217788292682?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/7075291217788292682/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=7075291217788292682' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7075291217788292682'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7075291217788292682'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/lalternative.html' title='L&apos;alternative'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-2496738408207970662</id><published>2007-06-04T09:28:00.000-07:00</published><updated>2007-06-04T09:37:14.385-07:00</updated><title type='text'>L'endroit de l'envers</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Cette citation est tirée d'un très bel entretien entre le philosophe Clément Rosset (selon moi le plus grand philosophe français depuis Bergson, avec Girard) et l'historien d'art Jean Clair, dans le numéro de juin de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Philosophie magazine&lt;/span&gt;. Jean Clair a organisé l'exposition "La Mélancolie : génie et folie en Occident" au Grand-Palais en 2005-2006. Que j'aurais aimé, comme dirait le bienheureux Cottard, en être!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Paradoxalement, privée de mélancolie ou du sentiment tragique de l'existence, la condition humaine sombre dans une sorte de torpeur et d'insipidité."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-2496738408207970662?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/2496738408207970662/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=2496738408207970662' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2496738408207970662'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2496738408207970662'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/lendroit-de-lenvers.html' title='L&apos;endroit de l&apos;envers'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-2268472163580300278</id><published>2007-06-03T03:52:00.000-07:00</published><updated>2007-06-04T00:47:59.080-07:00</updated><title type='text'>La part d'ombre du portrait chinois</title><content type='html'>Il est navrant de constater que l'esprit de l'époque, le milieu, en terme d'affairisme mafieux, a pour caractéristique de produire les critiques qui le conforteront dans sa légitimité. Un peu comme Ségolène était le meilleur candidat pour favoriser l'élection de Sarkozy, posture aux antipodes de l'opposition proclamée, les réactions les plus violentes sont aussi celles qui confortent le système dominant de la domination occidentalo-capitalisto-ultralibérale. A croire que les victimes les plus déshéritées du système sont aussi celles qui suscitent les oppositions les moins conséquentes et les plus virulentes. Je ne prendrai comme exemple de ce symptôme qui explique la persistance nauséabonde de l'ultralibéralisme sur le monde que la tragédie de la Palestine. Les victimes objectives de la création de l'État d'Israël au sortir de la Seconde guerre mondiale sont les populations palestiniennes spoliées et opprimées, quand ce n'est pas massacrées, souvent d'ailleurs par les bienfaiteurs qui prétendaient leur venir en aide. Eh bien, les seules idéologies qu'ont suscitées ce grand chambardement post-colonial sont l'islamisme sunnite, voire chiite, dont il est avéré que la violence nauséabonde est le dernier moyen pour le peuple palestiniens de sortir la tête de l'eau et, fait prévisible, que les principaux instigateurs de ces idéologies destructrices, paranoïaques et perverses sont les ennemis des Palestiniens. Ce dont auraient le plus urgemment besoin les Palestiniens? D'une force modérée qui soit en mesure de discréditer les oppressions scandaleuses perpétrées par des gouvernements israéliens dont on finit par se demander s'ils ne cherchent pas la reconnaissance posthume dans l'opprobre populaire qui les ensevelira. D'une manière générale, l'exemple palestinien est la métonymie frappante d'un monde globalisé, où seul le libéralisme de plus en plus ultra peut prétendre gouverner. Hors de cette inquiétante solution unique, on ne voit pas bien quelle alternative pourrait s'imposer : les quelques résurgences de collectivisme sont aussi aberrantes que les contre-feux islamistes qui espèrent réparer la néo-colonisation de la planète par le respect scrupuleux et littéral de vers divins édictés voilà plus de mille ans. Nul besoin de chercher plus avant les raisons du fiasco des alternatives au libéralisme mondialisé (soit à l'ultralibéralisme bien compris) : le propre de l'ultralibéralisme étant de susciter des forces d'autant plus réactives qu'il est manifeste qu'elles sont des oppositions dégénérées et pires que lui. L'habileté et la perversité d'un tel système sont proverbiales. Si l'on veut en mesurer la puissance et l'intensité, il suffira d'en apprécier les projections sur le radicalisme qui s'oppose vainement et qui ne réussit à prendre (comme la mayonnaise) que dans la mesure exacte où l'ultralibéralisme en est l'auteur et le bailleur. Ben Laden, meilleur ami du Fond d'Investissement Bush&amp;Co.? C'est pourtant la triste réalité d'une ultrapositivité qui n'aime rien moins qu'on affiche son envers. L'envers de l'ultralibéralisme, ce n'est pas ses alternatives, c'est les nécessaires mutations qui découlent d'un système caricatural et non pérenne.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-2268472163580300278?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/2268472163580300278/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=2268472163580300278' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2268472163580300278'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2268472163580300278'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/la-part-dombre-du-portrait-chinois.html' title='La part d&apos;ombre du portrait chinois'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-2235297001894087045</id><published>2007-06-01T23:54:00.000-07:00</published><updated>2007-06-03T00:44:47.775-07:00</updated><title type='text'>L'horizon de l'homme</title><content type='html'>Le propre du libéralisme n'est pas seulement de rendre légitime l'abominable - et je pense à cet implacable slogan : le bonheur est dans la consommation. Soit dit en passant, il est contradictoire de s'étonner du programme de destruction en germe (au moins) dans le projet de consommation. Car la consommation, pour reprendre une métaphore biologique, suppose la digestion et la transformation par l'assimilation. Il se pourrait d'ailleurs que le succès &lt;span style="font-style:italic;"&gt;immédiat&lt;/span&gt; du libéralisme tienne à sa parenté frappante et &lt;span style="font-style:italic;"&gt;immédiate&lt;/span&gt; avec nos appétits originels et fondateurs. Le libéralisme se distingue aussi par sa formidable puissance hégémonique : jamais l'idéologie dominante n'est parvenue à laisser croire à la nécessité de son unicité. Hors du libéralisme, point de salut. Pour reprendre un slogan bien connu, dont la paternité est peut-être le propre de von Mises ou Gobetti, encore que Nozick l'anarcho-libéral en ait fait son antienne favorite, le libéralisme constitue &lt;span style="font-style:italic;"&gt;l'horizon indépassable de l'homme&lt;/span&gt;. Dont acte. L'idéologie libérale s'impose comme d'autant plus unique qu'elle suscite l'extinction de tous les autres modes de pensée, leur asphyxie progressive au nom du bien-être commun défini comme satisfaction du désir matériel et marchand. Cette faculté rare s'explique sans doute par le fait que sur le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;court terme&lt;/span&gt;, le libéralisme est la panacée de l'opulence matérialiste et qu'il faut se projeter sur le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;moyen terme&lt;/span&gt; pour s'apercevoir de ses inconvénients majeurs et du fait qu'il ne passera pas cette barrière (sur le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;long terme&lt;/span&gt;, le libéralisme n'est en effet pas viable). Le libéralisme crée bien quelques divergences, quelques bulles et niches, au sein de sa toile géante. Mais le propre du libéralisme est de laisser croire qu'il n'est d'autre alternative à son extension que sa propre manifestation. Le libéralisme est ainsi et d'avance toujours gagnant : ses principaux défauts, et ils ne sont pas minces, se trouvant balayés au nom de leur nécessité indépassable. L'exclusion des quatre cinquièmes de l'humanité et la paupérisation (précarisation) grandissante? Nécessité! Rien ne sert de trop claironner que le libéralisme accroît la liberté ou diminue l'écart entre les revenus minimums et maximums. L'important est d'empêcher l'idée d'alternative au nom de son renvoi dans l'Erreur Antilibérale. Si le libéralisme est l'horizon indépassable des sociétés humaines, alors, effectivement, le principe même de l'alternative se trouve nié au nom d'idéologies réactives ou vouées à l'échec. Je crois cependant que la fin du libéralisme ne se confond pas avec la fin de l'humanité et que l'homme a les moyens de surmonter le libéralisme. Non en se rabattant sur des alternatives inspirées de l'échec des idéologies marxistes, mais en comprenant que la théorie de l'horizon insurmontable tel que le libéralisme nous en rebat les oreilles est justement le symptôme annonçant que le libéralisme sera surmonté et que de nouvelles idéologies viendront le remplacer. La fin du libéralisme prophétise paradoxalement et profondément sa fin véritable, dans une délicieuse polysémie. Le but n'est pas tant que les théories assurent le bonheur de l'homme (fin assez trompeuse et dérisoire), mais sa pérennité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-2235297001894087045?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/2235297001894087045/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=2235297001894087045' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2235297001894087045'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2235297001894087045'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/06/lhorizon-de-lhomme.html' title='L&apos;horizon de l&apos;homme'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-1535503886500567074</id><published>2007-05-31T04:06:00.000-07:00</published><updated>2007-06-03T08:27:50.571-07:00</updated><title type='text'>Aux frontières du réel</title><content type='html'>Si l'on veut comprendre la tendance de la modernité, il serait fallacieux de s'arrêter aux diagnostics de concurrence, de consommation, de marchandisation, de mondialisation ultralibérale, d'assassinat du monothéisme... Tous ces symptômes reposent sans doute sur la grande affaire humaine : le désir. Le désir - ou l'énergie. Dans tous les cas, la formidable violence qui étreint l'homme n'a jamais été jugée négative que dans la mesure où l'énergie se retournait contre l'homme et son monde. Le fait que ce soit ce qui se produit suffit, plus qu'un long discours, à démontrer que le système qui domine actuellement est un système dont l'efficacité à court terme cache l'impéritie à long terme. L'idée de mondialisation contient en son développement la destruction. Bien entendu, aucun des acteurs n'a conscience de cette évolution, à part peut-être ceux qui la subissent et qui ne se plaindraient pas en cas de changement. Que s'est-il passé pour que la disparition de l'homme ne soit plus le fantasme de quelques aisés désœuvrés en mal d'existence (ainsi de Pline le Jeune, selon l'anecdote que rapporte à de multiples reprises Clément Rosset), mais l'effrayant spectre nimbant de son ombre consternante l'horizon du troisième millénaire? La pérennité du système qui nous régit repose sur une mauvaise appréciation du désir - soit de l'énergie qui meut l'homme. Admettons que la violence soit l'énergie qui détruit. L'homme ne s'est jamais plaint de disposer de cette violence quand elle ne lui nuit pas. La destruction croissante de l'environnement n'est un problème que dans la mesure où elle remet en question l'avenir de l'homme. Si le pillage et le saccage de la planète n'aboutissait qu'à engendrer un surcroît de bien-être et de plaisirs pour l'homme, nul doute qu'il n'en manifesterait aucune inquiétude - à l'exception d'une escouade de nervis écologistes animés par la haine de l'homme, de la vie ou du réel. Tel n'est pas le cas. L'homme détruit son environnement parce que les coordonnées de son système de représentations sont faussées par une erreur de programmation initiale. L'homme a basculé dans la modernité lorsqu'il a modifié les valeurs régissant son désir. Jadis, le désir humain était travaillé de l'intérieur par la conscience de sa limite. On vivait pour la vie après la mort. Entre temps, on savait que l'on mourrait et que l'on endurerait les affres de la maladie. L'accession à la modernité s'est traduite par la modification radicale de la séparation entre l'intériorité du monde de l'homme et son extériorité, assumée par Dieu. Désormais, l'homme a aboli cette séparation de frontières ontologiques, entre le territoire connu, qu'il administrait, et l'inconnu, auquel il prêtait le pouvoir d'administration transcendante et universelle. L'extériorité gérait l'intériorité, en quelque sorte. La révolution de la modernité est ontologique, faut-il le rappeler. L'homme a décrété que cette séparation n'avait plus cours et que désormais, l'homme s'occuperait de tout gérer. L'exigence tenait de la démesure : en abolissant l'intérieur et l'extérieur, l'homme s'est mis en demeure de tout gérer. L'ancien but de la vie se situait justement après la mort. La nouvelle fin découlait de cette abolition radicale, de cette positivité absolue, qui attribuait à l'homme la possession du réel dans son entièreté. Maître et possesseur de la nature, l'homme a cherché pour sa vie un but à sa mesure. Il a décidé de s'emparer du monde en trouvant le seul moyen d'exprimer l'assouvissement de sa puissance temporelle : le plus sûr moyen de parvenir au bonheur est encore, nécessaire fatalité, d'abolir l'effort et d'instaurer le règne du désir immédiat et comblé. Le comble du désir est de lui impartir sa fin. Le propre du désir est, faut-il le rappeler, d'être à jamais incomplet, pour suivre le devenir et l'édification toujours en gestation du réel. On remarquera que la revendication de complétude du désir correspond à l'attente de possession du réel dans sa complétude. Les lois du désir recoupent celles de l'ontologie. La revendication de complétude du désir exprime le besoin d'un réel stable, rassurant et accueillant et le refus du risque et de l'imperfection. Mal heureusement, ce n'est pas parce qu'on décrète que ses désirs sont des réalités que le réel s'en trouve changé. En abolissant l'effort, soit le fait de pointer la puissance du désir vers un objet extérieur, qui n'est autre que le rapport de l'homme au réel, l'homme n'a pas supprimé la violence formidable en gestation dans son désir. Il l'a simplement retournée contre lui-même, au nom d'une condamnation hypocrite qui ne règle en rien le problème de fond du désir  : tant il est vrai que le désir humain n'est pérenne que dans la mesure où son énergie se trouve investie par une délimitation entre intériorité et extériorité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-1535503886500567074?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/1535503886500567074/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=1535503886500567074' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/1535503886500567074'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/1535503886500567074'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/05/aux-frontires-du-rel.html' title='Aux frontières du réel'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-5270178776477803923</id><published>2007-05-29T01:43:00.000-07:00</published><updated>2007-06-01T13:30:17.380-07:00</updated><title type='text'>L'arrière-vitrine des superhéros</title><content type='html'>Quand on accepte de jeter un regard lucide sur le sport de haut niveau, et pas seulement sur les pratiques médiatisées du cyclisme, on se rend compte que le lynchage grotesque et hypocrite dont les journalistes affublent les repentis du dopage est d'autant plus infâme que la vérité leur était parfaitement connue. Allons même plus loin : le dopage découle directement des exigences des médias, selon lesquels les sportifs doivent aller toujours plus haut, toujours plus vite, toujours plus fort. Le sport serait-il la vitrine des valeurs du monde moderne? Valeurs de l'ultralibéralisme  et du surhomme, selon lesquelles seul le dépassement de l'humain vers son substrat transcendé permet  de remplacer l'ancien cheminement plotinien du sensible dégradé vers le monde idéal. Il est vrai que la vitrine du sport médiatique n'est jamais qu'une représentation et qu'heureusement, la société tend de façon moins violente vers ces valeurs épurées. Mais on remarquera que le sportif de haut niveau présente des caractéristiques exemplaires de l'homme qu'on aimerait façonner et que l'on vante comme l'idéal.&lt;br /&gt;- La caractéristique première de cet homme est la positivité intégrale de ses valeurs. Le sportif vante et vend un monde dans lequel le Bien s'est étendu au point de prendre toute la place du réel. L'ombre et le Mal sont indésirables. A la différence du héros, qui tirait sa grandeur des fondements tragiques de son action, le sportif est absolument baigné de lumière. Le héros sportif a trouvé la voie de la perfection. Il n'a aucun défaut et le moindre éclairage d'un infime travers engendre un scandale sans précédent. Le discours de ce sportif est schizoïde et éclaté : il ne consent à parler que de sa représentation, jamais de l'individu de chair et de sang qui se tient derrière. Il faut dire que l'attente des médias et du grand public se porte par définition sur la représentation. Il n'est pas étonnant que dans le discours des sportifs, le dopage n'existe que comme une chimère ou l'affaire de quelques tricheurs inconnus, y compris quand l'évidence crève les yeux. Le sportif, s'il en est arrivé là, a inculqué les contours de sa représentation jusqu'à la nausée : tout élément de biographie qu'il livrera le renverra à jamais à sa face solaire. Je pense par exemple aux exemples d'Armstrong, ce héros réchappé d'un cancer qui se soigne à 95 %, ou de Lizarazu, ce petit grand homme épris de liberté, de vagues romantiques et de vie basque.&lt;br /&gt;- Le héros sportif revendique une surhumanité qui n'autorise le dépassement que dans la mesure où elle le fait passer pour miraculeux. Pas question d'avouer le recours aux produits dopants et aux techniques d'entraînement, qui façonnent l'homme bionique et fondent le mythe du Surhomme sur le mensonge. C'est grâce à son mental, sa volonté de fer et aux mystérieuses forces du corps que le sportif est parvenu à dessiner les contours impressionnants de sa puissance hors normes. La surhumanité du sportif se mesure à l'expression de sa puissance corporelle. On admire les athlètes qui se signalent par leur vitesse. Pour entrer dans l'Hyperréel, il faut être en mesure de déjouer les plus farouches épreuves et de témoigner de la puissance, ce sésame surnaturel qui vous fait passer du réel à l'Hyperréel.&lt;br /&gt;- L'hypocrisie est la condition &lt;span style="font-style:italic;"&gt;sine qua non&lt;/span&gt; à l'épanouissement du mythe du héros sportif. Le réel est dénié au profit d'un Hyperréel, dans lequel s'ébattent l'admiration forcenée et le déni du réel. Si par malheur, le réel s'imposait avec usure et rappelait le dopage en vigueur, le lynchage public et médiatique serait à la mesure de l'ancienne exaltation ébaubie. La positivité intégrale ne supporte pas le rappel de la nécessité de la négativité. Plus la positivité est présentée comme importante, plus le négatif occulté est à la mesure de son déni. Je pense à la perfection que tutoient des champions qui n'ont plus rien de  sportif, mais évoquent plutôt des demis-dieux exhibés de leur Olympe originaire (ce n'est pas un hasard si les Jeux olympiques désignent les concours sportifs les plus populaires). Zinédine Zidane ou Michael Jordan occupe cette place d'Intouchables, dont la puissance de signification est d'autant plus forte et magnétique qu'elle s'opère à partir d'une pauvreté en sens absolue. Il n'est par ailleurs pas question d'explorer la face sombre du champion en voie de déification : malgré certaines piqures de rappel, Zidane n'est pas ce footballeur impliqué dans plusieurs scandales de dopage. De ce point de vue, le public est d'autant mieux manipulé qu'il se révèle maanipulable à merci, et même le premier manipulateur de tous : il se moque de la vérité, pour se conformer à la mentalité de son temps, selon laquelle la vérité tient à la représentation et prime sur les informations contraires que le réel pourrait d'aventure renvoyer par maladresse et inadvertance.&lt;br /&gt;- La surhumanité du héros sportif s'opère sur le terrain exclusif du sensible : plus la positivité se radicalise, plus elle nie les aspects non sensibles du réel pour se rabattre sur le culte du corps. Dans le débat sur la répartition problématique du corps et de l'esprit (voire de l'âme), la représentation du héros sportif tranche avec son réductionnisme coutumier : il n'est de réel que le corps et ce corps prend l'intégralité du champ. Corps magnifié jusqu'à l'excès (les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;bodybuilders&lt;/span&gt;), mais aussi corps remplaçant l'esprit. L'habituelle stupidité prêtée aux sportifs est d'autant plus excusée que chez eux c'est le corps qui pense.&lt;br /&gt;- Comme dans le pacte de Faust, le Surhomme ne devient tel qu'au prix de l'hypothèque de sa vie. Pour accéder à sa dimension de héros bionique, le sportif cède son humanité en échange de ses super pouvoirs et de l'admiration générale. Le Surhomme est un homme qui vend sa vie contre sa transformation fallacieuse, comme Faust vend sa vie éternelle contre la félicité et les plaisirs sensibles. On remarquera la coïncidence entrer la carrière du sportif et la vie de Faust, tandis que l'existence post-sportive correspond à la vie après la mort, cette fameuse vie éternelle selon la tradition chrétienne. De la même manière que Faust vend son âme au diable en hypothéquant sa vie éternelle, le sportif vend son existence contre la promesse de sa carrière. Le diable, cette entité qui divise, est ici la modernité ultralibérale et réductionniste (réel renvoyé au sensible).&lt;br /&gt;- La représentation du sport comme médiatisation du Surhomme est le passage obligé pour instituer un Hyperréel en lieu et place du bon vieux réel. La légitimité du héros sportif n'a de valeur que dans des bornes qui transcendent le réel. Le seul moyen d'y parvenir est encore de décréter que la représentation est devenue le champ intégral du réel. La représentation seule permet la distorsion du réel au profit de l'Hyperréel fantasmatique. Si les mythes de l'Hyperréel et du héros sportif correspondent au fantasme irréalisable de puissance de l'homme faible et promis à la mort, la seule manière de laisser croire que le fantasme s'est réalisé est d'user de la médiation de la représentation. Sans ces fameux médias, dont le nom indique la fonction de dénégation, le réel ne saurait subir la distorsion mensongère de la transsubstantiation qui, à défaut d'advenir en tant qu'ontologique, se contente des oripeaux du cathodique.&lt;br /&gt;- La concordance troublante entre l'importance des médias, la prédominance de l'image cinématographique, la pornographie et le sport de haut niveau tient à la promotion que l'idéologie moderne dominante prétend insuffler : soit la réduction du réel au fini, qui ne pouvait se traduire que par l'assimilation du réel à sa représentation fantasmée. Le réel tel que l'homme aimerait qu'il soit est révélé par cet Hyperréel tout-puissant, où le destin de l'homme accouche du Bonheur et échappe aux lois de la destruction, de la maladie et de la mort (dans la réalité, ce havre de paix ne concerne que les bornes surprotégées de la carrière sportive. Les lois inévitables du réel se signalent avec usure une fois la carrière finie, puisque le héros sportif, en redevenant homme, ne tarde pas à payer le prix fort de son surrégime. Mais l'esprit de l'époque ne veut voir que la vitrine rutilante. Il ignore délibérément la maladie et la mort de ses champions, sauf à en faire des mythes déifiés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-5270178776477803923?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/5270178776477803923/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=5270178776477803923' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/5270178776477803923'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/5270178776477803923'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/05/larrire-vitrine-des-superhros.html' title='L&apos;arrière-vitrine des superhéros'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-4675314685693178349</id><published>2007-05-28T23:26:00.001-07:00</published><updated>2007-05-29T01:07:52.676-07:00</updated><title type='text'>Le lièvre et la torture</title><content type='html'>En assistant à la déferlante ultralibérale dont les slogans envahissent la France, pour le plus grand bonheur des gogos bobos du Loto, il me souvient que, à en croire du moins Wikipédia, "l'étymologie de travail renvoyait au bas latin &lt;span style="font-style:italic;"&gt;tripalium&lt;/span&gt; (VIe siècle) instrument de torture formé de trois pieux. Trois bâtons, deux verticaux et un placé en transversale auquel on attachait les esclaves pour les punir, ou les animaux pour les ferrer ou les soigner. Au XIIe siècle, travail = Tourment, souffrance. Travailler = Tourmenter, souffrir. Il désigne ce qu'endure la femme dans l'enfantement. Le mot travail est aussi associé à Adam et Ève : la pénibilité du travail serait une sorte de condamnation divine pour avoir tenté de goûter au fruit de la connaissance." Si l'étymologie dit vrai, si les privilégiés des sociétés aristocratiques fuyaient le travail (je n'ai pas dit l'effort &lt;span style="font-style:italic;"&gt;noble&lt;/span&gt;...) pour refiler la patate chaude aux malheureux opprimés, esclaves et cerfs en tête, nos sociétés imbues de leur &lt;span style="font-style:italic;"&gt;démocratisme&lt;/span&gt; en sont venues au point de réhabiliter la vertu du travail pour l'homme. Le travail ne serait-il plus une torture à l'ordre du jour, mais la libération tant vantée dont on nous rebat les oreilles à longueur de temps, au point que la propagande parvient à culpabiliser la plupart des citoyens moutonniers et serviles qui s'aventureraient à émettre quelques réserves sur la pertinence des valeurs qu'on leur impose comme d'indiscutables bienfaits? Le paradoxe n'est pas mince affaire : à une époque où jamais le progrès n'a autant permis à la technique de se substituer à l'action humaine pour les tâches ingrates, au point d'engendrer l'abolition de l'esclavage, on serait en droit d'attendre que la diminution du travail hebdomadaire poursuive le rythme qu'elle observe depuis un siècle et demi, pour tourner aux alentours de la vingtaine d'heures - et pas davantage. Peine perdue! L'insigne majorité est sommée de travailler toujours et encore plus depuis dix bonnes années, en un retournement inquiétant de la tendance démocratique. D'où la vraie question : pourquoi travaillerait-on autant? L'humanité aurait-elle à affronter un danger extérieur qui la contraint à l'effort le plus exceptionnel et justifié - au sens où l'on parlait d'effort de guerre par le passé? Que nenni, mon bon prince! L'humanité est sommée de travailler pour enrichir une poignée d'actionnaires multimilliardaires qui crèveraient de s'enrichir en quelques années sur le dos de leurs affidés! C'est dire que le but auquel s'astreint l'humanité aveuglée est absolument vain. En panne de fins effectives et extérieures, l'homme s'en invente de fallacieuses et internes pour justifier de son goût pour la vie. La domination du troupeau par quelques bergers peu scrupuleux a toujours été la marque de fabrique des descendants d'Adam et Eve. Vivre pour se torturer, la morale moderne que l'on nous promet aurait de quoi faire frémir. Le fait qu'elle n'engendre que de timides et sporadiques réactions, vite canalisées par la pensée du devoir de citoyen, en dit long sur l'hédonisme censé diriger nos actions d'Occidentaux rationnels et critiques. Tu parles d'un hédonisme! Hédonisme : terme que les manipulateurs du vingtième siècle forgèrent pour pousser leurs contemporains dans la nasse du travail. Quand je pense qu'on trouve des philosophes, des sociologues ou des psychanalystes, tous intellectuels érudits et patentés, pour nous vendre le mythe du Plaisir et du Bonheur auxquels le travail nous mènerait gaillardement! Le goût pour la torture rejoint ici le totalitarisme explicite tel qu'il se pratique en Chine ou en Inde avec la bonne conscience des pratiques ataviques et immuables. Que l'ultralibéralisme soit un totalitarisme travesti n'est certes pas une surprise. L'aspect remarquable résiderait plutôt dans l'assimilation du plaisir ou de la réalisation de soi à la torture (pratique de tortionnaire totalitaire s'il en est). Il faut que la modernité ait bien dénié la souffrance inscrite dans l'existence pour en arriver à renier sa trame secrète, inscrite dans nos comportements quotidiens. Car il serait oiseux et hypocrite de se voiler la face sur la tartufferie de la modernité : la souffrance est bel et bien inscrite dans notre pain de chaque jour. Si l'on a fabriqué le nihiliste moderne sur le fondement controuvé du Bonheur ayant définitivement remplacé, grâce à la science et la technique, les efforts de l'ancien régime, c'est que la fable et la farce du Bonheur s'intègrent dans une stratégie d'occultation remarquablement perverse (où l'on voit que la perversité est la constante emblématique de l'époque) : le Bonheur n'existe que dans la mesure où il prend la place fantasmatique de la souffrance. Ce n'est pas que la souffrance ait été remplacée par l'adjonction de quelque miracle confinant à la grâce. Le seul moyen d'opérer la transmutation consiste à pratiquer le déni, en faisant croire que l'expérience de la souffrance évoque à présent celle du bonheur. Je souffre? Quel bonheur! Je meurs? C'est que je vis! Rien à redire sur cette technique de forclusion, qui crée des Surhommes à partir de mollassons insipides et dégénérés. Au final, les bénéficiaires de cette gigantesque arnaque sont les idiots utiles qui croient aux vertus de l'opération Vie Propre et, surtout, la poignée de cyniques qui se persuadent que les biens pris en cette vie sont les seuls qui méritent l'attention - et qu'après Moi : le Déluge.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-4675314685693178349?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/4675314685693178349/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=4675314685693178349' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/4675314685693178349'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/4675314685693178349'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/05/en-assistant-la-dferlante-ultralibrale.html' title='Le lièvre et la torture'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-6464041321550447036</id><published>2007-05-28T00:29:00.000-07:00</published><updated>2007-05-28T23:02:10.788-07:00</updated><title type='text'>Le retour d'Emmanuelle</title><content type='html'>Avant de me coucher, je tombe sur le début d'&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Emmanuelle 2&lt;/span&gt;, sur la chaîne câblée NT 1. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Emmanuelle&lt;/span&gt;, l'événement érotique qui laissait espérer dans les années soixante-dix que l'humanité se libérerait en ouvrant sa sexualité aux anciens tabous. Aujourd'hui que l'on prend conscience de l'illusion de ces attentes, ce type de démarche livre de précieux enseignements. Comme je n'ai pas supporté longtemps les fariboles farineuses du scénario, qui n'est que le prétexte pour empiler les scènes voyeuristes et fantasmatiques, je retranscris l'extraordinaire scène inaugurale qui donne du crédit à l'arrivée d'Emmanuelle à Hong-Kong, où elle vient rejoindre son mari après quelques semaines de douloureuse séparation. On s'en doute, tant Emmanuelle que son mari ne se cachent pas de leur libertinage respectif, qu'ils assument parfaitement et réciproquement. Le message à peine subliminal du film consiste à rappeler au spectateur coincé des années soixante-dix que la libération des carcans moralistes qui détruisent le couple consiste à pratiquer et assumer les aventures extra-conjugales. Dans la morale érotico-pornographique, les solutions aux problèmes humains sont simples. Il suffit d'accepter l'inacceptable, de comprendre que le douloureux et la souffrance sont en fait du plaisir mal compris. C'est d'ailleurs l'enseignement que dispense la sus-mentionnée scène initiale (que je ne retranscris que de manière partielle, pour n'en avoir découvert que des miettes). Emmanuelle est dans sa cabine et discute avec une Allemande qui lui avoue, la complicité gagnant son chemin, avoir été &lt;span style="font-style:italic;"&gt;victime&lt;/span&gt; d'un viol en Asie, viol orchestré par trois femmes asiatiques (le cliché colonial accroissant le stéréotype homosexuel). Il est saisissant de constater que l'Allemande évoque ce souvenir comme un plaisir paradoxal et interdit. La confession est accompagnée de rétrospectives langoureuses et vaguement subversives, censées attiser chez le spectateur l'excitation complaisante et complice. On remarquera que le viol est opéré par des femmes, ce qui le rend, dans la représentation, présentable. Une bande de violeurs masculins aurait engendré l'insoutenable et le scandale. Le viol par des lesbiennes évoque plus dans l'imaginaire la douceur féminine. Ainsi présenté, le viol devient une pratique valorisante, qui n'est jamais qu'un moyen d'accroître la puissance de ses fantasmes et de ses plaisirs. Cette banalisation du viol se redouble d'une volonté de le rendre plaisant : plaisir partagé tant par la victime, qui l'avoue d'ailleurs sans ambages, au milieu de ses bagages, que par l'auditrice (Emmanuelle) et le spectateur. L'idéologie ici à l'oeuvre suggère que le plaisir passe par la transgression des interdits. Le viol fait figure de transgression maximale et subliminale. A l'époque, les idéaux (post) soixante-huitards abritaient, comme une poule couve ses oeufs, l'ultralibéralisme et le consumérisme rampants. D'une manière générale, cette idéologie soutient que le plaisir est consubstantiel à la légitimation de la violence. Vous voulez être heureux? Prenez du plaisir à violer, tromper, faire souffrir! Plus exactement : prenez du plaisir à être violé, être trompé, souffrir. Car le plaisir du dominant était établi - celui du dominé demeurait beaucoup plus contestable. Aujourd'hui, les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;porn stars&lt;/span&gt; de gonzos détaillent avec beaucoup de conviction leur plaisir à être dominé(e). Qu'elles ont raison de nous enseigner la Voie vers l'Epanouissement des Corps et des Coeurs! Désormais, grâce à cette idéologie, le Mal devient Bien - et les vaincus des vainqueurs éclatants. L'idéologie érotico-pornographique est comme l'alchimiste transformant le plomb en or : elle transmute le tragique en sublime (dont on sait qu'il n'est jamais éloigné du grotesque, voire de l'abject). Il est certain qu'au final, le message que charrie &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Emmanuelle 2&lt;/span&gt; comme un torrent de boue est la plus perverse des manières de réhabiliter (insidieusement) le régime de la violence comme l'apologie des forts et de l'inégalité foncière. Car le sens sous sa forme &lt;span style="font-style:italic;"&gt;sens dessus dessous&lt;/span&gt; atteint ici son apogée (traduction critique : sa décadence) : le fait de faire croire que la souffrance peut se commuer en plaisir est le plus sûr moyen de réhabiliter le droit du plus fort aux détriments des faibles. Dans ce système pervers, où le viol est un plaisir, où la violence est une aimable bluette (une &lt;span style="font-style:italic;"&gt;partie de plaisir&lt;/span&gt;?), le plus fort a d'autant plus de légitimité à prendre son plaisir totalitaire que la victime éprouve du plaisir à être dominée. Au passage, aucun détail n'est laissé au hasard. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Emmanuelle 2&lt;/span&gt; se déroule dans une colonie sous administration anglaise et ne manque pas d'acquiescer aux valeurs du colonialisme explicite, les Chinois et Asiatiques s'avérant au service des Anglais et Européens, y compris et surtout pour leurs bons plaisirs. Les soixante-huitards inconséquents et leurs affidés qui percevaient la pornographie (aujourd'hui conçue, après la surenchère prévisible, comme vaguement érotique) comme le résultat de leurs revendications libertaires ne manqueront pas de trouver leur juste compte : selon cet ordre de représentations, tout le monde sort gagnant de la grande loterie de la sexualité et de la vie, en premier lieu et &lt;span style="font-style:italic;"&gt;a fortiori&lt;/span&gt; les perdants. Allons jusqu'au bout du raisonnement : ce sont les perdants qui deviennent les plus gagnants parmi les gagnants. Inutile d'insister sur le caractère illusoire de ce type de discours et sur le fait que l'idéalisation de la représentation n'engendre nullement sa réalisation. C'est même l'inverse qui se produit. Le réel se charge de rappeler que dans l'ordre du réel, la banalisation &lt;span style="font-style:italic;"&gt;théorique&lt;/span&gt; de la violence favorise avec usure ses applications &lt;span style="font-style:italic;"&gt;pratiques&lt;/span&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-6464041321550447036?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/6464041321550447036/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=6464041321550447036' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/6464041321550447036'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/6464041321550447036'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/05/le-retour-demmanuelle.html' title='Le retour d&apos;Emmanuelle'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-2144254691639406383</id><published>2007-05-27T13:22:00.000-07:00</published><updated>2007-05-28T23:04:02.814-07:00</updated><title type='text'>Transporn</title><content type='html'>Si la sexualité humaine se libérait de ses préjugés ataviques, le porno serait un genre mineur, qui ne recueillerait les faveurs que de quelques pervers et de quelques ados en mal de transgression et d'interdits. Trouver intéressante la représentation outrée et purement mimétique d'échanges sexuels hyperréalistes est, si l'on accepte d'y songer avec un minimum de distance, aussi stupéfiant qu'inquiétant. Vu le succès de masse que le porno remporte, au point que les acteurs porno sont considérés comme les héros transgressifs de la modernité, c'est que le porno occupe la place de révélateur et de solution impossible au malaise de la sexualité. Un Tropico, Rocco? Malaise de la civilisation : malaise de la sexualité aussi, tant il est vrai que l'un est le miroir de l'autre, dans un jeu d'échanges complexes et indéfinis. Le porno occupe la place du sexologue, sauf qu'il ne vient pas résoudre des problèmes physiologiques ou psychiques, mais qu'il acquiert son statut du fait de la crise que traverse le statut de la sexualité. Il est ironique que ce soit la pornographie qui se trouve désignée pour dénouer la crise, un peu comme si l'on attendait d'un dictateur qu'il améliore les carences de la démocratie. Précisément, le porno est la stratégie la moins pertinente pour espérer dénouer la crise de la sexualité. C'est même la garantie que les maux s'accroîtront, puisque le but du porno est la quête effrénée du profit. La crise de la sexualité est une crise d'identité. Identité politique, identité ontologique. L'homme ignore où il va. Le sexe manque de fins. Comme l'homme, le sexe a substitué aux fins les moyens. Jadis, le sexe avait valeur essentielle de procréation. Aujourd'hui, il tendrait plutôt vers le plaisir : plaisir du rapport &lt;span style="font-style:italic;"&gt;stricto sensu&lt;/span&gt;, plaisir de l'enfant-roi comme réduplication seconde et égocentrique. Oublieux des raisons et des fins de sa présence en son monde, l'homme a substitué au sens les sens. Dans le cadre d'une vision d'ensemble de l'humanité, la sexualité retrouverait son sens - et l'intérêt du porno deviendrait marginal, passager et vaguement ridicule.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-2144254691639406383?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/2144254691639406383/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=2144254691639406383' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2144254691639406383'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/2144254691639406383'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/05/transporn.html' title='Transporn'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-7868432152017358805</id><published>2007-05-27T01:20:00.000-07:00</published><updated>2007-06-03T01:00:52.559-07:00</updated><title type='text'>L'ennemi intérieur</title><content type='html'>L'affaire est entendue. Quelques islamistes jusqu'au-boutistes menacent physiquement l'intégrité des bons citoyens démocratiques. Le discours &lt;span style="font-style:italic;"&gt;occidentaliste&lt;/span&gt; voudrait nous laisser croire que la menace viendrait d'Orient et tendrait à détruire le bon Occident démocrate, pacifique et rationnel. Le totalitarisme théocratique serait à ce point le poison délétère que le prochain danger du vingt et unième siècle se réduirait à cette opposition de l'Occident salvateur et héroïque contre l'islamisme rampant. Bien entendu, l'islamisme est une pensée souvent monstrueuse, fanatique et aveugle, sectaire et excessive, hystérique et destructrice. Mais l'islamisme est l'enfant façon Frankenstein de la face sombre occidentale. C'est l'esclavagisme, le colonialisme, le néocolonialisme qui désespèrent le monde, les déshérités d'un système d'autant plus injuste qu'il se travestit sous les oripeaux de la démocratie et des Droits Universels de l'Homme, au point que le système finit par se retourner contre son propre fonctionnement, à l'instar des maladie auto-immunes - ou de la créature contre son créateur. Nul besoin d'escompter sur une hypothétique révolte des robots pour considérer la spectacle navrant de l'ultralibéralisme comme enfant monstrueux de l'impérialisme occidental. L'islamisme est le révélateur de la mentalité qui finit par s'emparer des opprimés quand ils se rendent compte que leur sort ne sera pris en compte qu'avec leur entrée dans la violence et la sauvagerie. L'ennemi de la démocratie ne se situe pas &lt;span style="font-style:italic;"&gt;en premier lieu&lt;/span&gt; chez les islamistes, aussi grotesques soient-ils. L'islamisme peut se rapprocher par maints aspects des pires formes de totalitarisme, le monde musulman est un empire fantasmatique, une puissance fantomatique. La vraie puissance est occidentale. C'est aussi la seule puissance actuelle, une puissance si hégémonique qu'elle en vient à désigner ses ennemis extérieurs et inconsistants, une puissance qui aide d'une main et détruit des autres (innombrables). Le système de la démocratie occidentale n'est pas valable pour l'ensemble de l'humanité - mensonge originel et explication des tristes conséquences. Il n'est valable, et ô combien, que pour un cinquième - et encore. Le système démocratique avait trouvé un ennemi tout trouvé avec le communisme russe et international. Aujourd'hui qu'il n'a plus d'ennemi, qu'il se retrouve confronté à sa propre image et sa propre menace, l'Occident cherche à s'inventer un ennemi pour donner un sens à sa position et à ses valeurs. Quel est le totalitarisme le plus terrifiant? Celui qui avance sous le masque de la démocratie. Le plus grand ennemi de la démocratie n'est autre que l'Occident. Bien entendu, il s'attaque à des extrémistes grotesques, à qui il accorde une importance disproportionnée, pour mieux cacher que ces idéologies ne sont que des projections de l'ombre de l'Occident. L'Occident projette sur l'islamisme sa face sombre et inavouable. La lucidité ne revient pas à dédouaner les islamistes de leur sauvagerie &lt;span style="font-style:italic;"&gt;inhumaine&lt;/span&gt;. Elle consiste à comprendre que les critiques clairvoyantes que les intellectuels occidentalistes dressent contre l'islamisme ne permettent pas d'y opposer le rempart de la démocratie occidentale. C'est ce qu'une certaine propagande pro-libérale aimerait laisser croire. La vérité est plus terrible : l'idéologie dominante n'est autre que celle qui se présente comme une anti-idéologie, un anti-totalitarisme, une anti-sauvagerie. Comment se comporte l'Occident à l'heure actuelle? Il suffit de constater les traits prêtés à la marionnette Ben Laden pour découvrir que le manipulateur est aussi un redoutable destructeur, qui, si on le laissait agir et s'agiter, finirait par avoir notre peau.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-7868432152017358805?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/7868432152017358805/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=7868432152017358805' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7868432152017358805'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/7868432152017358805'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/05/lennemi-intrieur.html' title='L&apos;ennemi intérieur'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06573463984324076647</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-491103385076599606.post-8736974188646643362</id><published>2007-05-26T06:13:00.000-07:00</published><updated>2007-05-27T13:12:00.918-07:00</updated><title type='text'>L'emprise du sens</title><content type='html'>Une des caractéristiques les plus remarquables du porno tient dans l'extraordinaire répétition des scénarios qu'il induit. Alors que les mauvais films se signalent par leur approche superficielle du réel, le porno ne court aucun risque, pour se limiter à des éructations plus ou moins aiguës en fonction de l'identité sexuelle. Les mâles sont censés produire les borborygmes les plus rauques; les femmes se signalent par leurs couinements stridents. Dans les deux cas, l'absence de sens pourrait à la rigueur exprimer la disjonction entre le plaisir (sexuel) et le sens. Il est remarquable que &lt;span style="font-style:italic;"&gt;les sens&lt;/span&gt; désignent, dans un raccourci saisissant, le plaisir sexuel. Le titre d'un film-culte, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;L'Empire des sens&lt;/span&gt;, évoque mieux le  plaisir que tous les racolages du monde. Les sens transcendent le sens. L'expression du plaisir est au-dessus des mots. Raison pour laquelle la distinction métaphysique essence/existence n'est pertinente que dans un schéma où le sens peut déchiffrer le réel. Le porno n'exprime aucun sens puisque le vieux dualisme y est remplacé par l'occultation de l'idéal au profit de l'hyperréalisme. L'absence de sens aurait pu engendrer le recours à la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;métonymie&lt;/span&gt; : ligne esthétique vers laquelle la tradition s'est logiquement tournée, consistant à exprimer les implications du sexe dans la vie ordinaire. L'absence a été comblée par la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;tautologie&lt;/span&gt; : soit le remplacement du sensible par la représentation outrée. Rien à redire : il n'y a rien à dire du sexe. Soit son usage mène à la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;reproduction&lt;/span&gt;, c'est-à-dire à la création ontologique, à ce mystère du devenir qui tient aussi dans sa nécessité implacable. Soit son recours conduit à la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;destruction&lt;/span&gt;, qui revient, on le notera, au cheminement inverse, mais aussi au dessein complémentaire de la reproduction. Pour le dire d'un mot, les sens renvoient soit à l'essence, qui est aussi la limite et le mystère du sens, soit à l'essence, liquide hautement inflammable et périlleux, dont l'embrasement conduit aux ravages et à la transformation. Le porno a choisi cette seconde option, qui est aussi une redoutable voie de garage. Le refus du sens mène au nihilisme intégral et à la violence intégrale, quand son acceptation pose son problème ontologique, mais permet à l'homme de se mouvoir avec dignité dans ce grand environnement dont il ne sait rien et qui lui sert d'habitacle provisoire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/491103385076599606-8736974188646643362?l=autourdureel2.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://autourdureel2.blogspot.com/feeds/8736974188646643362/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=491103385076599606&amp;postID=8736974188646643362' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8736974188646643362'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/491103385076599606/posts/default/8736974188646643362'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://autourdureel2.blogspot.com/2007/05/lemprise-du-sens.html' title='L&apos;emprise du sens'/><author><name>Koffi Cadjehoun</name><uri>http://www.blogger.com/profile/065734639843240766
